Bien choisir ses jeux éducatifs en 3 étapes faciles

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Dans un billet précédent, je vous parlais du fait que je sois plus portée vers les jeux classiques que vers les jeux dits éducatifs. À la suite de ce billet, certaines personnes m’ont posé des questions et se demandaient si j’étais contre les jeux éducatifs. PAS DU TOUT !!!

En fait, après mûre réflexion, j’ai constaté que j’étais pour tout ce qui peut contribuer à l’apprentissage des enfants. Si vous suivez mes stories Instagram, vous avez peut-être vu passer mon opinion sur ce qu’est un jeu éducatif.

Si vous ne l’avez pas vu, en gros, je considère que tout matériel (jeu ou jouet) peut être éducatif à condition que l’enfant soit impliqué dans le jeu. En fait, je le distingue du jeu pédagogique qui, pour sa part, a un objectif d’apprentissage bien précis (p.ex. apprendre les lettres).

Dernièrement, on dirait que le mot « éducatif » a la cote. Plusieurs jeux sortent sur le marché et sont dits « éducatifs ». Ça devient donc très difficile pour un parent de choisir parmi tous ces jeux, celui (ou ceux) qui conviendront le mieux (lire ici, qui plairont aux enfants et perdureront dans le temps).

J’ai donc pensé vous dresser une liste de quelques questions à vous poser pour vous aider dans votre sélection de jeux.

Est-ce que le jeu correspond à l'âge, mais surtout aux intérêts de l'enfant ?

Il est essentiel de tenir compte de l’âge de l’enfant oui, mais surtout de sa phase d’apprentissage et de ses intérêts. En fait, si vous n’aviez qu’un seul critère à retenir pour que votre enfant veuille jouer et manipuler ses jeux, ce serait ses goûts et intérêts. Le plaisir est le critère numéro un à tout jeu. Vous aurez beau avoir acheté le jeu le plus enrichissant du monde, si votre enfant ne l’aime pas, il n’y jouera juste pas…

Si vous achetez un jeu correspondant à l’âge et au niveau de l’enfant, assurez-vous de respecter ses intérêts. D’autant plus que maintenant, avec la variété de jeux disponibles, on y trouve bien souvent notre compte (p.ex. on peut maintenant trouver des blocs de construction pour tous les goûts).

Outre les intérêts, il faut considérer le niveau du jeu par rapport à celui de l’enfant. Je sais que la plupart, voire tous les jeux, indiquent l’âge auquel ils s’adressent, mais comme je l’ai déjà mentionné, l’âge n’est pas toujours le meilleur indicateur.

Tout d’abord, les jeux indiquent souvent une tranche d’âge plus large que ce qu’ils couvrent réellement… question marketing tout simplement. Ensuite, chaque enfant évolue selon un rythme qui lui est propre. Ainsi, ce n’est pas parce que votre enfant a 5 ans qu’il va forcément s’y plaire avec un jeu qui s’adresse aux 4-5 ans par exemple.

Il est important que le jeu représente un défi réalisable, et ce, peu importe que la tranche d’âge du jeu choisi corresponde ou non à l’âge de votre enfant. Un jeu trop complexe (même si supposément adapté en âge) peut être frustrant pour l’enfant et il risque de se tanner et de se décourager.

D’autant plus que souvent, les jeunes aiment pouvoir gagner et sentir qu’ils ont un certain contrôle dans le jeu, et c’est légitime (Attention! Je ne dis pas qu’il faille toujours les laisser gagner! Loin de là… mais toujours perdre c’est « plate » aussi).

Est-ce que le jeu favorise la créativité de l'enfant à travers son implication ?

Le jeu choisi doit être facile à utiliser : pas trop de consignes, pas trop de morceaux nécessitant un assemblage (ici, je le dis plus pour vous chers parents et intervenants, car les enfants s’impatientent souvent quand le jeu prend trop de temps à monter et le risque de perdre des pièces est plus grand).

Autrement dit, le jeu doit être suffisamment simple à utiliser pour donner à l’enfant le goût d’y jouer par lui-même ou avec ses pairs, et ce, dans différents contextes. Je reviens encore au fait que, si l’enfant n’y joue pas, le jeu ne sera pas éducatif point.

