école

Découvrez comment l'orthophoniste peut avoir un impact sur les difficultés scolaires de votre enfant

Cover blogue.jpg

Certains (surtout les jeunes) comptent les jours et attendent avec impatience la fin de l’année scolaire. Même si ça paraît loin, ça approche à grands pas.

Plusieurs élèves aux prises avec des difficultés scolaires (et leurs parents) doivent alors mettre les bouchées doubles pour améliorer leurs résultats scolaires ou encore les maintenir.

C’est d’ailleurs une période de l’année particulièrement chargée pour moi parce que je reçois souvent des demandes de parents, à la suite d’une référence de l’école, pour un suivi en orthophonie.

Mais comment est-ce que je peux, en tant qu’orthophoniste, aider votre enfant à mieux réussir à l’école?

Langage et apprentissages : deux termes indissociables

Dans le système scolaire actuel, tout apprentissage passe par le langage. Quand on y pense, la matière est enseignée verbalement par le prof ou on la lit dans les livres. C’en est de même pour les évaluations des jeunes.

On évalue le niveau d’un jeune et l’étendue de ses apprentissages à partir du langage. Il n’y a qu’à penser aux fameuses présentations orales, aux travaux d’équipe ou aux examens où les élèves doivent écrire leurs réponses (même en mathématique).

(D’ailleurs si vous voulez en apprendre un peu plus sur le lien entre les deux, vous pouvez également consulter cet autre billet.)

Vous comprenez que parfois, quand les apprentissages semblent plus difficiles pour un jeune, il peut y avoir une difficulté langagière sous-jacente. C’est donc mon rôle, en tant qu’orthophoniste, de trouver où se situent les forces et les difficultés langagières de l’élève pour pouvoir mieux l’outiller et l’accompagner plus efficacement dans ses apprentissages.
Parfois, le simple fait de comprendre les difficultés de son enfant, de mieux connaitre les types de textes et de phrases qu’il maîtrise (ou pas) fait toute une différence dans l’accompagnement qu’on lui offre.

Composantes évaluées

Lorsqu’on fait une évaluation au scolaire en orthophonie, on évalue quatre grandes sphères : la compréhension à l’oral, l’expression à l’oral, la lecture et l’écriture. Cela permet de dresser un portrait plus complet des habiletés perçues et cachées de l’enfant.

En effet, il arrive souvent que des parents demandent une évaluation en orthophonie parce que leur enfant présente des difficultés de lecture et/ou d’écriture. Toutefois, quand on pousse notre analyse, on constate que ces difficultés ne sont en fait que les manifestations d’autres difficultés langagières sous-jacentes qui passent souvent inaperçues au quotidien.

J’aime comparer cela à une blessure physique. Prenons par exemple quelqu’un qui se blesse et qui fait une infection. Si on ne fait que donner des antibiotiques sans prendre la peine de chercher le foyer de l’infection, il est fort possible que l’infection revienne une fois l’antibiotique retiré.

Il en est de même pour les difficultés langagières. Si on ne travaille que sur l’orthographe et la lecture sans savoir ce qui est la cause de cette difficulté, les moyens pris ne seront probablement pas efficaces et il sera difficile pour le jeune de les appliquer au quotidien.

Une évaluation approfondie de toutes les composantes langagières permet d’aller travailler plus aisément à la source des difficultés de l’enfant et ainsi, d’avoir des répercussions parfois sur plusieurs sphères en même temps.

Mon rôle auprès de l'équipe-école en tant qu'orthophoniste

Souvent, les intervenants à l’école veulent aider l’enfant, mais ne savent pas précisément ce qu’ils devraient faire, car ils n’ont pas un portrait juste de ses difficultés. Un rapport d’orthophonie peut les aides à mieux structurer les mesures d’adaptation à mettre en place et à mieux outiller l’enfant.

Par conséquent, je peux, en tant qu’orthophoniste, jouer un rôle conseil auprès de l’équipe-école en leur expliquant pourquoi une exigence X ou Y par exemple ne correspond pas au niveau actuel d’un élève. Ils peuvent donc, par la suite, trouver des mesures d’adaptation qui supportent l’élève tout en respectant son cursus scolaire.

L'enseignement de stratégies complémentaires à celles de l'orthopédagogue

Les orthopédagogues et les enseignants sont ceux qui connaissent le mieux les exigences scolaires et ce qui est attendu selon le niveau, ce qui n’est pas mon cas en tant qu’orthophoniste. Pour ma part, j’ai une connaissance davantage tournée vers les habiletés langagières.

