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Bien choisir ses jeux éducatifs en 3 étapes faciles

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Dans un billet précédent, je vous parlais du fait que je sois plus portée vers les jeux classiques que vers les jeux dits éducatifs. À la suite de ce billet, certaines personnes m’ont posé des questions et se demandaient si j’étais contre les jeux éducatifs. PAS DU TOUT !!!

En fait, après mûre réflexion, j’ai constaté que j’étais pour tout ce qui peut contribuer à l’apprentissage des enfants. Si vous suivez mes stories Instagram, vous avez peut-être vu passer mon opinion sur ce qu’est un jeu éducatif.

Si vous ne l’avez pas vu, en gros, je considère que tout matériel (jeu ou jouet) peut être éducatif à condition que l’enfant soit impliqué dans le jeu. En fait, je le distingue du jeu pédagogique qui, pour sa part, a un objectif d’apprentissage bien précis (p.ex. apprendre les lettres).

Dernièrement, on dirait que le mot « éducatif » a la cote. Plusieurs jeux sortent sur le marché et sont dits « éducatifs ». Ça devient donc très difficile pour un parent de choisir parmi tous ces jeux, celui (ou ceux) qui conviendront le mieux (lire ici, qui plairont aux enfants et perdureront dans le temps).

J’ai donc pensé vous dresser une liste de quelques questions à vous poser pour vous aider dans votre sélection de jeux.

Est-ce que le jeu correspond à l'âge, mais surtout aux intérêts de l'enfant ?

Il est essentiel de tenir compte de l’âge de l’enfant oui, mais surtout de sa phase d’apprentissage et de ses intérêts. En fait, si vous n’aviez qu’un seul critère à retenir pour que votre enfant veuille jouer et manipuler ses jeux, ce serait ses goûts et intérêts. Le plaisir est le critère numéro un à tout jeu. Vous aurez beau avoir acheté le jeu le plus enrichissant du monde, si votre enfant ne l’aime pas, il n’y jouera juste pas…

Si vous achetez un jeu correspondant à l’âge et au niveau de l’enfant, assurez-vous de respecter ses intérêts. D’autant plus que maintenant, avec la variété de jeux disponibles, on y trouve bien souvent notre compte (p.ex. on peut maintenant trouver des blocs de construction pour tous les goûts).

Outre les intérêts, il faut considérer le niveau du jeu par rapport à celui de l’enfant. Je sais que la plupart, voire tous les jeux, indiquent l’âge auquel ils s’adressent, mais comme je l’ai déjà mentionné, l’âge n’est pas toujours le meilleur indicateur.

Tout d’abord, les jeux indiquent souvent une tranche d’âge plus large que ce qu’ils couvrent réellement… question marketing tout simplement. Ensuite, chaque enfant évolue selon un rythme qui lui est propre. Ainsi, ce n’est pas parce que votre enfant a 5 ans qu’il va forcément s’y plaire avec un jeu qui s’adresse aux 4-5 ans par exemple.

Il est important que le jeu représente un défi réalisable, et ce, peu importe que la tranche d’âge du jeu choisi corresponde ou non à l’âge de votre enfant. Un jeu trop complexe (même si supposément adapté en âge) peut être frustrant pour l’enfant et il risque de se tanner et de se décourager.

D’autant plus que souvent, les jeunes aiment pouvoir gagner et sentir qu’ils ont un certain contrôle dans le jeu, et c’est légitime (Attention! Je ne dis pas qu’il faille toujours les laisser gagner! Loin de là… mais toujours perdre c’est « plate » aussi).

Est-ce que le jeu favorise la créativité de l'enfant à travers son implication ?

Le jeu choisi doit être facile à utiliser : pas trop de consignes, pas trop de morceaux nécessitant un assemblage (ici, je le dis plus pour vous chers parents et intervenants, car les enfants s’impatientent souvent quand le jeu prend trop de temps à monter et le risque de perdre des pièces est plus grand).

Autrement dit, le jeu doit être suffisamment simple à utiliser pour donner à l’enfant le goût d’y jouer par lui-même ou avec ses pairs, et ce, dans différents contextes. Je reviens encore au fait que, si l’enfant n’y joue pas, le jeu ne sera pas éducatif point.

Mon conseil, lorsque vous vous trouvez devant l’étalage de jeux et jouets, demandez-vous si votre enfant a des jeux semblables à la maison et s’il les utilise ou non. S’il les utilise, demandez-vous comment il les utilise : est-ce qu’il ne fait que jouer avec les pièces, est-ce qu’il y joue seul, est-ce qu’il n’y joue que quand vous le lui proposez, etc.

Finalement, si vous jugez que le jeu que vous vous apprêtez à acheter sera un « plus » et contribuera positivement à l’apprentissage et au développement de votre enfant, essayez de voir quelles sont ses options et de quelles façons est-ce que votre enfant pourrait l’utiliser.

Est-ce que le jeu peut être utilisé de différentes façons ?