Mon conseil, lorsque vous vous trouvez devant l’étalage de jeux et jouets, demandez-vous si votre enfant a des jeux semblables à la maison et s’il les utilise ou non. S’il les utilise, demandez-vous comment il les utilise : est-ce qu’il ne fait que jouer avec les pièces, est-ce qu’il y joue seul, est-ce qu’il n’y joue que quand vous le lui proposez, etc.

Finalement, si vous jugez que le jeu que vous vous apprêtez à acheter sera un « plus » et contribuera positivement à l’apprentissage et au développement de votre enfant, essayez de voir quelles sont ses options et de quelles façons est-ce que votre enfant pourrait l’utiliser.

Est-ce que le jeu peut être utilisé de différentes façons ?

Cette question fait suite à la précédente. Si vous arrivez facilement à voir suffisamment de différentes façons dont le jeu peut être utilisé, c’est bon signe.

Je ne vous apprends rien en vous disant que les enfants aiment non seulement la nouveauté, mais également la variété. Ils se tanneront rapidement d’un jeu qui ne présente que peu d’options. Un jeu où ils peuvent jouer avec la planche, mais récupérer les personnages pour jouer de façon symbolique ou encore combiner à un autre jeu aura plus de valeur et d’intérêt à leurs yeux.

Une autre façon de voir si votre enfant peut jouer de différentes façons avec un même jeu est de voir si celui-ci présente un niveau de difficulté croissant. Autrement dit, demandez-vous si le jeu peut être facilement adapté pour conserver l’intérêt de l’enfant tout en l’amenant à progresser et en représentant un certain défi.

Le but de tout ça, c’est de vous assurer que ce jeu pourra être utilisé de diverses façons, mais surtout avec la plupart de vos enfants (surtout s’ils n’ont pas tous le même âge). C’est la meilleure façon de rentabiliser votre achat en fait.

 

S’il y a une chose à retenir de toutes ces considérations, c’est que l’important pour vos enfants, est qu’ils puissent apprendre dans le plaisir, avec vous ou par lui-même. Le mieux reste encore et toujours de varier les jeux et les activités (jouer dehors, jouer avec d’autres enfants, jouer seul, jouer avec l’adulte, lire une histoire, faire des constructions, faire du bricolage, jouer à un jeu de table, etc.)

8 considérations à prendre pour une rencontre à distance efficace

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Pour profiter au maximum d’une thérapie à distance, il est primordial de tenir compte de divers éléments. Si vous n’êtes pas bien organisé, vous risquez de vous fâcher plus souvent qu’autrement lors de la rencontre et de ne pas en profiter pleinement. Alors sans plus tarder, voici à quoi vous devez penser avant votre rencontre virtuelle en orthophonie.

1) Ayez une webcam

La plupart des ordinateurs de table et portables récents sont munis d’une webcam. Toutefois, si ce n’est pas votre cas, il est important de vous en procurer une. Vous pouvez facilement vous la procurer en ligne à un coût abordable ou dans une boutique d’électronique près de chez vous.

Évidemment, ce n’est pas tout d’avoir une webcam. Encore faut-il s’assurer qu’elle fonctionne bien. Je vous suggère donc, avant votre rencontre, de vous connecter d’avance et de faire des tests de caméra pour vous assurer qu’elle fonctionne.

2) N’utilisez pas votre téléphone intelligent

À moins que l’écran de votre téléphone ne soit aussi grand que celui d’un ordinateur, ce dont je doute, passer la rencontre sur votre téléphone intelligent n’est pas ce qu’il y a de plus efficace. Premièrement, vous vous trouverez sûrement dans l’obligation d’avoir à tenir votre téléphone durant toute la rencontre (hello les bras morts après 15 minutes) et de bouger, ce qui ne sera pas très agréable pour l’orthophoniste de l’autre côté de l’écran. 

Aussi, à moins d’avoir des yeux bioniques, vous trouverez pas mal ardu de lire les documents ou de regarder les indications que l’orthophoniste vous partagera avec la fonction de partage d’écran. 

Finalement, bien que les cellulaires sont de plus en plus pratiques et techno, il n’en reste pas moins que l’ordinateur vous permet d’accomplir plus de fonctions encore pour le moment. Je vous suggère donc de privilégier l’ordinateur et en second choix la tablette électronique si celle-ci est relativement grosse. 

3) Le casque d’écoute avec micro : un must!