Ainsi, nous travaillons toujours en équipe. L’orthopédagogue et l’enseignant enseignant à l’enfant des stratégies pour qu’il puisse être plus efficace dans ses apprentissages en lien avec le cursus scolaire et moi, travaillant des notions langagières qui favorisent l’application de ces stratégies.

En orthophonie, nous enseignons des stratégies plus spécifiques au langage. Par exemple, l’orthopédagogue pourrait enseigner à l’élève de surligner d’une couleur la question d’un problème mathématique pour se rappeler des éléments à trouver dans le problème. Pour ma part, je pourrais davantage demander au jeune de me dire dans ses mots ce qu’il doit trouver après avoir souligné la question.

En orthophonie, on reprend donc les stratégies vues à l’école en lien avec la matière présentée à l’école, mais on y ajoute des précisions pour soutenir le jeune dans sa compréhension. Il arrive également qu’on utilise des activités qui ne correspondent pas forcément au niveau scolaire de l’élève parce qu’on privilégie les stratégies langagières.

 

De son côté, l’enseignant (et l’orthopédagogue), peut reprendre les stratégies qu’on travaille dans notre bureau avec l’élève dans le cadre d’exercices et de travaux faits en classe pour favoriser la généralisation.

 

Tout cela permet de comprendre qu’une orthophoniste peut jouer un rôle non négligeable voire important auprès des jeunes d’âge scolaire qui éprouvent des difficultés à l’école.

Si jamais cet article vous a interpellé et que vous vous demandez si votre jeune pourrait bénéficier de l’orthophonie, n’hésitez pas à me contacter. Dans certains cas, l’orthophonie est toute indiquée et dans d’autres cas, on privilégiera une autre source d’aide.

Pourquoi maîtriser la langue ce n'est pas important qu'en français

Maitriser-la-langue-pour-apprendre.png

Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours A-DO-RÉ la langue française. Lire et écrire, décortiquer les règles de grammaire, connaitre l'étymologie des mots, c'est tout moi. Mon copain lui, c'est tout l'inverse. Il DÉTESTE le français, la lecture et l'écriture au plus haut point et il ne le fait que par obligation professionnelle.

Je me rappelle quand on était au Cégep, il avait beaucoup de difficulté dans ses cours de français et moi, en bonne tutrice de français, je l'aidais beaucoup. Puis, le jour où il a terminé tous ses cours de français, il a avec grand plaisir jeté (recyclé en fait) tous ses livres et notes en disant : « Bon enfin j'aurai pu jamais à me concentrer pour bien écrire et d'être obligé de lire... »

Je peux maintenant vous dire que 12 ans plus tard, il doit écrire et lire plus que jamais!

Tout apprentissage passe par le langage

On pense à tort que la lecture, l'écriture et le langage en général ce n'est utile qu'en français puisque c'est ce qui y est le plus directement associé. Miiinp (entendre le son d'un klaxon à un quiz quand on n'a pas la bonne réponse). Le langage c'est TELLEMENT plus large que juste des règles de grammaire et d'orthographe et formuler des phrases! 

Si vous ne me croyez pas, j'ai pensé vous dresser une liste (TRÈS) sommaire des matières, situations où la lecture, l'écriture et le langage en général sont nécessaires voire essentiels...

Utiliser le langage dans les matières scolaires

  1. En mathématiques : pensez aux consignes à lire pour bien répondre à la question, au paragraphe de résolution de problème, aux étapes qu'il faut écrire pour s'assurer qu'on a bien résolu le problème et qu'on n'a rien oublié...
  2. En sciences : pour développer ses connaissances en science, l'élève doit souvent faire des lectures dans les manuels scolaires, puis répondre à des questions. Aussi, il faut souvent faire des recherches pour des travaux et présentations orales. Ainsi, l'élève aura à écrire des mots clés en lien avec sa recherche sur Internet (pas toujours évident de savoir comment écrire certains termes plus scientifiques) et à lire des paragraphes pour faire le tri dans les résultats de recherches. Il devra ensuite faire le tri de tout ça pour élaborer un plan et organiser son discours afin que son travail/oral fasse du sens.
  3. En éducation physique : comprendre et expliquer les règles d'un jeu représente souvent un défi de taille pour les enfants. Même si le jeu implique de bouger, la compréhension et l'explication des règles sont pourtant 100% langagières.