Cette question fait suite à la précédente. Si vous arrivez facilement à voir suffisamment de différentes façons dont le jeu peut être utilisé, c’est bon signe.

Je ne vous apprends rien en vous disant que les enfants aiment non seulement la nouveauté, mais également la variété. Ils se tanneront rapidement d’un jeu qui ne présente que peu d’options. Un jeu où ils peuvent jouer avec la planche, mais récupérer les personnages pour jouer de façon symbolique ou encore combiner à un autre jeu aura plus de valeur et d’intérêt à leurs yeux.

Une autre façon de voir si votre enfant peut jouer de différentes façons avec un même jeu est de voir si celui-ci présente un niveau de difficulté croissant. Autrement dit, demandez-vous si le jeu peut être facilement adapté pour conserver l’intérêt de l’enfant tout en l’amenant à progresser et en représentant un certain défi.

Le but de tout ça, c’est de vous assurer que ce jeu pourra être utilisé de diverses façons, mais surtout avec la plupart de vos enfants (surtout s’ils n’ont pas tous le même âge). C’est la meilleure façon de rentabiliser votre achat en fait.

 

S’il y a une chose à retenir de toutes ces considérations, c’est que l’important pour vos enfants, est qu’ils puissent apprendre dans le plaisir, avec vous ou par lui-même. Le mieux reste encore et toujours de varier les jeux et les activités (jouer dehors, jouer avec d’autres enfants, jouer seul, jouer avec l’adulte, lire une histoire, faire des constructions, faire du bricolage, jouer à un jeu de table, etc.)

Jeux classiques VS jeux éducatifs : lesquels sont les plus éducatifs ?

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Régulièrement je me fais demander si j’ai des suggestions de jeux éducatifs pour travailler X ou Y habiletés ou compétences.

À chaque fois qu’on me pose la question, j’avoue être toujours un peu embêtée… En fait, je ne sais JAMAIS quoi répondre. Drôle de réponse venant d’une orthophoniste non?

La majeure partie de la matériathèque à ma clinique est composée de jeux de table ou des grands classiques (p.ex. la tour Jenga, le connect four). J’ai très peu de jeux éducatifs qui ciblent un aspect particulier de l’apprentissage ou du développement langagier des enfants.

J’ai donc décidé de vous écrire un billet où je vous partage mon opinion sur les jeux éducatifs et les jeux de table et le pourquoi j’ai beaucoup plus de l’un que de l’autre.

Les jeux éducatifs : pourquoi je les aime « moyen »

Je pense qu’il ne passe pas un mois sans que je ne vois passer, sur mes réseaux sociaux, un nouveau jeu qui travaille une compétence particulière. Je ne sais pas pour vous, mais j’ai parfois l’impression qu’il pleut des jeux éducatifs de toutes sortes.

Comprenons-nous, je n’ai rien contre les jeux éducatifs en tant que tel, mais la plupart d’entre eux présentent, selon moi, des petites lacunes pour travailler lesdites habiletés mentionnées sur leur boîte.

Avec mon métier, j’ai eu l’occasion à plusieurs reprises de tester divers jeux dits éducatifs. Personnellement, j’ai plus souvent qu’autrement été déçue, et ce, pour diverses raisons.

1) On peut difficilement les utiliser dans divers contextes...

Les jeux éducatifs étant très précis, je trouve toujours difficile de les combiner à d’autres jeux ou de les utiliser pour travailler d’autres objectifs. Ça en fait des jeux peu flexibles dont l’utilisation est limitée.

En tant qu’orthophoniste, c’est sûr que j’aime avoir des jeux que je peux utiliser dans plusieurs contextes différents et certains jeux éducatifs (comme la collection Placote que j'adore) s'y prêtent bien. 

Par contre, les parents souvent se demandent quoi faire en dehors des consignes qui viennent avec le jeu. Et c'est là que leur utilisation limitée peut être embêtante dans le cas où vous voudriez jouer en famille. Un jeu éducatif présente souvent des défis/questions précis destinés à une tranche d’âge cible. Si vos enfants ne se trouvent pas tous dans cette tranche d’âge, cela risque de compliquer un peu la donne en matière d’équité.

C’est possible d’aider les plus jeunes pour qu’ils y trouvent également leur compte dans le jeu, mais si le niveau du jeu ne se trouve pas dans la zone proximale de développement* de l’enfant, l’apprentissage sera moins efficace. 

*C’est la distance entre ce que l’enfant peut effectuer ou apprendre seul et ce qu’il peut apprendre uniquement avec l’aide d’une personne plus experte.

2) Une fois les objectifs visés atteints, les enfants n'ont plus de défi, donc moins envie de jouer...

Les jeux éducatifs peuvent présenter de beaux défis à priori. Pour ma part, c’est souvent cet aspect qui m’interpelle le plus. J’aime les questions qu’on peut y retrouver et je m’en inspire dans mes thérapies.