Je le recommande SURTOUT pour les enfants qui ont de la difficulté à se concentrer. Si l’environnement à la maison est le moindrement bruyant et distrayant, le casque d’écoute est alors un outil indispensable qui permet au jeune d’entrer dans sa bulle. 

De plus, je trouve que ça fait un meilleur son pour le jeune et pour moi aussi. J’aime comparer le fait de mettre ses écouteurs ou son casque d’écoute au fait de fermer la porte de la salle de thérapie pour faire fie des distracteurs externes.

Pas besoin de dépenser une fortune. De simples petits écouteurs à iPod par exemple suffisent (assurez-vous qu’il y a un micro intégré). 

4) Ayez un clavier

Il va de soi que si vous êtes sur un ordinateur, vous aurez un clavier. Par contre, si vous faites la rencontre à partir de votre tablette, cela n’est pas toujours le cas. Le clavier sur l’écran n’est pas optimal pour une rencontre avec l’orthophoniste notamment en raison de la position non ergonomique de celui-ci par rapport à la caméra de l’écran.

Ainsi, si vous utilisez votre tablette, je vous suggère de vous procurer un clavier bluetooth que vous pourrez connecter à celle-ci et qui agira comme un clavier d’ordinateur. Votre écran sera également plus libre puisque le clavier ne sera pas affiché directement sur celle-ci. 

De plus, pour les jeunes qui apprivoisent le clavier d’ordinateur, j’aime qu’ils puissent déjà avoir accès à la sensation des touches pour augmenter leur fluidité de frappe.

5) Vérifiez que vous disposez de suffisamment de bande passante

La bande passante c’est la quantité de données que l’on consomme lorsqu’on est sur Internet. Que ce soit lorsqu’on écoute une série sur Netflix, des vidéos sur Youtube, lorsqu’on télécharge une pièce jointe d’un courriel ou encore qu’on navigue sur un site web, toutes ces actions requièrent des données. 

Pour ceux qui ont un forfait internet comprenant des données illimitées, une rencontre à distance ne pose pas problème. Par contre, si vous disposez d’un nombre de données précis dans votre forfait internet, il est important de vérifier que vous ne dépasserez pas ce nombre. Autrement, vous vous retrouverez avec des frais supplémentaires qui peuvent être parfois assez exorbitants. Il existe différentes façons de vous assurer que vous n’excédez pas la consommation limite, mais comme ce n’est pas vraiment ma tasse de thé, je vous suggère de contacter votre fournisseur pour vous assurer que tout est correct. 

Un truc simple pour optimiser la bande passante : pendant votre rencontre en orthophonie, assurez-vous que personne n’utilise Internet en regardant des vidéos en même temps par exemple.

6) Adaptez votre environnement

Ce n’est pas parce que la rencontre se fait à partir de votre maison qu’il faut négliger l’espace où vous vous trouvez. L’environnement joue un rôle important sur la réussite d’un suivi à distance. Assurez-vous d’installer l’enfant dans un endroit calme où il n’y aura pas trop de distracteurs (p.ex. dans le bureau). Installez-le confortablement pour qu’il puisse bien voir à l’écran et avoir accès au clavier et à la souris de l’ordinateur.

Dans certains cas, il n’est pas possible de laisser le jeune sans surveillance durant la rencontre. Les parents l’installeront donc à la table de la cuisine par exemple. Si vous choisissez cette option, assurez-vous de ne pas faire trop de bruit à l’arrière et que les frères et soeurs sont dans une autre pièce. C’est dérangeant à la fois pour l’enfant et pour l’orthophoniste. 

P.S. N’oubliez pas de mettre votre cellulaire en mode silencieux pour éviter qu’il ne vous dérange (vous ou votre enfant) durant votre rencontre.

7) Préparez du matériel à portée de main

Par matériel, j’entends papiers et crayons principalement. Il se peut que l’orthophoniste vous demande d’écrire ou de prendre des notes. Pour éviter de perdre du temps de rencontre, assurez-vous de tout avoir à portée de main. Il en est de même pour votre agenda/cellulaire qui vous sera fort utile au moment de planifier le prochain rendez-vous.

Pour le jeune, je suggère qu’il ait accès sensiblement aux mêmes outils que lorsqu’il fait ses devoirs (papier, crayons, effaces, surligneurs, aide-mémoire, etc.). J’aime suggérer au parents de faire un « kit devoirs » à la maison et de tout classer ces éléments dans une boite à laquelle l’enfant aura accès. Il n’a qu’à prendre sa boite et saura que tout y est. Ainsi, il sera d’autant plus disposé à se concentrer à 100% lors de sa séance d’orthophonie.