Je n'ai listé ici que trois exemples, mais vous comprenez que le langage est à l'avant-plan des apprentissages scolaires, mais également du bon fonctionnement de l'élève au sein de la classe. D'ailleurs, cet article est le premier d'une série où je vais décortiquer plus en profondeur à quel point le langage est utile et comment il peut avoir un impact sur notre vie.

Le langage APRÈS l'école

Contrairement à ce que mon copain aurait pu penser notamment pour la lecture et l'écriture, ce n'est pas parce qu'on n'a plus de cours de français qu'on cesse subitement d'avoir besoin du langage... 

Eh non! Disons qu'il s'est retrouvé un peu désillusionné lorsqu'il a démarré son entreprise et qu'il a constaté la quantité faramineuse de courriels qu'il devait rédiger ET lire...Sa balloune a pété assez vite et assez fort comme on dirait en bon québécois (pour les français, ça signifie qu'il est vite retombé sur terre). Plus on a de responsabilités, plus on doit mettre nos compétences langagières à profit.

Si vous vous y arrêtez un instant, pensez à TOUTES les occasions où vous utilisez le langage et vous constaterez bien vite que ça fait partie de votre quotidien...

  • Poser une question à un commis/vendeur ou encore commander au restaurant.
  • Expliquer une notion à vos collègues de travail. 
  • Résumer un problème que vous avez rencontré au bureau à votre conjoint(e).
  • Envoyer des courriels.
  • Lire des articles pour le travail ou encore tout simplement lire pour vous divertir. 
  • Lire les panneaux de circulation pour trouver un nom de rue.
  • Lire les étapes d'une recette et aussi connaitre le nom des ingrédients.
  • Etc.

Pratiquement toute occasion est sujette à utiliser le langage.

D'ailleurs, l'analphabétisme, la dyslexie et le trouble du langage sont souvent présentés comme des handicaps invisibles. Cela est tout à fait légitime quand on comprend à quel point le langage fait partie intégrante de notre vie « fonctionnelle » en société. 

Et vous? Avez-vous déjà rencontré des situations où vous vous sentiez limités parce que la communication avec vos interlocuteurs n'était pas claire? Comment vous êtes-vous senti dans ce moment?

Réinventer la tour Jenga

tour-jenga

Qui ne connait pas le fameux jeu de tour en bois Jenga. Ce jeu tout ce qu’il y a de plus classique qui consiste à, chacun son tour, retirer un bloc de la tour puis le placer sur le dessus sans faire tomber la tour. Ce jeu, qui a vu le jour dans les années 80, a connu plusieurs variantes depuis : throw n’go, Truth or dare, Jenga XTreme, Jenga XXL, et j’en oublie probablement plusieurs…

Avant d’être orthophoniste, j’avais complètement relégué aux oubliettes ce jeu qui avait pourtant marqué mes soirées d’adolescente entre amies. Toutefois, depuis les deux dernières années, Jenga fait pratiquement partie intégrante de mon quotidien en thérapie avec les jeunes, surtout les jeunes d’âge scolaire. C’est un jeu que j’adore particulièrement parce qu’il s’adapte à tous les contextes et aussi parce que les règles sont IN-FI-NIES donc il m’arrive souvent de l’utiliser plus d’une fois avec le même enfant et jamais on ne s’en tanne! Bref, une dépense qui en vaut l’investissement.

MON CONCEPT DU JEU… (PARCE QUE MOI LES RÈGLES, JE LES CHANGE TOUJOURS UN PEU)

Jenga est généralement un jeu qui s’adresse aux 6 ans et plus donc je le trouve parfait pour les jeunes d’âge scolaire qui aiment les défis. Parce qu’on s’entend, apprendre c’est cool, mais c’est encore mieux quand on peut y ajouter une petite touche de « challenge ». Pour ma part, j’aime particulièrement le Jenga Throw N’Goqui comporte différentes couleurs. J’aime beaucoup l’utiliser et associer une couleur à une question X, une autre à une question Y et la troisième à un point bonus par exemple. Ainsi, si l’enfant roule le dé et tombe sur une couleur, il doit répondre correctement à la question pour avoir le droit de retirer le bloc. J’ai aussi le Jenga classique que j’ai verni pour pouvoir écrire à ma guise sur les blocs avec des crayons effaçables à sec et ainsi m’ouvrir sur un monde de possibilités d’apprentissages par le jeu.

