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Comment je me tiens à jour dans mon domaine grâce à Internet

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En tant qu’orthophoniste (et c’est sûrement le cas de plusieurs autres professionnels), une de mes obligations professionnelles est de me garder informée des nouveautés dans mon domaine pour adapter ma pratique. Si vous êtes vous aussi orthophoniste, vous aurez deviné que je fais allusion ici à la pratique basée sur les évidences scientifiques.

En gros, ça consiste à suivre des formations, à lire des livres spécialisés et à se mettre à jour par rapport aux dernières recherches faites dans le domaine pour appliquer ces connaissances théoriques dans notre pratique.

Pour ma part, c’est quelque chose que j’ADORE faire. Toutefois, trop souvent, je vois ma pile d’articles et de livres à lire s’accumuler et je me dis que je manque « donc ben » de temps pour arriver à faire tout ça. C’est d’ailleurs ce qui ressort le plus chez mes collègues orthophonistes lorsqu’il est question de se garder à jour. Plusieurs disent ne pas en faire assez par manque de temps.

En 2018, mon but était de faire plus de place à cette sphère de ma profession et je dois dire que j’y suis arrivée mieux que je ne l’aurais cru. J’ai donc décidé de vous partager les moyens que j’ai employés pour y arriver sans que cela ne gruge trop de mon temps.

1)   Utiliser les réseaux sociaux

Je crois que les réseaux sociaux suscitent autant de positif que de négatif. On peut y trouver de précieuses informations comme y retrouver du contenu totalement inventé. Il est donc important de valider la pertinence des informations qu’on y retrouve.

Pour ma part, j’aime beaucoup utiliser Facebook afin de me garder à jour rapidement et facilement. Comme je consulte déjà régulièrement cette application, il était assez simple pour moi d’intégrer la « veille scientifique » à ma routine.

Pour le faire, je vous suggère de cibler des pages Facebook appartenant à des organismes reconnus et officiels : l’OOAQ , l’OAC , l’ASHA, l’AQOA (pour ne nommer que ceux-là). Ils partagent régulièrement des ressources fort intéressantes, des formations à venir ou encore des articles scientifiques reliés directement à l’orthophonie.

Afin de vous assurer de ne rien manquer, je vous suggère, lorsque vous allez « aimer » des pages qui vous intéressent, de cocher que vous voulez voir les publications de cette page apparaître en premier. C’est ce que j’ai fait pour les publications de l’ASHA que je trouve fort pertinentes.

Évidemment, il existe plusieurs autres pages où on partage des résumés d’articles scientifiques. Je pense notamment à The Informed SLP, Tout cuit dans le bec, Smart Speech Therapy LLC, etc.

LinkedIn est aussi un autre excellent moyen de vous garder à jour, mais différemment. En fait, grâce à LinkedIn, vous avez accès directement à des informations partagées par vos collègues (que ce soit des partages d’articles ou encore des articles qu’ils ont eux-mêmes rédigés). Toutefois, je vous suggère d’être vigilant dans vos lectures. Si vous lisez quelque chose qui vous fait douter ou pour lequel vous vous questionnez, n’hésitez pas à vous référer aux sites de référence ou à vos collègues pour valider la véracité des informations. Néanmoins, LinkedIn étant un réseau de professionnels, il m’est rarement arrivé de lire des textes qui faisaient peu de sens. J’y ai beaucoup plus souvent trouvé des informations fort intéressantes et pertinentes.

Bref, le fait de suivre les réseaux sociaux constitue un excellent moyen de vous garder rapidement informé tout en ciblant spécifiquement les sujets qui vous intéressent. Il vous suffit simplement de faire un petit détour (détour qui devient non nécessaire si vous modifiez vos réglages) lors de votre veille régulière sur vos réseaux sociaux.

2)   Recevoir l’information via infolettre

L’infolettre (quand elle ne sert pas d’objet promotionnel à outrance) est un outil SUPER intéressant qui vous permet de recevoir, de façon passive, une foule d’informations en lien avec les champs de pratique qui vous intéressent. Pour ma part, je suis abonnée à plusieurs infolettres. Certaines concernent les évidences scientifiques (comme The Informed SLP qui m’informe des mises à jour scientifiques à chaque mois) alors que d’autres concernent des ressources (comme Teachers pay Teachers qui me partage des activités à découvrir. D’autres encore concerne davantage la pratique orthophonique (comme SLP Now).

Il y en a vraiment pour tous les goûts. Cette année, je me suis abonnée à plusieurs nouvelles infolettres! Il faut cependant rester prudent avec cette pratique, car on peut rapidement devenir submergé d’infolettres et perdre les messages importants dans notre boite courriels.

Certaines personnes créent donc une adresse dédiée spécifiquement aux infolettres afin que tout s’y retrouve. Personnellement, je n’aimais pas l’idée, et ce, pour deux raisons. Premièrement, les infolettres pertinentes et intéressantes se retrouvent plus souvent qu’autrement parmi les infolettres jugées comme des spam et on n’y prête pas attention. Deuxièmement, cela demande une étape supplémentaire dans nos journées déjà bien chargées et il faut aller consulter régulièrement cette adresse.