Par contre, une fois qu’on a fait le tour, eh bien… on a fait le tour. Ce que les jeunes aiment dans un jeu de société, c’est tout l’aspect défi qu’il recèle. Par contre, quand les jeunes connaissent les réponses par cœur, le plaisir de relever un défi n’est plus le même et donc l’intérêt est moins présent.

Cela fait donc en sorte qu’il est souvent difficile de jouer plusieurs fois au même jeu éducatif, car on a souvent l’impression « d’avoir fait le tour ».

3) Ils peuvent difficilement être utilisés sans la présence d'un adulte en raison de leur complexité...

Les enfants aiment jouer avec leurs parents, mais ils aiment aussi jouer entre eux (et je serais prête à parier qu’en tant que parent, ça vous fait du bien parfois de voir vos grands jouer ensemble à un jeu pendant que vous vaquez à vos occupations. Vous avez le droit, c’est totalement légitime).

Le problème avec les jeux éducatifs, c’est que, pour la plupart, notamment en raison de cette fameuse zone proximale de développement, ils nécessitent la présence d’une personne plus « expérimentée » si on veut vraiment bénéficier du « potentiel d’apprentissage » qu’offre le jeu.

Plusieurs études démontrent pourtant que le fait de laisser les enfants jouer entre eux à des jeux constitue justement un mode très riche en apprentissages.

4) Quand on veut travailler des objectifs particuliers, il manque souvent des éléments...

Ce point me concerne davantage en tant qu’orthophoniste, mais j’ai cru bon de le mentionner quand même par souci de transparence. Comme je l’ai mentionné plus haut, ce que j’aime bien des jeux éducatifs, c’est qu’ils présentent souvent des questions intéressantes que j’aime utiliser dans mes thérapies.

Toutefois, c’est difficile pour moi d’utiliser un seul jeu comme je le devrais, car il y a toujours des items qui ne correspondent pas à ce que je veux travailler. Je me retrouve alors plus souvent qu’autrement à combiner des morceaux de plusieurs jeux éducatifs pour travailler précisément ce que je cible.

Les jeux classiques : pourquoi je les adore

Je pense que vous aurez compris que pour moi, les meilleurs jeux en termes d’apprentissages restent les bons vieux classiques (p.ex. jeux de parcours, cherche et trouve, blocs, etc.)

1) Les enfants se tannent rarement de jouer à ces jeux simples et rapides...

Les jeux de parcours, les jeux de cartes (comme la bataille), les jeux de dés, etc. ont tous en communs qu’ils sont simples et peuvent se jouer rapidement. Cela en fait d’excellents jeux passe-partout et surtout des jeux avec lesquels on peut jouer à répétition.

Souvent, quand la partie se termine, les jeunes n’ont pas le temps de se tanner et redemandent eux-mêmes de jouer une nouvelle partie. Forcément, si la demande vient du jeune, les chances que la motivation soit élevée sont d’autant plus grandes. Une bonne raison pour en profiter et y glisser certaines notions d’apprentissage qui lui seront utiles.

2) On peut les adapter à une foule de contextes...

Pour ma part, j’ADORE utiliser les jeux de parcours comme renforcement. C’est toujours motivant pour un jeune de voir visuellement son évolution et d’avoir pour défi de gagner la partie.

À ce défi, nous ajoutons une exigence supplémentaire qui peut être soit de dire un mot, de l’épeler, de l’écrire, de formuler une phrase, etc. Bref, toutes les options sont possibles et cela est d’autant plus motivant pour le jeune de répondre à une question ciblée lorsqu’il sait qu’il s’agit de la seule façon dont il pourra faire progresser son pion.

C’est une belle façon également d’ajouter un peu de piquant et de revamper un classique qui prenait la poussière dans l’étagère.

3) Les consignes sont souvent faciles à comprendre...

Une fois qu’on comprend le principe d’un jeu comme la bataille ou encore serpents et échelles, c’est facile d’y jouer encore et encore sans nécessairement avoir recours au livret d’instructions.

Les jeunes peuvent donc reprendre les défis lancés par les parents lors d’une partie précédente et s’amuser entre eux ou encore en inventer de nouveaux pour complémenter un jeu qu’ils connaissent déjà bien. Rien de mieux pour l’imagination.

4) Tous les enfants peuvent y jouer (ou presque)...

C’est probablement ce que j’apprécie le plus des jeux de société classiques. On peut y jouer en famille, et ce, même si les enfants n’ont pas tous le même âge. Tous peuvent y trouver leur compte.

On peut même, durant une même partie, moduler les objectifs selon le niveau de l’enfant. Par exemple, on demandera au plus vieux de nous épeler un mot, mais on demandera plutôt à la plus jeune de nous dire le son que font certaines lettres.

Même si les objectifs sont modulés selon le niveau de l’enfant, comme le jeu classique reste le même, tous ont une chance égale de gagner. C’est d’autant plus motivant pour les plus jeunes qui se sentent parfois désavantagés par rapport au grand frère ou à la grande sœur.