8) Arrivez à l’avance

Ce n’est pas parce que la rencontre se fait en ligne et que vous n’avez pas à quitter votre maison qu’il faut être dernière minute. Je suggère toujours de vous préparer environ 10 à 15 minutes avant l’heure prévue de votre rencontre. Ainsi, cela vous permettra de vous assurer que tout fonctionne et, dans un cas où vous rencontriez une problématique technique, vous auriez un peu plus de temps pour régler le tout.

Voyez cela un peu comme si vous vous présentiez dans une salle d’attente virtuelle. Connectez-vous d’avance et l’orthophoniste « viendra vous chercher » en vous appelant. 

Il est important de savoir que tout retard est considéré de la même façon pour un rendez-vous à distance qu’en clinique. Autrement dit, les minutes pour lesquelles vous n’êtes pas présent sont perdues et ne seront pas reprises à la fin de la rencontre bien qu’elles sont facturées. De plus, une absence non justifiée compte également comme un rendez-vous manqué et des frais d’annulation peuvent s’appliquer. Je vous suggère de discuter avec votre orthophoniste au début afin de connaitre ses politiques d’annulation et de retard. Pour ma part, je considère un retard causé par un bris technique au même titre qu’un retard en clinique qui serait causé par la circulation le temps de rencontre se verra écourté mais tout de même facturé.

Après avoir lu toutes ces considérations à prendre, il est possible de constater que, même si un suivi à distance peut nous simplifier grandement la vie, il est important de se rappeler qu’il s’agit tout de même d’une rencontre d’intervention en orthophonie. Conséquemment, vaut mieux arriver bien préparé pour en profiter amplement.

Avez-vous déjà pensÉ utiliser le coin-coin pour apprendre?

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Je suis ce genre d'orthophoniste qui cherche toujours l'aspect pratico-pratique dans le théorique. J'ai besoin de comprendre à quoi sert un concept, mais j'ai surtout besoin de comprendre comment il pourrait servir à mes clients au quotidien. Je trouve que l'impact est beaucoup plus puissant quand les jeunes réalisent que non seulement X concept fait du sens, mais aussi qu'il leur est vraiment utile au quotidien.

Dernièrement, il m'est arrivé plus souvent qu'autrement d'arriver en rencontre et de changer totalement mes plans pour partir de ce dont mon client me parlait et j'ai vu la puissance de cette action. Ces thérapies « improvisées » se sont d'ailleurs avérées être nos préférées à moi et à mes clients, car je suis vraiment leurs intérêts à ce moment et ils peuvent comprendre plus aisément en quoi toutes les stratégies qu'on travaille ensemble ne sont pas « que du vent ».

L'autre jour, j'étais en rencontre avec un client à distance. Dès les premières minutes, il était tout fier de me montrer qu'il savait maintenant faire un « coin-coin » (ou cocotte pour les Français) en origami. Il en avait une collection d'ailleurs. Ça m'a donc tout de suite donné une idée. J'ai laissé tomber mon « planning » de la rencontre et ai proposé à mon client de faire un coin-coin spécial orthophonie. Il était tellement enthousiaste à l'idée de faire un autre coin-coin qu'il s'est empressé d'embarquer dans l'activité. 

Fabrication du coin-coin :

1) Ciblez des règles ou des concepts que vous voulez travailler avec l'enfant. Ici, j'avais ciblé des règles orthophoniques qu'on avait travaillées précédemment et que je voulais consolider.

2) Une fois que vous avez ciblé ces règles/concepts, inscrivez-les à l'intérieur du coin-coin. Ce sera la question finale à poser. Demandez à l'enfant de vous donner la réponse à inscrire juste dessous (de mon côté, j'ai laissé mon jeune faire son propre coin-coin et j'ai fait le mien en parallèle. Je vous explique plus loin pourquoi j'aime cette option d'avoir chacun son coin-coin).

3) Sur la face pliée à l'intérieur, choisissez des mots de vocabulaire qui sont reliés aux règles inscrites. En les écrivant, cela permettra à l'enfant d'appliquer les règles que vous venez juste de réviser. 