Pour ma part, j’ai créé un dossier « À lire » dans ma boite courriel. Ainsi, à chaque fois qu’une infolettre pertinente aboutit dans ma boite de réception, je la déplace automatiquement dans ce dossier. Je le consulte environ 1 fois/semaine selon mon horaire de la semaine.

Ce que j’aime particulièrement des infolettres, c’est qu’elles vous permettent notamment de découvrir une foule de ressources en ligne sans avoir vous-même à faire les recherches. Vous n’avez qu’à cliquer sur les liens présentés et déjà vous pouvez juger de la pertinence de la ressource.

3)   Écouter des podcasts

Déjà forts populaires aux États-Unis, les podcasts (ou balados) ont de plus en plus la cote au Québec. Même si je connaissais un peu les podcasts, je dois avouer que je les ai apprivoisés et exploités davantage seulement en 2018.

Il suffit de taper « speech therapy » ou « education » (tout dépend ce que vous aimeriez écouter) dans la barre de recherche de votre application « Balado » sur votre téléphone intelligent et vous y trouverez une foule de suggestions. Certains présentent des centaines d’épisodes.

Personnellement, j’aime m’abonner aux podcasts qui concernent l’éducation et le développement en général, car ils me permettent de découvrir une foule de nouvelles ressources et même des podcasts plus spécialisés. C’est d’ailleurs grâce aux podcasts que j’ai trouvé plusieurs livres intéressants à me procurer. 

La plupart des podcasts en lien avec l’orthophonie ou l’éducation sont enregistrés sous la forme d’entrevues avec des spécialistes dans un domaine, ce qui fait en sorte que vous pouvez choisir directement les titres qui vous interpellent le plus. Il ne s’agit pas forcément d’une suite.  

Ce qui est particulièrement utile du podcast VS les deux options précédentes, c’est que vous pouvez l’écouter pratiquement n’importe où : dans votre voiture, en faisant le ménage, en cuisinant, etc. Vous n’avez donc plus d’excuses pour vous garder à jour.

Seul petit hic, les podcasts les plus intéressants à ce jour étant principalement en anglais, cela requiert un certain niveau de connaissance de cette langue pour en tirer un maximum d’informations. Si vous souhaitez connaître mes coups de cœur, j’ai fait une vidéo à ce sujet sur ma chaîne.

Évidemment, les moyens que je vous ai présentés ci-dessus demandent tous du temps pour traiter l’information et il faut pouvoir les intégrer à son horaire. Malgré tout, le simple fait de ne pas avoir à chercher par vous-même l’information et d’avoir une banque de ressources à portée de main est un avantage en soi.

Pour ma part, je prévois toujours une heure dans ma semaine pour mettre à jour mon dossier « À Lire ». Je n’ai donc qu’à m’asseoir confortablement devant mon ordinateur avec un bon thé et à défiler les infolettres pour faire une foule de belles découvertes. Quand je suis en voiture, je mets minimum 25 minutes pour me rendre au travail alors environ une fois par semaine, j’en profite pour écouter un podcast de mon choix. Finalement, quand je vais sur FB et que je vois, dans mon fil d’actualité, des articles intéressants que les pages que je suis ont partagées, je les enregistre dans mon application Pocket et j’en lis un de mon choix 3 soirs par semaine (soit environ 10-15 minutes) avant de me coucher.

Quand on comptabilise tout ça, environ 3 hrs/semaine, je remplis mon devoir de me garder à jour. À la fin de l’année, ça fait une belle banque d’heures de nouvelles connaissances et tout cela s’est fait presque sans effort.

Bien choisir ses jeux éducatifs en 3 étapes faciles

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Dans un billet précédent, je vous parlais du fait que je sois plus portée vers les jeux classiques que vers les jeux dits éducatifs. À la suite de ce billet, certaines personnes m’ont posé des questions et se demandaient si j’étais contre les jeux éducatifs. PAS DU TOUT !!!

En fait, après mûre réflexion, j’ai constaté que j’étais pour tout ce qui peut contribuer à l’apprentissage des enfants. Si vous suivez mes stories Instagram, vous avez peut-être vu passer mon opinion sur ce qu’est un jeu éducatif.

Si vous ne l’avez pas vu, en gros, je considère que tout matériel (jeu ou jouet) peut être éducatif à condition que l’enfant soit impliqué dans le jeu. En fait, je le distingue du jeu pédagogique qui, pour sa part, a un objectif d’apprentissage bien précis (p.ex. apprendre les lettres).

Dernièrement, on dirait que le mot « éducatif » a la cote. Plusieurs jeux sortent sur le marché et sont dits « éducatifs ». Ça devient donc très difficile pour un parent de choisir parmi tous ces jeux, celui (ou ceux) qui conviendront le mieux (lire ici, qui plairont aux enfants et perdureront dans le temps).

J’ai donc pensé vous dresser une liste de quelques questions à vous poser pour vous aider dans votre sélection de jeux.