 

 

Au terme de tous ces éléments, je pense que vous avez compris pourquoi je préfère les jeux de société classiques aux jeux éducatifs. Ceci étant dit (écrit), je ne suis pas non plus contre les jeux éducatifs et j'ai mes coups de coeur, mais disons que je suis très sélective dans mes choix.

Proportionnellement parlant, il n’en reste pas moins que j’ai et que j’utilise beaucoup plus de jeux dits « standards » que de jeux éducatifs.

Et vous avez-vous une préférence pour un type de jeux en particulier avec vos enfants?

Mes meilleurs trucs pour réutiliser vos Cherche et Trouve

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Je sais pas si vous, mais moi je suis de plus en plus conscientisée à l’impact de mes actions sur l’environnement. On nous parle souvent de développement durable et des 3R (réduire, réutiliser, recycler). Avant, je pensais que ces principes ne s’appliquaient qu’à ma consommation de nourriture ou encore aux biens pour la maison. Avec le temps, j’ai réalisé que je pouvais étendre la loi des 3R à bien plus que ça, notamment aux jeux et jouets. 

L’un des jouets que j’ai appris à réutiliser, ce sont les fameux cherche et trouve. Qui n’a jamais joué avec un cherche et trouve ? Parfois, j’ai l’impression que les cherche et trouve sont aussi vieux que le monde. En plus, ils se déclinent sous tellement de formes et de thèmes que c’est à ne plus savoir lequel choisir. 

Chez nous, ce sont les fameux « Où est Charlie » qui étaient les plus populaires. Mais on a aussi beaucoup aimé les « Carmen Santiago » et bien d’autres, mais je vous épargne ma liste.

LES CHERCHE ET TROUVE CES MAL-AIMÉS…

Le problème principal des cherche et trouve, c’est qu’ils ne sont généralement pas bons pour plusieurs utilisations (pour la plupart d’entre eux je dirais, à moins que l’un de vos cherche et trouve soit un total hit à la maison). Une fois qu’on a trouvé tous les éléments à chercher et qu’on sait quasiment par coeur où ils se trouvent dans les pages, on perd tout le plaisir associé au défi que procure l’utilisation du cherche et trouve. Bien évidemment, on peut s’amuser à faire un concours de celui qui trouve un objet X le plus rapidement sur la page, mais on s’en lasse rapidement. Je vous propose donc ici quelques moyens de réutiliser vos cherche et trouve de manière à ce qu’ils deviennent un véritable investissement (je ne blague pas, vous comprendrez bien vite pourquoi).

1) CHERCHEZ ET TROUVEZ LES ABSURDITÉS

Votre enfant aime utiliser le cherche et trouve de la façon classique, i.e. pour trouver des images? Pas de problème. Profitez-en pour trouver autre chose que la liste indiquée sur les pages. Et tant qu’à y être, pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups et stimuler le langage par le fait même?

Pour ce faire, amusez-vous à repérer les « choses bizarres » à travers les pages. La plupart des cherche et trouve regorgent d’absurdités et mettent en scène des illustrations qui ne se peuvent pas vraiment (p.ex. une sirène qui fait du ski ou encore un dragon qui se fait consoler par une princesse). 

Pour ajouter un peu de piquant et de défi à votre recherche, faites un concours de celui qui trouve l’image la plus bizarre. Par contre, pour avoir le point, il faut pouvoir justifier et expliquer POURQUOI c’est bizarre, en quoi ça ne se peut pas. C’est trop facile? Alors ajoutez un nombre minimum de raisons à donner pour expliquer en quoi c’est bizarre. Vous verrez, contrairement au classique cherche et trouve qui est plus populaire chez les plus jeunes, cette façon de jouer est très appréciée des enfants de 7-8 ans et même de 9-10 ans!

Cette façon d’utiliser le cherche et trouve vous permettra de travailler les inférences, mais également le discours explicatif avec vos enfants tout en affinant sa compréhension de certains concepts. En tant qu’adulte, je vous invite à renchérir sur les explications de votre enfant pour peaufiner celles-ci.

2) ÉLABOREZ UNE HISTOIRE À PARTIR DES SCÈNES DU CHERCHE ET TROUVE

Amusez-vous avec votre enfant à choisir un ou deux personnages sur l’image. Par la suite, utilisez la scène illustrée pour préciser l’endroit où ils se trouvent et essayer de déduire ou d’inventer pourquoi le personnage se trouve là. Vous pouvez également utiliser les illustrations autour du personnage pour essayer d’anticiper et de prévoir ce qui pourrait lui arriver.

Ce type d’exercice est particulièrement intéressant à faire avec des enfants plus vieux qui sont plus aptes à raconter une histoire et à élaborer leur discours. Par contre, ça peut également être bien utile pour aider un enfant qui aurait de la difficulté à amorcer et même à élaborer son discours, car il y a plusieurs éléments en scène qui lui permettent de s’inspirer et qui peuvent le guider.

3) FAITES DES PRÉDICTIONS

La plupart des cherche et trouve illustrent des scènes mettant de l’avant des actions. Ciblez des personnages dans l’image et amusez-vous, à partir des expressions des personnages, des actions qu’ils font et des autres illustrations autour à inférer ce qui pourrait se passer.

