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Est-ce que votre jeune est VRAIMENT dyslexique?

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Généralement, quand on me parle de difficultés de lecture, on s'inquiète quasi-automatiquement en se disant que c'est forcément une dyslexie*. Il est indéniable qu'il s'agit d'un trouble spécifique du langage écrit. Toutefois, avec l'expérience, j'ai rapidement réalisé qu'il y a autant de types de difficultés en lecture et en écriture qu'il y a de jeunes... En effet, le seul point commun que je trouve à tous ces jeunes qui viennent me consulter sont les difficultés en lecture (et en écriture). Le langage écrit faisant partie de mes spécialités, mais surtout étant l'un de mes principaux champs d'intérêts dans mon domaine, j'ai décidé de vous écrire un billet sur la fameuse dyslexie pour la démystifier autrement.  

Environ 1 jeune sur 5 présente des difficultés en lecture (et en écriture). Toutefois, ces difficultés n'ont pas toutes la même « cause ». Dans d'autres mots, bien que la dyslexie pose véritablement défi à l'apprentissage et à l'automatisation de la lecture, ce ne sont pas toutes les difficultés de lecture qui sont forcément une dyslexie. 

La véritable dyslexie

La dyslexie c'est quoi? En résumé, il s'agit d'un déficit de lecture associé à des difficultés sur le plan du traitement des sons. Un mot ce n'est rien d'autre qu'une composition de différents sons qui, mis ensemble, font du sens. Ces sons, on les appelle les phonèmes. Lorsqu'on apprend à lire, on apprend à créer des associations entre les lettres de l'alphabet et les sons qui forment les mots. Autrement dit, on apprend qu'une lettre fait tel son ou qu'un son s'écrit avec telle lettre ou séquence de lettres.

L'individu dyslexique présente des difficultés à établir les bonnes correspondances entre les sons et les lettres (aussi appelées graphèmes). Par exemple, il est difficile pour lui de savoir que le son /u/ s'écrit ou et non au ou encore que le son /b/ s'écrit b et non d. On pourrait parfois penser, devant la ressemblance visuelle de certaines lettres, que les erreurs commises par les dyslexiques sont d'ordre visuel. L'aspect visuel peut notamment jouer un rôle dans les difficultés de lecture et d'écriture. Toutefois, dans le cas où il s'agit plutôt d'une difficulté sur le plan du traitement des sons, la fameuse confusion b/d ou p/q n'est pas associée au fait que l'individu dyslexique ne distingue pas ces lettres. C'est plutôt parce qu'il ne peut se rappeler quelle lettre va avec quel son, ce qui est d'autant plus difficile quand en plus, les lettres se ressemblent visuellement parlant.

L'individu dyslexique peut également éprouver de la difficulté avec les séquences de sons d'où le fait qu'il inverse ou omet notamment des syllabes dans les mots. 

ATTENTION! Ce n'est pas parce qu'une personne est dyslexique qu'elle est nécessairement « moins intelligente ». Ça n'a AUCUN lien. 

Mais si c'est pas une dyslexie, c'est quoi alors?

Trouble développemental du langage

Les difficultés de lecture peuvent être attribuables à une multitude de facteurs variés. En tant que professionnelle du langage, il m'arrive souvent de voir des jeunes avec un trouble développemental du langage (donc une atteinte principale du langage oral) avoir également des difficultés en lecture sans pour autant que ce soit de l'ordre de la dyslexie. 

En effet, ces jeunes qui ont parfois de la difficulté à s'exprimer comme à comprendre, ne maitrisent pas bien le langage à l'oral. Je vous laisse imaginer alors le défi que cela représente pour eux d'apprivoiser le langage écrit qui est, disons-le, assez différent et assez complexe par rapport à l'oral. Ainsi, toute l'énergie mise pour comprendre le sens des mots et des phrases à l'écrit ou encore pour organiser son discours en contexte de production écrite est sollicitée. Il en reste peu pour bien décoder les mots ou bien les orthographier. 

Ces jeunes qui ont des difficultés sur le plan du langage oral trouvent généralement plus ardu l'apprentissage de la lecture et de l'écriture parce que cela demande d'emblée une bonne maîtrise du langage. À l'école, une des façons d'évaluer le « niveau de langage » passe par la lecture et l'écriture. Ainsi, on tend à assumer que le jeune présente des habiletés langagières suffisantes lorsqu'on évalue le code écrit et toutes ses particularités, ce qui n'est pas le cas pour tous les élèves... 