Ce qu’il est important de savoir quand on utilise des jeux classiques, c’est qu’à partir du moment où on tient mordicus à respecter les règles établies, l’intérêt pour le jeu diminue assez vite merci! Du moins c’est mon cas à moi (et aux jeunes avec qui je travaille également). Vous comprendrez donc bien vite que je ne joue à peu près jamais selon les règles classiques. Je préfère adapter le jeu selon les capacités de l’enfant avec qui je l’utilise pour qu’on en retire le maximum de plaisir et ainsi rendre l’apprentissage encore plus puissant. Par exemple, au lieu de remettre le morceau sur le dessus de la tour, comme il se devrait, on fait un concours de celui qui accumule le plus de blocs avant que la tour ne s’écroule. Vous pourriez vous amuser à enlever chacun un bloc en même temps, à ne jouer qu’à une main, etc. Bref, les règles ce sont vous qui les créez et pourquoi pas les créer avec votre enfant. Vous allez travailler son discours explicatif du même coup, car il devra vous expliquer les règles qu’il a choisi d’établir.

UNE TOUR DE VARIANTES POSSIBLES…

Si vous avez le jeu Jenga à la maison (ou si je vous ai convaincu de vous le procurer), je vous propose une liste de variantes possibles que vous pouvez faire avec votre jeune pour travailler les leçons et devoirs tout en vous amusant!

Avec le Jenga Throw N’Go…

  • Vous pourriez assigner une couleur à épeler le mot et l’autre couleur à l’écrire par exemple. La troisième couleur pourrait être de faire épeler le mot à l’adversaire. Si l’enfant épelle ou écrit correctement le mot, alors il garde le bloc (point).
  • Toujours en assignant une couleur, pour travailler l’élaboration du vocabulaire, vous pourriez utiliser une couleur pour donner un synonyme d’un mot X, l’autre couleur pour donner un antonyme et la troisième couleur pour faire une phrase avec le mot en question.
  • On peut aussi utiliser ce jeu pour travailler les conjugaisons en assignant un temps de verbe à une couleur. On réussit, on garde le point. On échoue, l’autre a un droit de réplique et donc une chance de « voler » notre point.
  • Votre enfant a plus de difficulté avec ses calculs? Pourquoi ne pas en profiter également : couleur A = addition, couleur B = soustraction, couleur C = tu lances une addition ou soustraction à l’adversaire.


Avec le Jenga classique…

  • Vous pouvez en profiter pour réviser des concepts de science par exemple en les écrivant sur des blocs et lorsqu’on pige un bloc pour pouvoir le garder, on doit expliquer ce que signifie ce mot/concept (ça se prête bien aussi pour travailler les fameuses dates à retenir en histoire).
  • À l’inverse, vous pouvez aussi ajouter des blocs où vous inscrivez une définition et cette fois-ci, l’enfant doit nommer le concept associé.
  • Pour les mathématiques, c’est sensiblement la même chose. Inscrivez différents calculs mentaux que l’enfant doit apprendre en leçon sur les blocs. Pour garder un bloc, il faut pouvoir donner la bonne réponse.

(Petite note : si vous inscrivez sur les blocs, je vous conseille de les placer face cachée lorsque vous montez la tour. De cette façon, l’enfant ne saura pas sur quelle question il tombera et n’aura pas l’occasion de la choisir d’avance).

Bref, de belles idées de jeu à adapter avec un seul jeu pour vous amuser (et apprendre) pendant un petit moment!


Bon Jenga!

Mes meilleurs trucs pour réutiliser vos Cherche et Trouve

cherche-et-trouve

Je sais pas si vous, mais moi je suis de plus en plus conscientisée à l’impact de mes actions sur l’environnement. On nous parle souvent de développement durable et des 3R (réduire, réutiliser, recycler). Avant, je pensais que ces principes ne s’appliquaient qu’à ma consommation de nourriture ou encore aux biens pour la maison. Avec le temps, j’ai réalisé que je pouvais étendre la loi des 3R à bien plus que ça, notamment aux jeux et jouets. 

L’un des jouets que j’ai appris à réutiliser, ce sont les fameux cherche et trouve. Qui n’a jamais joué avec un cherche et trouve ? Parfois, j’ai l’impression que les cherche et trouve sont aussi vieux que le monde. En plus, ils se déclinent sous tellement de formes et de thèmes que c’est à ne plus savoir lequel choisir. 