Ce qui est particulièrement intéressant lorsqu’on fait ce genre d’exercice avec un cherche et trouve plutôt qu’avec un livre classique, c’est que c’est moins demandant sur le plan cognitif. En effet, l’enfant n’a pas à tenir compte d’autant d’éléments que dans une histoire classique où, pour faire une inférence ou une prédiction, il doit penser à tout ce qui s’est passé avant, faire des liens avec ses connaissances générales et tenir compte de ce qui se passe actuellement pour anticiper la suite.

Dans un cherche et trouve, l’action est entièrement dans le moment présent. L’enfant n’a donc qu’à tenir compte de ce qu’il voit et de faire le lien avec ses connaissances générales pour prédire la suite.

4) VARIEZ LES STYLES DE CHERCHE ET TROUVE

Quand on pense cherche et trouve, on pense aux livres. Par contre, il y s’en fait de TOUS les genres sur le marché. Ce peut être un bon moyen de les exploiter différemment. Je pense ici notamment aux cherche et trouve qui se présentent sous la forme d’un jeu où chaque table de jeu représente une scène et où on pige des cartes illustrant l’image à trouver sur la scène.

Si vous en avez un à la maison qui croupit sous la pile de jeux non utilisés, je vous donne ici une bonne raison de le ressortir. Comme pour les cherche et trouve plus classiques, il s’est sûrement retrouvé abandonné parce que vos enfants le connaissent par coeur. Eh bien, avec ce petit truc, vous pourrez le ressortir des boules à mites.
Jouez à deux ou en équipe. Votre adversaire pige une carte et doit vous faire deviner l’image à trouver. Lorsque vous avez trouvé l’image en question, vous avez un temps X (déterminez-le au départ ensemble avec votre enfant) pour trouver l’image sur la scène. Autrement, c’est droit de réplique à l’autre qui a alors la possibilité de faire un point. Une façon amusante d’ajouter du défi tout en travaillant le langage par le biais des fameuses devinettes.

Maintenant, vous n’avez plus de raison de ne pas ressortir vos bons vieux cherche et trouve. Et si vous n’en avez pas à la maison, vous saurez maintenant mieux choisir vos prochains achats pour en profiter au maximum avec vos enfants.

P.S. Si ça vous dit d'en apprendre plus sur les multiples façons d'utiliser les livres pour stimuler le langage des enfants tout en ayant un maximum de plaisir, je vous invite à joindre mon groupe Facebook créé tout spécialement à cet effet!

Le jour où j'ai fait une montée de lait contre les émissions où ça parle EN bébé

parler en bébé

L’autre jour, je discutais avec un parent qui me disait que depuis quelques temps, son enfant « tripait ben raide » sur un jeu/émission pour enfants (dont je vous épargnerai le nom parce que ce n’est pas ici le but du présent billet) et il voulait avoir mon avis sur celui-ci. Malheureusement, comme je ne connaissais pas ce jeu à ce moment, je lui ai dit que j’allais le consulter et lui revenir avec ça. C’est donc ce que j’ai fait. Je suis allée télécharger le jeu en question sur mon iPad, me suis ouvert un compte, puis l’ai exploré… Je dois avouer que ça n’a pas pris beaucoup de temps avant que je me fasse ma propre idée : j’étais un peu outrée (pour bien peser mes mots). Pas par le contenu, pas par les images, pas par les activités proposées, mais par UN personnage en particulier! Oui, oui UN seul personnage de ce jeu a suffit pour influencer mon opinion d’orthophoniste sur le jeu/émission en question (lire ici pour me faire dresser les cheveux sur la tête).

Dans ce jeu, le personnage principal est accompagné de son fidèle acolyte. Bon j’avoue, jusque là vous me direz : « OK pis ça fait quoi? » C’est que, voyez-vous, le fameux acolyte a la bien fâcheuse manie de parler EN bébé! Autrement dit, au lieu de dire « cadeau », il dit « ado » ou encore au lieu de dire « Je veux jouer avec toi », il dit « Moi, veux ouer aek toi. »

Ceux qui me connaissent et qui ont déjà assisté à mes ateliers me trouveront un peu contradictoire parce que j’ai si souvent répété que c’était bien de parler bébé  à son enfant alors pourquoi là je m’offusquerais d’un personnage de jeu pour enfant qui parle en bébé? Eh bien, premièrement, il faut faire la distinction entre parler bébé et parler EN bébé. 

 

PARLER BÉBÉ OU LE LANGAGE ADAPTÉ À L’ENFANT

Plusieurs adultes vous le diront et vous l’avez même sûrement déjà remarqué ou vécu vous-même, lorsqu’on s’adresse à un très jeune enfant, on change notre façon de parler. C’est pratiquement un réflexe et on ne s’en rend même pas toujours compte. En fait, c’est un comportement intuitif. Quand on parle à un bébé ou à un bambin, on a tendance à prendre une voix plus aiguë, à exagérer notre intonation, à parler plus lentement et même à étirer les mots.