Trouble du traitement auditif

Il existe un trouble dont on entend peu parler, mais qui pourtant a des conséquences sur plusieurs sphères : le trouble du traitement auditif (TTA). Il s'agit d'une « incapacité à analyser correctement et à traiter les sons entendus »**. 

Les difficultés de lecture et d'écriture présentées par un individu présentant un TTA peuvent s'apparenter à celle d'une dyslexie sans pour autant en être une. Les individus avec un TTA ont également des difficultés avec la perception des sons à l'oral, ce qui n'est pas forcément le cas des dyslexiques. Par exemple, ils pourraient confondre le mot poisson et poison parce qu'ils se ressemblent beaucoup sur le plan de la sonorité. De plus, il ont également de la difficulté à établir les frontières entre les mots, du fait qu'ils ont de la difficulté à analyser correctement les sons entendus. Cette difficulté transparait davantage à l'écrit qu'à l'oral. Ainsi, ils pourraient écrire « léléphant » au lieu de l'éléphant. 

Force est donc de constater que si le jeune éprouve de la difficulté à traiter les sons à l'oral, l'apprentissage de la lecture et de l'écriture sera d'autant plus ardu...

Et plein d'autres possibilités...

Je vous ai parlé plus en profondeur de troubles langagiers qui peuvent avoir un impact sur l'apprentissage de la lecture et de l'écriture, car c'est directement associé à ma profession, mais il y en a plusieurs autres. 

Pour n'en lister que quelques uns :

  • Trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) : Ce trouble est notamment associé à de l'impulsivité et à des difficultés sur le plan de l'attention, de l'organisation et de la planification. On comprend donc que, l'apprentissage de la lecture et de l'écriture demandant toutes ces capacités, cela peut avoir un certain impact... 
  • Problèmes associés à des difficultés de traitement visuel : est-ce que l'enfant est en mesure d'établir un bon focus sur la page, de « scanner » le mot au complet, etc? On s'entend que s'il ne voit pas l'ensemble des mots qu'il doit traiter, l'apprentissage de la lecture risque de ne pas être de tout repos.

Ok et maintenant je fais quoi si mon jeune a des difficultés de lecture?

Tout d'abord, la seule façon de distinguer quelle est l'origine de ces difficultés est de consulter un professionnel notamment une orthophoniste ou un neuropsychologue. À l'aide de tests spécifiques, ils pourront vous dire si votre enfant est véritablement dyslexique ou si ses difficultés sont attribuables à autre chose. 

Aussi, il est important de savoir que ce n'est pas parce que votre enfant est dyslexique qu'il ne pourra jamais s'améliorer en lecture ni en écriture. Peu importe l'origine des difficultés de votre enfant, il progressera à son rythme. Par contre, pour lui assurer la meilleure progression possible, il est important de savoir à quel trouble on a affaire histoire de proposer des interventions spécifiquement adaptées. 

Si vous avez des questions concernant les difficultés de lecture et/ou d'écriture de votre enfant, la meilleure façon d'en avoir le coeur net c'est de consulter un spécialiste (Dr. Google est bien généreux de ses informations, mais elles ne sont pas toujours nuancées). 

*Pour faciliter la compréhension de ce texte, je parle ici de dyslexie, mais en jargon orthophonique, on parlera plutôt de trouble spécifique du langage écrit. 

**Définition tirée du document de l'institut Raymond-Dewar.

Avez-vous déjà pensÉ utiliser le coin-coin pour apprendre?

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Je suis ce genre d'orthophoniste qui cherche toujours l'aspect pratico-pratique dans le théorique. J'ai besoin de comprendre à quoi sert un concept, mais j'ai surtout besoin de comprendre comment il pourrait servir à mes clients au quotidien. Je trouve que l'impact est beaucoup plus puissant quand les jeunes réalisent que non seulement X concept fait du sens, mais aussi qu'il leur est vraiment utile au quotidien.

Dernièrement, il m'est arrivé plus souvent qu'autrement d'arriver en rencontre et de changer totalement mes plans pour partir de ce dont mon client me parlait et j'ai vu la puissance de cette action. Ces thérapies « improvisées » se sont d'ailleurs avérées être nos préférées à moi et à mes clients, car je suis vraiment leurs intérêts à ce moment et ils peuvent comprendre plus aisément en quoi toutes les stratégies qu'on travaille ensemble ne sont pas « que du vent ».