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4) Sur les faces extérieures, vous pouvez écrire d'autres mots si ça vous dit. Pour ma part, j'ai écrit la phrase : « Donne-moi un mot à épeler ». Cela laisse à l'autre joueur le plein choix du mot que l'autre pourra épeler (ce qui est génial si on veut en profiter pour faire travailler les mots de vocabulaire de la semaine... Je dis ça juste comme ça).

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Et voilà, votre coin-coin est maintenant prêt à être utilisé! 

Pour jouer :

Il y a, selon moi, autant de façon de jouer avec le coin-coin qu'il y a de sortes de coin-coins à faire. Ici, j'ai décidé d'utiliser le coin-coin pour qu'on puisse vraiment travailler les règles qu'il contenait. Ainsi, mon jeune devait épeler le mot que je lui donnais (en lien avec une des règles inscrites à l'intérieur), puis ensuite épeler le mot que je choisissais parmi les mots inscrits dans le coin-coin. Finalement, il reprenait un peu le « pouvoir » en me posant la question finale en lien avec une règle et à laquelle je devais répondre.

Comme nous avions chacun notre coin-coin, on pouvait jouer chacun notre tour. J'aime cette idée, ce qui permet d'inverser les rôles et de ne pas toujours avoir à donner le même type de réponse. 

Ici, j'ai utilisé le coin-coin comme moyen de travailler des règles orthographiques vues dans le cadre d'un suivi en orthophonie, mais il y a vraiment une foule de façons de l'utiliser :

  • Pour les mots de vocabulaire qui sont plus difficiles à retenir ;
  • Pour les conjugaisons ;
  • Pour des devinettes ;
  • Pour inventer une histoire ;
  • Pour travailler les calculs mentaux.

Bref, vous pouvez vraiment l'adapter selon les besoins de votre enfant. D'ailleurs, ce que j'aime particulièrement de ce type de jeu, c'est que, bien qu'on n'y jouerait pas une journée de temps, on a toujours bien du plaisir à jouer quelques coups, ce qui fait en sorte que la rétention de l'information est d'autant meilleure. Le jeune prend plaisir à le faire et y est exposé à plusieurs reprises en plus d'avoir un modèle exact que ce soit avec les réponses de l'adulte ou par ce qui est écrit dans son coin-coin.

Sur cette suggestion, je vous souhaite de mots moments d'origami et d'apprentissage par le jeu.

 

 

4 applications iPad franco pour travailler la lecture et l'écriture

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Lorsque j'apprends, j'aime varier le contexte d'apprentissage, le médium d'apprentissage et le contenu de ce que j'apprends. Ça me garde motivée et j'ai l'impression de mieux retenir la matière. J'ai constaté que c'est la même chose avec les jeunes que je vois dans mon bureau. Ils aiment « changer le mal de place » comme on dit en bon québécois. Et plus je varie mes activités, plus ils apprécient et meilleure est leur capacité de rétention de l'information.

Un des éléments que les parents (et les jeunes) me disent trouver difficile sont les leçons! Ah les leçons! J'ai beau avoir fait partie de ces privilégiés qui aiment l'école et qui n'ont pas de difficultés à se conformer aux système et à réussir, reste que moi aussi je les trouvais donc lourdes ces périodes de leçons. J'imagine donc assez facilement à quel point ça peut être pénible pour un enfant éprouvant des difficultés à l'école de devoir en plus se concentrer à la maison pour apprendre et réviser la matière... et plus particulièrement les mots de vocabulaire.

Je pense que l'une des façons les plus ennuyeuses (et parmi les moins efficaces) pour apprendre l'orthographe des mots consiste à les épeler à voix haute. J'aime donc souvent proposer aux parents diverses alternatives pour travailler les mots de vocabulaire avec les jeunes à la maison. Parmi ces alternatives, on trouve le iPad! Oui oui, pour moi, le iPad est un super outil, si bien utilisé. Par contre, c'est tellement facile de se perdre parmi toutes les applications proposées et c'est encore plus difficile d'en trouver en français. 

J'ai donc décidé de vous lister ici mes 8 applications préférées pour travailler l'orthographe et les mots de vocabulaire sur le iPad.