Tous ces comportements sont 100% naturels et tout-à-fait normaux. C’est d’ailleurs pourquoi on parle de langage adapté à l’enfant dans le jargon orthophonique lorsqu’on fait allusion au fait de parler bébé. En effet, le fait de modifier notre façon de parler lorsqu’on s’adresse à un bébé ou à un jeune enfant est très bénéfique pour son apprentissage de la langue. D’ailleurs, des études ont démontré que les bébés portent davantage leur attention à un adulte qui parle bébé qu’à un adulte qui leur parle comme s’il s’adressait à d’autres adultes.

Lorsqu’on ralentit notre débit de parole, ça attire davantage l’attention du bébé. De plus, le fait d’accentuer notre intonation et d’étirer les mots aide l’enfant à établir les frontières entre les mots d’une phrase donc facilite sa compréhension parce qu’il dégage plus facilement les mots entendus au sein d’une phrase. Les structures de phrases plus simples sont souvent les mêmes donc ça aide également l’enfant à faire du sens de ce qu’on lui dit. Bref, le langage adapté à l’enfant joue un rôle essentiel dans le développement langagier des jeunes enfants et n’est pas inutile. Et puis, pour ceux qui diront qu’ils ont l’air fou, dites-vous que la majorité des gens ont l’air fou étant donné que c’est un comportement totalement intuitif et qu’on le remarque dans plusieurs cultures.

 

PARLER EN BÉBÉ, ÇA C’EST MOINS UTILE

Adapter notre langage afin d’optimiser la compréhension de l’enfant vis-à-vis ce qu’on lui dit n’a rien de mal. Par contre, comme l’enfant apprend la langue par l’exposition aux modèles adultes, parler le plus normalement possible à l’enfant est important. Par normalement, je ne fais pas allusion ici au fait de parler adulte (je contredirais un peu ce que j’ai écrit précédemment), mais plutôt de prononcer les mots comme il se doit et de formuler des phrases complètes. Autrement dit, même si votre enfant dit « toto » pour « auto », vous n’avez pas à dire « toto » également. Dites-lui plutôt le vrai mot. Ainsi, il aura le bon modèle, ce qui lui permettra de l’enregistrer et d’éventuellement bien le prononcer. Ce n’est pas utile pour l’enfant qu’on lui redise un mot comme il vient de le prononcer en espérant qu’il le comprendra mieux. Si en tant qu’adulte, on ne donne pas le bon modèle à notre enfant parce qu’on nomme un animal par le bruit qu’il fait au lieu de par son nom (p.ex. dire un « wouf-wouf » au lieu d’un « chien »), comment fera-t-il pour bien se faire comprendre par un interlocuteur qui n’emploie pas ce vocabulaire qui est propre à notre enfant? C’est le même principe pour les phrases. Ce n’est pas parce que notre enfant dit « Veux jus! » qu’on répétera « Veux jus ». Cela pourrait faire en sorte que l’enfant, par les modèles qu’on lui donne, en vienne à croire que les petits mots fonctions comme « tu » et « du » ne sont pas essentiels dans une phrase. Ou encore, il pourrait même aller jusqu’à ne pas les apprendre dans une situation où il ne les entendrait jamais. À la place, on lui donnera le modèle approprié en répétant « Tu veux du jus? ».

Je ne dis pas ici de reprendre votre enfant ou de le corriger, mais de simplement lui donner le bon modèle pour qu’il y soit exposé et puisse l’intégrer. Le but étant ici d’exposer le plus possible l’enfant aux bons mots et aux bonnes structures de phrases en les disant à plusieurs reprises de la bonne façon et dans divers contextes. P.ex. si l’enfant dit « Veux jus! », on pourra répondre « Ah tu veux du jus? » et lorsqu’on lui sert son gobelet, dire « Voilà, du jus! » et même, lorsqu’on voit l’enfant boire son lait, ajouter « Mmmm! C’est bon du jus! ». Vous voyez donc qu’en l’espace de quelques minutes seulement, à travers des phrases simples, mais grammaticales, on vient de dire trois fois le mot jus. Trois entrées de plus dans le tiroir langagier de l’enfant.

 

ÇA S’APPLIQUE MÊME DANS LES JEUX ET LES ÉMISSIONS

Voilà pourquoi le fait de parler EN bébé est inutile voire nuisible pour le bon développement langagier du jeune enfant. Ci-dessus, j’ai parlé par rapport aux modèles adultes que côtoie l’enfant, mais je pense qu’il ne faut pas non plus négliger l’impact des écrans sur le développement langagier de l’enfant, car ceux-ci font maintenant partie du quotidien de la plupart des ménages. Vous comprendrez donc pourquoi j’étais offusquée lorsque j’ai découvert dans le fameux jeu/émission dont me parlait le parent d’un client qu’un des personnages principaux, parlait EN bébé, ce que je trouve tout simplement contre-instructif.

Les jeux en voyage... Utiles ou encombrants?