Chez nous, ce sont les fameux « Où est Charlie » qui étaient les plus populaires. Mais on a aussi beaucoup aimé les « Carmen Santiago » et bien d’autres, mais je vous épargne ma liste.

LES CHERCHE ET TROUVE CES MAL-AIMÉS…

Le problème principal des cherche et trouve, c’est qu’ils ne sont généralement pas bons pour plusieurs utilisations (pour la plupart d’entre eux je dirais, à moins que l’un de vos cherche et trouve soit un total hit à la maison). Une fois qu’on a trouvé tous les éléments à chercher et qu’on sait quasiment par coeur où ils se trouvent dans les pages, on perd tout le plaisir associé au défi que procure l’utilisation du cherche et trouve. Bien évidemment, on peut s’amuser à faire un concours de celui qui trouve un objet X le plus rapidement sur la page, mais on s’en lasse rapidement. Je vous propose donc ici quelques moyens de réutiliser vos cherche et trouve de manière à ce qu’ils deviennent un véritable investissement (je ne blague pas, vous comprendrez bien vite pourquoi).

1) CHERCHEZ ET TROUVEZ LES ABSURDITÉS

Votre enfant aime utiliser le cherche et trouve de la façon classique, i.e. pour trouver des images? Pas de problème. Profitez-en pour trouver autre chose que la liste indiquée sur les pages. Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups et stimuler le langage par le fait même?

Pour ce faire, amusez-vous à repérer les « choses bizarres » à travers les pages. La plupart des cherche et trouve regorgent d’absurdités et mettent en scène des illustrations qui ne se peuvent pas vraiment (p.ex. une sirène qui fait du ski ou encore un dragon qui se fait consoler par une princesse). 

Pour ajouter un peu de piquant et de défi à votre recherche, faites un concours de celui qui trouve l’image la plus bizarre. Par contre, pour avoir le point, il faut pouvoir justifier et expliquer POURQUOI c’est bizarre, en quoi ça ne se peut pas. C’est trop facile? Alors ajoutez un nombre minimum de raisons à donner pour expliquer en quoi c’est bizarre. Vous verrez, contrairement au classique cherche et trouve qui est plus populaire chez les plus jeunes, cette façon de jouer est très appréciée des enfants de 7-8 ans et même de 9-10 ans!

Cette façon d’utiliser le cherche et trouve vous permettra de travailler les inférences, mais également le discours explicatif avec vos enfants tout en affinant sa compréhension de certains concepts. En tant qu’adulte, je vous invite à renchérir sur les explications de votre enfant pour peaufiner celles-ci.

2) ÉLABOREZ UNE HISTOIRE À PARTIR DES SCÈNES DU CHERCHE ET TROUVE

Amusez-vous avec votre enfant à choisir un ou deux personnages sur l’image. Par la suite, utilisez la scène illustrée pour préciser l’endroit où ils se trouvent et essayer de déduire ou d’inventer pourquoi le personnage se trouve là. Vous pouvez également utiliser les illustrations autour du personnage pour essayer d’anticiper et de prévoir ce qui pourrait lui arriver.

Ce type d’exercice est particulièrement intéressant à faire avec des enfants plus vieux qui sont plus aptes à raconter une histoire et à élaborer leur discours. Par contre, ça peut également être bien utile pour aider un enfant qui aurait de la difficulté à amorcer et même à élaborer son discours, car il y a plusieurs éléments en scène qui lui permettent de s’inspirer et qui peuvent le guider.

3) FAITES DES PRÉDICTIONS

La plupart des cherche et trouve illustrent des scènes mettant de l’avant des actions. Ciblez des personnages dans l’image et amusez-vous, à partir des expressions des personnages, des actions qu’ils font et des autres illustrations autour à inférer ce qui pourrait se passer.

Ce qui est particulièrement intéressant lorsqu’on fait ce genre d’exercice avec un cherche et trouve plutôt qu’avec un livre classique, c’est que c’est moins demandant sur le plan cognitif. En effet, l’enfant n’a pas à tenir compte d’autant d’éléments que dans une histoire classique où, pour faire une inférence ou une prédiction, il doit penser à tout ce qui s’est passé avant, faire des liens avec ses connaissances générales et tenir compte de ce qui se passe actuellement pour anticiper la suite.