L'autre jour, j'étais en rencontre avec un client à distance. Dès les premières minutes, il était tout fier de me montrer qu'il savait maintenant faire un « coin-coin » (ou cocotte pour les Français) en origami. Il en avait une collection d'ailleurs. Ça m'a donc tout de suite donné une idée. J'ai laissé tomber mon « planning » de la rencontre et ai proposé à mon client de faire un coin-coin spécial orthophonie. Il était tellement enthousiaste à l'idée de faire un autre coin-coin qu'il s'est empressé d'embarquer dans l'activité. 

Fabrication du coin-coin :

1) Ciblez des règles ou des concepts que vous voulez travailler avec l'enfant. Ici, j'avais ciblé des règles orthophoniques qu'on avait travaillées précédemment et que je voulais consolider.

2) Une fois que vous avez ciblé ces règles/concepts, inscrivez-les à l'intérieur du coin-coin. Ce sera la question finale à poser. Demandez à l'enfant de vous donner la réponse à inscrire juste dessous (de mon côté, j'ai laissé mon jeune faire son propre coin-coin et j'ai fait le mien en parallèle. Je vous explique plus loin pourquoi j'aime cette option d'avoir chacun son coin-coin).

3) Sur la face pliée à l'intérieur, choisissez des mots de vocabulaire qui sont reliés aux règles inscrites. En les écrivant, cela permettra à l'enfant d'appliquer les règles que vous venez juste de réviser. 

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4) Sur les faces extérieures, vous pouvez écrire d'autres mots si ça vous dit. Pour ma part, j'ai écrit la phrase : « Donne-moi un mot à épeler ». Cela laisse à l'autre joueur le plein choix du mot que l'autre pourra épeler (ce qui est génial si on veut en profiter pour faire travailler les mots de vocabulaire de la semaine... Je dis ça juste comme ça).

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Et voilà, votre coin-coin est maintenant prêt à être utilisé! 

Pour jouer :

Il y a, selon moi, autant de façon de jouer avec le coin-coin qu'il y a de sortes de coin-coins à faire. Ici, j'ai décidé d'utiliser le coin-coin pour qu'on puisse vraiment travailler les règles qu'il contenait. Ainsi, mon jeune devait épeler le mot que je lui donnais (en lien avec une des règles inscrites à l'intérieur), puis ensuite épeler le mot que je choisissais parmi les mots inscrits dans le coin-coin. Finalement, il reprenait un peu le « pouvoir » en me posant la question finale en lien avec une règle et à laquelle je devais répondre.

Comme nous avions chacun notre coin-coin, on pouvait jouer chacun notre tour. J'aime cette idée, ce qui permet d'inverser les rôles et de ne pas toujours avoir à donner le même type de réponse. 

Ici, j'ai utilisé le coin-coin comme moyen de travailler des règles orthographiques vues dans le cadre d'un suivi en orthophonie, mais il y a vraiment une foule de façons de l'utiliser :

  • Pour les mots de vocabulaire qui sont plus difficiles à retenir ;
  • Pour les conjugaisons ;
  • Pour des devinettes ;
  • Pour inventer une histoire ;
  • Pour travailler les calculs mentaux.

Bref, vous pouvez vraiment l'adapter selon les besoins de votre enfant. D'ailleurs, ce que j'aime particulièrement de ce type de jeu, c'est que, bien qu'on n'y jouerait pas une journée de temps, on a toujours bien du plaisir à jouer quelques coups, ce qui fait en sorte que la rétention de l'information est d'autant meilleure. Le jeune prend plaisir à le faire et y est exposé à plusieurs reprises en plus d'avoir un modèle exact que ce soit avec les réponses de l'adulte ou par ce qui est écrit dans son coin-coin.

Sur cette suggestion, je vous souhaite de mots moments d'origami et d'apprentissage par le jeu.

 

 

4 applications iPad franco pour travailler la lecture et l'écriture

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Lorsque j'apprends, j'aime varier le contexte d'apprentissage, le médium d'apprentissage et le contenu de ce que j'apprends. Ça me garde motivée et j'ai l'impression de mieux retenir la matière. J'ai constaté que c'est la même chose avec les jeunes que je vois dans mon bureau. Ils aiment « changer le mal de place » comme on dit en bon québécois. Et plus je varie mes activités, plus ils apprécient et meilleure est leur capacité de rétention de l'information.

Un des éléments que les parents (et les jeunes) me disent trouver difficile sont les leçons! Ah les leçons! J'ai beau avoir fait partie de ces privilégiés qui aiment l'école et qui n'ont pas de difficultés à se conformer aux système et à réussir, reste que moi aussi je les trouvais donc lourdes ces périodes de leçons. J'imagine donc assez facilement à quel point ça peut être pénible pour un enfant éprouvant des difficultés à l'école de devoir en plus se concentrer à la maison pour apprendre et réviser la matière... et plus particulièrement les mots de vocabulaire.