Je me rappelle, quand j’étais petite, nous partions tous les étés durant environ deux semaines voir ma famille. Le problème, c’est que ladite famille reste en Abitibi (tsé la place où il y a des mouches plus grosses que ton pouce supposément) donc on en avait toujours pour un minimum de 8h de route… quand tout se passait bien. Je peux vous dire qu’on était « grayés » pas à peu près : musique, jeux vidéos, lecteur DVD portatif, jeux de cartes, cahiers à colorier, jeux de société pour la voiture, etc. Ma mère, en bonne organisatrice qu’elle est, planifiait TOUT pour prévenir le moindre ennui et surtout, pour limiter au minimum le nombre de fois où mon petit frère demanderait : « Maman? On arrive dans combien de temps là? … et maintenant? ». Maintenant que je suis une adulte, je peux comprendre à quel point on n’était pas reposants mes frères et moi et pourtant, quand je me replonge dans ma tête d’enfant, je me rappelle très bien qu’on ne le faisait pas du tout pour mal faire, mais on avait besoin de s’occuper et d’être occupé, peu importe où nous étions. 20 ans plus tard, je constate que c’est la même chose avec les enfants d’aujourd’hui.

En bon parent et adulte responsable, on se dit qu’on ne laissera pas les enfants jouer avec la tablette et les jeux vidéos pendant tout le trajet ni faire jouer des films en boucle quand, pour la plupart, on les connait déjà par coeur… Alors on fait quoi du reste du temps? Et rendu à destination si on veut passer du bon temps en famille sans traîner la bibliothèque de jeux au complet on fait quoi? Je vous l’accorde, ce n’est pas toujours évident de planifier ce qu’on apportera et ce qu’on laissera à la maison. Parce qu’en plus des heures de voiture ou d’avion, il y a les fameuses journées de pluie qu’il faut penser prévoir (surtout si vous restez au Québec). Certains préféreront y aller avec des valeurs sûres et amener des jeux déjà connus et aimés de tous, mais on a souvent déjà fait le tour et ce n’est pas toujours un format voyage très pratique. D’autres parents achètent des nouveaux jeux qu’ils ne sortent qu’au début du voyage, mais comme ils ne les ont jamais essayés avant, il se peut que ce n’était pas ce à quoi on s’attendait et alors, après quelques minutes, les enfants ne veulent plus jouer, car ils n’aiment pas ça. Sans oublier que ce que les enfants aiment par-dessus tout, c’est qu’on joue avec eux et malheureusement, bien peu de jeux sont adaptés à l’ergonomie de la voiture…

Ok dit de même, j’ai l’air très pessimiste moi devant les vacances et les jeux, mais c’est tout le contraire. On peut TELLEMENT s’amuser en famille avec des jeux qui s’adaptent à tous les âges et à toutes les sauces. C’est un peu ce que je veux vous proposer dans ce billet aujourd’hui. Ma liste de jeux préférés à jouer en voiture et qui ne prennent pas trop de place dans les valises pour pouvoir jouer au camping ou dans la chambre d’hôtel sans avoir besoin d’une table 12 places.
Ah oui! En passant, ce n’est pas parce qu’un jeu est « l’fun » qu’il ne peut pas être éducatif. Tout comme ce billet d’ailleurs… Alors avec mes suggestions, vous aurez également des façons d’adapter ces jeux pour jouer différemment tout en conservant un aspect éducatif et de stimulation du langage, et ce, peu importe l’âge de vos enfants.

 

LA MAGIE DES JEUX DE CARTES

Vous réaliserez bien vite que je suis une fan finie des jeux de cartes Djéco. J’adore leur format de poche facile à traîner, leur prix, la qualité des matériaux qui sont très durables et résistants, leur « design » et les 3 millions de possibilités qu’ils offrent (j’exagère à peine je vous le jure).

Mes coups de coeur en termes de jeux de cartes pour les plus jeunes sont tous les jeux de bataille qui conviennent à différents groupes d’âge, mais surtout aux intérêts de vos enfants (BatawafBatasaurusBataclash, et pour les plus vieux Batamo). Ce que j’aime de ces jeux c’est que, bien qu’ils ne soient pas très pratiques en voiture (il faut pouvoir voir les cartes des autres, mais c’est possible tout de même) lorsqu’ils sont joués de la façon classique, on peut les adapter. Par exemple, dans le jeu Batawaf, c’est le plus grand chien qui gagne et à côté des chiens, il y a des chiffres. On peut donc s’amuser à compter et, sans que l’enfant voit l’image, lui demander selon lui quel chiffre est plus gros entre 6 ou 4 par exemple afin de savoir qui gagne. Avec le jeu Batamo, le but est de trouver le plus rapidement un mot qui se trouve dans une catégorie ou qui commence par une lettre précise. En plus, vous pouvez en profiter pour enrichir le vocabulaire de votre enfant en ajoutant des défis supplémentaires (p.ex. le premier qui trouve 3 mots de la catégorie pigée au lieu d’un seul ou pour les plus vieux, il faut épeler correctement le mot commençant par la lettre pigée). Cela permet d’augmenter le temps de jeu sans que ça ne paraisse et le jeu conserve son intérêt plus longtemps, car on peut y ajouter des variantes.