Dans un cherche et trouve, l’action est entièrement dans le moment présent. L’enfant n’a donc qu’à tenir compte de ce qu’il voit et de faire le lien avec ses connaissances générales pour prédire la suite.

4) VARIEZ LES STYLES DE CHERCHE ET TROUVE

Quand on pense cherche et trouve, on pense aux livres. Par contre, il y s’en fait de TOUS les genres sur le marché. Ce peut être un bon moyen de les exploiter différemment. Je pense ici notamment aux cherche et trouve qui se présentent sous la forme d’un jeu où chaque table de jeu représente une scène et où on pige des cartes illustrant l’image à trouver sur la scène.

Si vous en avez un à la maison qui croupit sous la pile de jeux non utilisés, je vous donne ici une bonne raison de le ressortir. Comme pour les cherche et trouve plus classiques, il s’est sûrement retrouvé abandonné parce que vos enfants le connaissent par coeur. Eh bien, avec ce petit truc, vous pourrez le ressortir des boules à mites.
Jouez à deux ou en équipe. Votre adversaire pige une carte et doit vous faire deviner l’image à trouver. Lorsque vous avez trouvé l’image en question, vous avez un temps X (déterminez-le au départ ensemble avec votre enfant) pour trouver l’image sur la scène. Autrement, c’est droit de réplique à l’autre qui a alors la possibilité de faire un point. Une façon amusante d’ajouter du défi tout en travaillant le langage par le biais des fameuses devinettes.

Maintenant, vous n’avez plus de raison de ne pas ressortir vos bons vieux cherche et trouve. Et si vous n’en avez pas à la maison, vous saurez maintenant mieux choisir vos prochains achats pour en profiter au maximum avec vos enfants.

P.S. Si ça vous dit d'en apprendre plus sur les multiples façons d'utiliser les livres pour stimuler le langage des enfants tout en ayant un maximum de plaisir, je vous invite à joindre mon groupe Facebook créé tout spécialement à cet effet!

Tout ce que vous pouvez faire avec les lettres magnétiques

lettres-magnetiques

Qui n'a jamais eu de lettres magnétiques dans son coffre à jouets! Je me rappelle encore des miennes lorsque j'étais jeune! Elles étaient dans un beau bol en plastique que je n'arrivais jamais à dévisser parce que j'avais de trop petites mains, mais ça c'est un détail. Je me rappelle aussi de ma grande frustration puisque chez moi, le réfrigérateur n'était pas magnétique (je vous le jure, on ne pouvait rien y coller). Par conséquent, je ne pouvais pas jouer avec mes fameuses lettres magnétiques sauf sur un petit tableau portatif. Je ne sais pas si c'est ce manque de ne pas avoir pu coller mes lettres sur le frigo durant mon enfance, mais je suis aujourd'hui fan des lettres magnétiques pour tout ce qu'elles permettent. J'ai donc pensé vous dresser une petite liste des activités que vous pouvez faire avec celles-ci et je vous propose un petit DIY à la fin question d'utiliser le magnétisme à son plein potentiel. 

LE FAMEUX FRIGO

Souvent, quand on fait pratiquer les mots de vocabulaire et les leçons à nos enfants, on le fait entre deux légumes à couper en préparant le souper. Pour plusieurs enfants, le fait d'épeler les mots à voix haute n'est pas suffisant et ils ont besoin de les écrire. Cependant, écrire avec un crayon sur une feuille de papier, c'est souvent ce qu'il y a de plus « plate » pour eux, surtout considérant qu'ils ont passé une partie de la journée à le faire. Changez donc le mal de place (et la position de votre enfant tant qu'à y être) et faites épeler les mots de votre enfant avec les LETTRES MAGNÉTIQUES !  Laissez toutes les lettres magnétiques à la disposition de l'enfant sur le frigo, puis demandez-lui ses mots de vocabulaire. Il devra d'abord trouver les bonnes lettres, puis les remettre dans l'ordre. Le fait de le faire sur le frigo permet à l'enfant de faire l'exercice soit en étant debout, donc en bougeant un peu plus, ou encore en étant assis au sol tout dépendant de la hauteur à laquelle vous décidez (ou votre enfant) de mettre les lettres. Ce que j'aime particulièrement du fait de laisser les lettres sur le frigo, c'est que, lorsque les enfants s'ennuient et viennent nous voir dans la cuisine, ils peuvent de temps à autre s'amuser à manipuler les lettres pour former des mots ou des non-mots, ce qui est génial pour travailler la conscience des sons et l'écrit. 