Je pense que l'une des façons les plus ennuyeuses (et parmi les moins efficaces) pour apprendre l'orthographe des mots consiste à les épeler à voix haute. J'aime donc souvent proposer aux parents diverses alternatives pour travailler les mots de vocabulaire avec les jeunes à la maison. Parmi ces alternatives, on trouve le iPad! Oui oui, pour moi, le iPad est un super outil, si bien utilisé. Par contre, c'est tellement facile de se perdre parmi toutes les applications proposées et c'est encore plus difficile d'en trouver en français. 

J'ai donc décidé de vous lister ici mes 8 applications préférées pour travailler l'orthographe et les mots de vocabulaire sur le iPad.

*Comme cet article est passablement long, je vous l'ai séparé en deux parties. La partie 2 sera dévoilée la semaine prochaine.*

1) Lecture flash

Probablement l'application que j'utilise le plus souvent, lecture flash permet surtout de travailler la lecture. Grâce à cette application, vous pouvez créer d'avance des listes de mots et l'enfant peut ensuite les faire défiler comme un diaporama. Vous pouvez ajuster le temps entre les mots, ce qui permet à l'enfant de d'abord lire le mot, puis de l'écrire par exemple. 

  • Ce que j'aime : non seulement on peut inscrire les mots de notre choix (par exemple on fait une liste pour les mots difficiles à retenir par notre enfant), mais on a également accès à une liste exhaustive de mots qu'on peut trouver à partir de critères qu'on inscrit simplement dans la barre de recherche (p.ex. les mots finissant par -eau), ce qui permet d'enrichir le vocabulaire de l'enfant et de travailler de manière plus approfondie des règles d'orthographe lexicale qui sont moins bien maitrisées. 
  • Ce que j'aime moins : il n'y a pas d'option « dictée » où les mots pourraient être lus à voix haute par l'application. L'enfant doit d'abord les lire pour ensuite les écrire. Cette application venant de la France, les mots sont classés selon le système scolaire de France donc il faut connaitre les équivalences de niveaux scolaires avec le Québec.

2) J'accorde

Je n'utilise pas beaucoup cette application dans mes thérapies, mais je la suggère souvent aux parents. L'application J'accorde (vous l'aurez deviné) concerne les accords grammaticaux, mais plus précisément l'accord du participe passé, des classes de mots et les homophones. 

  • Ce que j'aime : l'application est très facile à comprendre. Les directives sont claires et on est même guidés pendant qu'on la découvre. On y présente les règles de façon claire et simple, il est possible de faire des exercices et de suivre sa courbe de progression. C'est une belle application pour que les jeunes développent leur autonomie dans leurs apprentissages. 
  • Ce que j'aime moins : il y a souvent un pop-up qui apparaît pour nous inviter à créer un profil, mais on n'est pas obligé de le faire. Cela demande quand même un certain encadrement de la part de l'adulte, car il est facile de se perdre dans les différentes options.

*Disponible aussi sur Android et Google Play.

3) Magie des mots

Cette application est mon application hybride par excellence : je l'utilise autant en thérapie que je la conseille aux parents de mes clients pour les leçons à la maison. Cette application est vraiment axée sur l'orthographe et permet à l'enfant de réviser ses mots de différentes façons, soit en recopiant, avec une dictée, en replaçant les lettres dans l'ordre ou en écrivant tout simplement le mot à partir d'un clavier de lettres.

  • Ce que j'aime : j'aime particulièrement l'option dictée qui permet de laisser l'enfant travailler ses mots de façon autonome. On peut choisir parmi les listes proposées ou créer nos propres listes à partir des mots de vocabulaire à apprendre. J'aime aussi beaucoup le fait que les consignes soient dictées, ce qui est souvent facilitant notamment pour les enfants qui ont des difficultés de lecture et d'écriture. On peut avoir l'option des lettres majuscules et minuscules.
  • Ce que j'aime moins : en fait, je ne sais pas ce que j'aime moins...

4) Bloc-notes

Bloc-Notes est une application toute simple qui permet d'écrire sur la tablette comme lorsqu'on écrit avec un crayon. Les enfants (et moi-même) l'aiment particulièrement parce que cela leur permet de « changer le mal de place ». 