Toujours dans les jeux de cartes que j’adore chez Djéco, il y a les fameux jeux des familles, plus communément appelés « pige dans l’lac » : Happy Family et Mini Family notamment. Ce que j’aime surtout de ces jeux, c’est qu’on a différentes possibilités de familles, ce qui, encore une fois, est super pour travailler et développer le vocabulaire. Par exemple, dans Happy Family, on peut jouer selon les animaux ou les métiers. Par contre, comme les pige dans l’lac peuvent être damnants à la longue, on peut transformer ce jeu une fois rendu à destination en jeu de mémoire (le premier qui trouve une famille complète gagne par exemple). On peut aussi s’ajouter un défi dans le jeu des familles en demandant à notre enfant de deviner quel membre de la famille on a pour obtenir la carte demandée par exemple. Bref, les jeux de cartes Djéco, il y en a une panoplie que j’adore tous autant les uns que les autres, mais j’ai ciblé ici ceux que je trouvais qui s’adaptaient le mieux à la voiture.

Pour d’autres moments qu’en voiture, il y a aussi le populaire Dobble, le jeu par excellence quand on attend au restaurant par exemple. Il se traine si bien dans une sacoche en plus! À 26 ans, c’est un « must » que j’ai toujours avec moi et auquel on prend plaisir à jouer même entre adultes. Il y a aussi une version pour les plus jeunes. Ce que j’aime particulièrement de ce jeu, c’est qu’il demande d’accéder rapidement aux mots, parce que si on ne nomme pas l’image qu’on pointe ou qu’on ne nomme pas le bon mot, on ne peut pas avoir la carte. C’est sûr par contre qu’à la longue, on vient à connaître les images, mais on ne peut jamais connaître parfaitement le jeu, car cela varie toujours.

 

LES JEUX HYBRIDES : PRATIQUES PARTOUT!

Certains jeux ne demandant pas autant de support visuel. C’est le cas d’un de mes jeux favoris : Time’s up (il y en a une version pour les plus jeunes d’ailleurs). Ce jeu fait appel à notre capacité à récupérer les mots dans notre « dictionnaire interne ». C’est aussi un super jeu pour se pratiquer à faire de belles devinettes et à deviner la réponse à partir des indices que les autres nous donnent. En plus, le jeu vient avec un sac de transport.

Dans le même style, si vos enfants sont plus vieux, le jeu Contrario est une belle façon de découvrir de nouvelles expressions et ce qu’elles signifient (et il vient lui aussi avec un sac de transport). Amusez-vous à trouver le plus rapidement possible l’expression contraire à celle pigée. Ça peut parfois donner lieu à des bons fous rires et des nouvelles expressions dites par vos enfants. Dans ces moments, profitez-en pour leur expliquer la bonne expression et ce qu’elle signifie et s’ils en confondent deux (p.ex. ne pas y aller avec le dos de la main morte pour ne pas y aller avec le dos de la cuillère ou ne pas y aller de main morte), vous pourrez alors les préciser et vous amuser à les réutiliser durant le voyage quand l’occasion s’y prêtera (vous remarquerez que ce sont toujours les moments loufoques dont on se rappelle le plus).

 

QUAND C’EST PRATIQUE, C’EST ENCORE PLUS PLAISANT

Voyager en voiture vient souvent avec son lot de désagréments étant donné qu’on est un peu (ok pas mal) limité par la ceinture de sécurité et l’espace restreint (mais c’est pour notre sécurité alors on ne s’en plaint pas). Fort heureusement, il existe aujourd’hui une foule de produits sur le marché pour vous éviter les crises existentielles en plein coeur de votre road trip parce qu’un de vos enfants aurait échappé un bonhomme ou qu’une carte du jeu serait tombée entre la craque de la porte et du siège (fait vécu ici…). J’ai vu, sur le compte Instagram de Tatouée Maman, un accessoire qui m’a conquise et dont je ne pouvais pas ne pas vous parler. Il s’agit du plateau de voyage Snack and Play qui est « don’ pratique » (je l’ai d’ailleurs conseillé à plusieurs personnes et certains l’ont acheté et disent ne plus s’en passer lors des longs voyages notamment). Ce plateau est tout ce qu’il y a de plus pratique : vous pouvez y laisser des jeux et des collations accessibles à vos enfants dans les poches de côté et ils n’en échapperont pas partout autour puisque tout tombe… dans le plateau À REBORDS!

Bref, vos enfants n’auront plus d’excuses pour vous dire « que c’est donc ben long!!! » et vous pourrez profiter des nombreux jeux qui s’offrent à vous durant ces heures (ou même juste une heure) de route pour ajouter des défis qui stimuleront le langage de vos enfants sans même qu’ils s’en rendent compte, et ce, peu importe leur âge.