Il est important de d'abord vous assurer que vous avez suffisamment de lettres : souvent,  une même lettre peut se retrouver deux fois dans le même mot. Par contre, la plupart des ensembles de lettres magnétiques contiennent plus d'un exemplaire d'une même lettre pour palier à cette situation. 

SUR UN TABLEAU BLANC (OU À CRAIE)

Parmi mes clients, plusieurs d'entre eux ont reçu un tableau blanc magnétique pour pratiquer leurs mots de vocabulaire ou autre. Les enfants adorent les tableaux, car ça leur confère un rôle différent, comme s'ils prenaient le rôle de l'enseignant, ce qui n'est jamais bien mauvais pour leur confiance en eux (surtout pour ceux qui ont de la difficulté à l'école). Si vous décidez d'offrir un tableau blanc en cadeau à votre enfant (en passant, je vous félicite pour cette merveilleuse idée), je vous conseille de vérifier qu'il est magnétique pour pouvoir y coller les fameuses lettres.

Pour le tableau blanc, je vous suggère une petite variante par rapport au réfrigérateur. Cette fois-ci, pourquoi ne pas laisser toutes les lettres dans un bac et laisser votre enfant fouiller plutôt que de laisser les lettres à vue? Ainsi, il devra garder le mot dicté en mémoire plus longtemps et faire plus de manipulations sur celui-ci pour s'assurer qu'il a bien toutes les lettres et se rappeler la lettre qu'il cherche. Aussi, ce que j'aime particulièrement avec le tableau blanc, c'est qu'une fois le mot écrit avec les lettres, vous pouvez prendre un crayon effaçable à sec et faire des manipulations. Par exemple, vous pourriez demander à votre enfant de vous entourer les voyelles ou encore la lettre muette à la fin. Cela permet une meilleure rétention du mot et de ses particularités donc l'enfant risque de l'écrire plus facilement la fois suivante.

EN VOITURE (LA BOITE MAGNÉTIQUE)

Vous pouvez également vous procurer une boite en métal (ou en récupérer une) suffisamment grosse pour pouvoir y inscrire des mots à l'intérieur du couvercle et y mettre les lettres dans le récipient. L'idéal, serait que le couvercle soit relié à la boite, car c'est plus pratique lors des déplacements. Aussi, pour ce matériel, je vous suggère de vous procurer des lettres magnétiques de plus petit format (ça vous évitera d'avoir à trouver une trop grosse boite qui prendrait pas mal trop de place dans les bagages). Pendant que vous conduisez, vous pouvez vous amuser à dicter des mots à votre enfant puis lui doit les écrire. Ensuite, pour éviter de vous distraire pendant que vous conduisez, demandez à votre enfant de vous l'épeler pour valider qu'il n'a pas fait d'erreur. Si le grand frère ou la grande soeur est à côté, celui-ci pourrait le corriger également.

ET LE DIY (OU FAIS-LE TOI-MÊME)

Parfois, j'avoue que ça peut être un peu tannant pour le parent de devoir répéter les mots de vocabulaire à chaque fois et on n'est pas toujours disposé à faire des rétroactions efficaces (surtout si on fait autre chose en même temps). D'autres fois, l'enfant aime tout simplement pouvoir se pratiquer par lui-même. Vous pourriez donc prendre des bâtonnets de bois (vendus dans pas mal tous les magasins grande surface) puis y inscrire les mots de vocabulaire de la semaine. Ensuite, laissez-les dans la boite magnétique (voir le paragraphe ci-dessus). Lorsque vient le temps des mots de vocabulaire, que ce soit pour les pratiquer ou les réviser, votre enfant doit piger un bâtonnet, lire le mot, mettre le bâtonnet de côté, puis écrire le mot de mémoire avec les lettres aimantées. Il peut ensuite reprendre le bâtonnet et se valider. Cela permet à l'enfant de faire un apprentissage proactif et d'intégrer l'aspect visuel en lisant d'abord le mot.

Ce que j'aime particulièrement de cet exercice, c'est que c'est génial pour les enfants plus jeunes qui sont dans l'apprentissage de la lecture et qui commencent à reconnaitre les lettres. En ayant un mot à copier, ils peuvent déjà avoir une image de la bonne façon de l'écrire et s'amuser à mettre les mêmes lettres pour reformer le mot.

*À noter que les mots peuvent également être écrits sur de petits bouts de papiers.