*Comme cet article est passablement long, je vous l'ai séparé en deux parties. La partie 2 sera dévoilée la semaine prochaine.*

1) Lecture flash

Probablement l'application que j'utilise le plus souvent, lecture flash permet surtout de travailler la lecture. Grâce à cette application, vous pouvez créer d'avance des listes de mots et l'enfant peut ensuite les faire défiler comme un diaporama. Vous pouvez ajuster le temps entre les mots, ce qui permet à l'enfant de d'abord lire le mot, puis de l'écrire par exemple. 

  • Ce que j'aime : non seulement on peut inscrire les mots de notre choix (par exemple on fait une liste pour les mots difficiles à retenir par notre enfant), mais on a également accès à une liste exhaustive de mots qu'on peut trouver à partir de critères qu'on inscrit simplement dans la barre de recherche (p.ex. les mots finissant par -eau), ce qui permet d'enrichir le vocabulaire de l'enfant et de travailler de manière plus approfondie des règles d'orthographe lexicale qui sont moins bien maitrisées. 
  • Ce que j'aime moins : il n'y a pas d'option « dictée » où les mots pourraient être lus à voix haute par l'application. L'enfant doit d'abord les lire pour ensuite les écrire. Cette application venant de la France, les mots sont classés selon le système scolaire de France donc il faut connaitre les équivalences de niveaux scolaires avec le Québec.

2) J'accorde

Je n'utilise pas beaucoup cette application dans mes thérapies, mais je la suggère souvent aux parents. L'application J'accorde (vous l'aurez deviné) concerne les accords grammaticaux, mais plus précisément l'accord du participe passé, des classes de mots et les homophones. 

  • Ce que j'aime : l'application est très facile à comprendre. Les directives sont claires et on est même guidés pendant qu'on la découvre. On y présente les règles de façon claire et simple, il est possible de faire des exercices et de suivre sa courbe de progression. C'est une belle application pour que les jeunes développent leur autonomie dans leurs apprentissages. 
  • Ce que j'aime moins : il y a souvent un pop-up qui apparaît pour nous inviter à créer un profil, mais on n'est pas obligé de le faire. Cela demande quand même un certain encadrement de la part de l'adulte, car il est facile de se perdre dans les différentes options.

*Disponible aussi sur Android et Google Play.

3) Magie des mots

Cette application est mon application hybride par excellence : je l'utilise autant en thérapie que je la conseille aux parents de mes clients pour les leçons à la maison. Cette application est vraiment axée sur l'orthographe et permet à l'enfant de réviser ses mots de différentes façons, soit en recopiant, avec une dictée, en replaçant les lettres dans l'ordre ou en écrivant tout simplement le mot à partir d'un clavier de lettres.

  • Ce que j'aime : j'aime particulièrement l'option dictée qui permet de laisser l'enfant travailler ses mots de façon autonome. On peut choisir parmi les listes proposées ou créer nos propres listes à partir des mots de vocabulaire à apprendre. J'aime aussi beaucoup le fait que les consignes soient dictées, ce qui est souvent facilitant notamment pour les enfants qui ont des difficultés de lecture et d'écriture. On peut avoir l'option des lettres majuscules et minuscules.
  • Ce que j'aime moins : en fait, je ne sais pas ce que j'aime moins...

4) Bloc-notes

Bloc-Notes est une application toute simple qui permet d'écrire sur la tablette comme lorsqu'on écrit avec un crayon. Les enfants (et moi-même) l'aiment particulièrement parce que cela leur permet de « changer le mal de place ». 

  • Ce que j'aime : on peut s'amuser à écrire de différentes couleurs, changer la grosseur du crayon. On peut changer la page tout simplement si on change de leçon, ce qui permet de facilement revenir en arrière si on veut revenir sur un concept expliqué plus tôt. Ça peut être un super outil de renforcement pour s'amuser en fin de devoirs tout en continuant à apprendre (super génial pour pratiquer les mots d'orthographe ; je dis ça juste comme ça hi hi). Ça permet de travailler tout de même avec la prise du crayon si vous avez un crayon spécialement conçu pour la tablette (je vous conseille un petit crayon tactile que vous pouvez vous procurer au coût d'environ 10$). 
  • Ce que j'aime moins : c'est plus difficile de garder le contrôle de la tablette et les jeunes peuvent être portés à dessiner et à s'amuser à écrire des mots autres que ceux qu'on veut travailler.

C'est ce qui fait le tour de mes applications préférées. J'en ai toutefois encore plein d'autres en banque qui permettent de travailler différentes habiletés sur le plan langagier. Ça vous intéresse que je vous en partage d'autres? N'hésitez pas à m'en faire part!