Est-ce que le jeu correspond à l'âge, mais surtout aux intérêts de l'enfant ?

Il est essentiel de tenir compte de l’âge de l’enfant oui, mais surtout de sa phase d’apprentissage et de ses intérêts. En fait, si vous n’aviez qu’un seul critère à retenir pour que votre enfant veuille jouer et manipuler ses jeux, ce serait ses goûts et intérêts. Le plaisir est le critère numéro un à tout jeu. Vous aurez beau avoir acheté le jeu le plus enrichissant du monde, si votre enfant ne l’aime pas, il n’y jouera juste pas…

Si vous achetez un jeu correspondant à l’âge et au niveau de l’enfant, assurez-vous de respecter ses intérêts. D’autant plus que maintenant, avec la variété de jeux disponibles, on y trouve bien souvent notre compte (p.ex. on peut maintenant trouver des blocs de construction pour tous les goûts).

Outre les intérêts, il faut considérer le niveau du jeu par rapport à celui de l’enfant. Je sais que la plupart, voire tous les jeux, indiquent l’âge auquel ils s’adressent, mais comme je l’ai déjà mentionné, l’âge n’est pas toujours le meilleur indicateur.

Tout d’abord, les jeux indiquent souvent une tranche d’âge plus large que ce qu’ils couvrent réellement… question marketing tout simplement. Ensuite, chaque enfant évolue selon un rythme qui lui est propre. Ainsi, ce n’est pas parce que votre enfant a 5 ans qu’il va forcément s’y plaire avec un jeu qui s’adresse aux 4-5 ans par exemple.

Il est important que le jeu représente un défi réalisable, et ce, peu importe que la tranche d’âge du jeu choisi corresponde ou non à l’âge de votre enfant. Un jeu trop complexe (même si supposément adapté en âge) peut être frustrant pour l’enfant et il risque de se tanner et de se décourager.

D’autant plus que souvent, les jeunes aiment pouvoir gagner et sentir qu’ils ont un certain contrôle dans le jeu, et c’est légitime (Attention! Je ne dis pas qu’il faille toujours les laisser gagner! Loin de là… mais toujours perdre c’est « plate » aussi).

Est-ce que le jeu favorise la créativité de l'enfant à travers son implication ?

Le jeu choisi doit être facile à utiliser : pas trop de consignes, pas trop de morceaux nécessitant un assemblage (ici, je le dis plus pour vous chers parents et intervenants, car les enfants s’impatientent souvent quand le jeu prend trop de temps à monter et le risque de perdre des pièces est plus grand).

Autrement dit, le jeu doit être suffisamment simple à utiliser pour donner à l’enfant le goût d’y jouer par lui-même ou avec ses pairs, et ce, dans différents contextes. Je reviens encore au fait que, si l’enfant n’y joue pas, le jeu ne sera pas éducatif point.

Mon conseil, lorsque vous vous trouvez devant l’étalage de jeux et jouets, demandez-vous si votre enfant a des jeux semblables à la maison et s’il les utilise ou non. S’il les utilise, demandez-vous comment il les utilise : est-ce qu’il ne fait que jouer avec les pièces, est-ce qu’il y joue seul, est-ce qu’il n’y joue que quand vous le lui proposez, etc.

Finalement, si vous jugez que le jeu que vous vous apprêtez à acheter sera un « plus » et contribuera positivement à l’apprentissage et au développement de votre enfant, essayez de voir quelles sont ses options et de quelles façons est-ce que votre enfant pourrait l’utiliser.

Est-ce que le jeu peut être utilisé de différentes façons ?

Cette question fait suite à la précédente. Si vous arrivez facilement à voir suffisamment de différentes façons dont le jeu peut être utilisé, c’est bon signe.

Je ne vous apprends rien en vous disant que les enfants aiment non seulement la nouveauté, mais également la variété. Ils se tanneront rapidement d’un jeu qui ne présente que peu d’options. Un jeu où ils peuvent jouer avec la planche, mais récupérer les personnages pour jouer de façon symbolique ou encore combiner à un autre jeu aura plus de valeur et d’intérêt à leurs yeux.

Une autre façon de voir si votre enfant peut jouer de différentes façons avec un même jeu est de voir si celui-ci présente un niveau de difficulté croissant. Autrement dit, demandez-vous si le jeu peut être facilement adapté pour conserver l’intérêt de l’enfant tout en l’amenant à progresser et en représentant un certain défi.

Le but de tout ça, c’est de vous assurer que ce jeu pourra être utilisé de diverses façons, mais surtout avec la plupart de vos enfants (surtout s’ils n’ont pas tous le même âge). C’est la meilleure façon de rentabiliser votre achat en fait.

 

S’il y a une chose à retenir de toutes ces considérations, c’est que l’important pour vos enfants, est qu’ils puissent apprendre dans le plaisir, avec vous ou par lui-même. Le mieux reste encore et toujours de varier les jeux et les activités (jouer dehors, jouer avec d’autres enfants, jouer seul, jouer avec l’adulte, lire une histoire, faire des constructions, faire du bricolage, jouer à un jeu de table, etc.)