De mon côté, j'aimerais bien savoir quelles sont vos applications coup de coeur à la maison?

 

4 façons d'utiliser le langage pour favoriser ses relations sociales

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Une des composantes du langage qu'on ne considère pratiquement jamais et qui pourtant est toute aussi importante que le fait de savoir parler, c'est la façon dont on communique et dont on gère nos interactions avec les autres. En jargon orthophonique, on parle de pragmatique.

Je parlais l'autre jour avec le parent d'une petite cliente et la mère me racontait que plus ça va, plus il semble difficile pour sa fille de se faire des amis. C'est une enfant extrêmement sociable qui aime plaire aux gens, mais il lui arrive souvent de ne pas savoir quoi dire ni comment le dire, ce qui peut parfois donner lieu à des malaises. Les autres ne comprennent pas nécessairement pourquoi elle agit ainsi. 

Ok, mais c'est quoi le lien entre le langage et les amis?

Est-ce qu'il vous est déjà arrivé de discuter avec quelqu'un qui vous parlait d'un sujet qui ne vous intéressait visiblement pas, mais qui, malgré vos nombreuses tentatives pour le lui signifier subtilement, continuait sur sa lancée? Moi oui! Et je dois vous avouer que ce n'est jamais vraiment une partie de plaisir de voir que l'autre ne saisit pas les messages qu'on lui envoie. D'autant plus que ça finit souvent qu'on doit couper court à la conversation au risque de paraître bête ou dire explicitement à l'individu qu'on n'est pas intéressé (pour ma part, je DÉTESTE devoir faire ça).

Est-ce que ça vous est déjà arrivé qu'un individu que vous connaissez peu vous parle d'un peu trop proche, autrement dit, qu'il soit dans votre bulle? Je ne sais pas pour vous, mais pour ma part, je ressens toujours un profond malaise, car peu importe les signes que j'envoie à cette personne, on dirait qu'elle ne fait que se rapprocher de moi contre mon gré. Encore une fois, je mets donc toujours TRÈS rapidement court à la conversation au risque de paraître malpolie quand mon message n'est pas compris. 

Est-ce que ça vous est déjà arrivé qu'une personne dise une phrase totalement hors contexte ou répète ce que vous dites sans amener la conversation plus loin? Moi ça m'est déjà arrivé et j'ai beau travailler dans le domaine et comprendre les principes de base d'une conversation, à chaque fois que je le vis, je ne peux m'empêcher de me sentir mal pour la personne qui se fait souvent regarder de travers par les autres interlocuteurs.

Pour vous illustrer plus concrètement à quel point le langage module nos relations sociales, j'ai décidé de m'inspirer de 4 situations que vivent régulièrement mes propres clients présentant des difficultés langagières. 

1) Votre interlocuteur ne comprend peut-être pas tout ce que vous lui dites...

La plupart des enfants/ados avec lesquels je travaille ont des difficultés langagières. Bien qu'elles soient souvent subtiles, elles demeurent bien présentes. L'une de ces difficultés est la compréhension.

Je parie que ça vous est déjà arrivé de hocher de la tête lorsque quelqu'un vous parle, mais que vous n'avez rien compris à ce qu'il vous a dit et que vous êtiez trop gêné pour lui demander de répéter. Disons que parfois, ça peut donner lieu à de drôles de situations surtout si la réponse attendue était tout sauf un hochement de tête... 

C'est un peu ce qui se passe pour les gens qui éprouvent des difficultés de compréhension. Il leur arrive souvent de ne pas comprendre ce que signifie un mot en particulier ou une structure de phrase quelconque. Et au lieu de passer pour « simplet » et demander des précisions sur ce qui vient d'être dit, ils vont se contenter de hocher la tête ou de donner la réponse qui semble la plus logique pour eux (mais qui ne l'est pas toujours).

Cela coupe souvent l'élan de la conversation soit parce que la réponse ne permet pas de poursuivre le fil conducteur ou ne correspond pas du tout au sujet discuté. 

Sachez que les gens qui ont des difficultés langagières sont souvent mal à l'aise de devoir admettre leur incompréhension (dans certains cas même, il n'en sont pas conscient tant qu'on ne leur fait pas remarquer). Alors la prochaine fois qu'une personne vous donne une réponse insensée ou inadéquate, ne vous gênez pas pour lui demander si elle a compris ce que vous veniez de lui dire et reformuler votre phrase.

2) Ne pas comprendre les messages sous-entendus (figures de style, expression du visage)

Une autre des difficultés qu'on remarque chez les individus qui présentent des difficultés langagières, c'est qu'il est parfois difficile pour eux d'interpréter les fameux « messages subtils ». Vous savez ces sous-entendus qu'on glisse dans une conversation parce qu'on ne veut pas dire directement le fond de notre pensée.

En effet, étant donné qu'ils éprouvent des difficultés de compréhension, leur demander de comprendre une phrase figurée (p.ex. une expression) ou encore l'ironie, ce n'est pas toujours réaliste.

Plusieurs individus présentant des difficultés langagières ne comprendront pas le message subtil que vous tentez de leur livrer. Ainsi, n'hésitez pas à être clair. Si vous voyez que l'information ne semble pas être comprise, reprenez vos propos en les exprimant clairement. Autrement dit, dites mot pour mot ce que vous pensez.

Au risque de paraitre direct, vous serez probablement plus apprécié par votre interlocuteur qui comprendra ce que vous voulez et surtout qui pourra se sentir compris également. Cela vous évitera également, à vous, bien des frustrations de ne pas avoir été compris et possiblement que la prochaine fois que vous verrez cette personne, vous vous sentirez mois agacé par celle-ci du fait qu'elle ne vous comprend pas.

3) Comment amorcer la conversation

La plupart des personnes qui ont des difficultés langagières sont au courant de leurs difficultés et trouvent cela embarrassant (comme je l'ai dit plus tôt, ils ne sont pas « simplets »). Ils n'aiment pas forcément parler à des personnes qu'ils connaissent peu ou pas de peur d'être jugé, ce qui est totalement compréhensible. 

Un de mes rôles en tant qu'orthophoniste est de les encourager à parler et à échanger avec des gens qu'ils connaissent moins (p.ex. poser une question au serveur du restaurant, remercier la caissière, demander ses directions, etc.).

Ainsi, il arrive que la personne tente d'établir un lien avec vous, d'amorcer la conversation, mais qu'elle ne sait juste pas comment s'y prendre et qu'elle n'arrive pas à trouver les mots justes ou la bonne formulation de phrase. Si vous voyez que ce que votre interlocuteur vous dit n'est pas clair ou n'est pas totalement en lien avec le contexte, n'hésitez pas à lui demander des précisions courtes et précises. Je vous le garantis, il vous en sera reconnaissant. 

4) Ne pas savoir quoi dire, mais devoir parler (quand on sait qu'on a des difficultés)

Il se peut que vous ayez parfois l'impression d'être le seul à alimenter la conversation et à poser des questions pour lesquelles vous n'aurez que des réponses très brèves. Certains trouvent ça lourd et rapportent parfois avoir l'impression de faire un monologue. Sachez que si ça vous arrive, ce n'est pas par manque d'intérêt de la part de votre interlocuteur, mais plutôt par manque d'habiletés (bon on s'entend que dans certains cas, c'est possible que ce soit par manque d'intérêt quand même). Il est difficile pour un individu présentant un trouble du langage de formuler clairement sa pensée.

Pour aider votre locuteur à élaborer un peu et à s'impliquer davantage dans la conversation, c'est de lui poser des questions ouvertes, i.e. des questions auxquelles il ne peut répondre par oui ou non (p.ex. Pourquoi as-tu aimé cette activité?). Vous pouvez également lui offrir des choix de réponse et lui laissez le temps de réfléchir à son idée et de mettre en place sa structure. N'essayez pas de lui mettre des mots dans la bouche. Ce n'est jamais agréable pour personne.

En somme, lorsque vous rencontrerez une personne que vous connaissez peu et avec qui vous avez l'impression d'avoir une discussion « qui accroche », avant de vous sentir fâché ou énervé, prenez un instant pour valider la clarté de votre message. Peut-être êtes-vous trop subtil. Il est possible de faire passer clairement son message de façon polie.

Si vous vous reconnaissez ou reconnaissez un proche à travers ces lignes, parfois, une simple petite consultation pour travailler les principes d'une conversation suffit. Vous pouvez me contacter et je vous dirai ce qu'on peut faire ensemble.