  • Ce que j'aime : on peut s'amuser à écrire de différentes couleurs, changer la grosseur du crayon. On peut changer la page tout simplement si on change de leçon, ce qui permet de facilement revenir en arrière si on veut revenir sur un concept expliqué plus tôt. Ça peut être un super outil de renforcement pour s'amuser en fin de devoirs tout en continuant à apprendre (super génial pour pratiquer les mots d'orthographe ; je dis ça juste comme ça hi hi). Ça permet de travailler tout de même avec la prise du crayon si vous avez un crayon spécialement conçu pour la tablette (je vous conseille un petit crayon tactile que vous pouvez vous procurer au coût d'environ 10$). 
  • Ce que j'aime moins : c'est plus difficile de garder le contrôle de la tablette et les jeunes peuvent être portés à dessiner et à s'amuser à écrire des mots autres que ceux qu'on veut travailler.

C'est ce qui fait le tour de mes applications préférées. J'en ai toutefois encore plein d'autres en banque qui permettent de travailler différentes habiletés sur le plan langagier. Ça vous intéresse que je vous en partage d'autres? N'hésitez pas à m'en faire part!

De mon côté, j'aimerais bien savoir quelles sont vos applications coup de coeur à la maison?

 

Pourquoi maîtriser la langue ce n'est pas important qu'en français

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Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours A-DO-RÉ la langue française. Lire et écrire, décortiquer les règles de grammaire, connaitre l'étymologie des mots, c'est tout moi. Mon copain lui, c'est tout l'inverse. Il DÉTESTE le français, la lecture et l'écriture au plus haut point et il ne le fait que par obligation professionnelle.

Je me rappelle quand on était au Cégep, il avait beaucoup de difficulté dans ses cours de français et moi, en bonne tutrice de français, je l'aidais beaucoup. Puis, le jour où il a terminé tous ses cours de français, il a avec grand plaisir jeté (recyclé en fait) tous ses livres et notes en disant : « Bon enfin j'aurai pu jamais à me concentrer pour bien écrire et d'être obligé de lire... »

Je peux maintenant vous dire que 12 ans plus tard, il doit écrire et lire plus que jamais!

Tout apprentissage passe par le langage

On pense à tort que la lecture, l'écriture et le langage en général ce n'est utile qu'en français puisque c'est ce qui y est le plus directement associé. Miiinp (entendre le son d'un klaxon à un quiz quand on n'a pas la bonne réponse). Le langage c'est TELLEMENT plus large que juste des règles de grammaire et d'orthographe et formuler des phrases! 

Si vous ne me croyez pas, j'ai pensé vous dresser une liste (TRÈS) sommaire des matières, situations où la lecture, l'écriture et le langage en général sont nécessaires voire essentiels...

Utiliser le langage dans les matières scolaires

  1. En mathématiques : pensez aux consignes à lire pour bien répondre à la question, au paragraphe de résolution de problème, aux étapes qu'il faut écrire pour s'assurer qu'on a bien résolu le problème et qu'on n'a rien oublié...
  2. En sciences : pour développer ses connaissances en science, l'élève doit souvent faire des lectures dans les manuels scolaires, puis répondre à des questions. Aussi, il faut souvent faire des recherches pour des travaux et présentations orales. Ainsi, l'élève aura à écrire des mots clés en lien avec sa recherche sur Internet (pas toujours évident de savoir comment écrire certains termes plus scientifiques) et à lire des paragraphes pour faire le tri dans les résultats de recherches. Il devra ensuite faire le tri de tout ça pour élaborer un plan et organiser son discours afin que son travail/oral fasse du sens.
  3. En éducation physique : comprendre et expliquer les règles d'un jeu représente souvent un défi de taille pour les enfants. Même si le jeu implique de bouger, la compréhension et l'explication des règles sont pourtant 100% langagières.

Je n'ai listé ici que trois exemples, mais vous comprenez que le langage est à l'avant-plan des apprentissages scolaires, mais également du bon fonctionnement de l'élève au sein de la classe. D'ailleurs, cet article est le premier d'une série où je vais décortiquer plus en profondeur à quel point le langage est utile et comment il peut avoir un impact sur notre vie.

Le langage APRÈS l'école

Contrairement à ce que mon copain aurait pu penser notamment pour la lecture et l'écriture, ce n'est pas parce qu'on n'a plus de cours de français qu'on cesse subitement d'avoir besoin du langage... 

Eh non! Disons qu'il s'est retrouvé un peu désillusionné lorsqu'il a démarré son entreprise et qu'il a constaté la quantité faramineuse de courriels qu'il devait rédiger ET lire...Sa balloune a pété assez vite et assez fort comme on dirait en bon québécois (pour les français, ça signifie qu'il est vite retombé sur terre). Plus on a de responsabilités, plus on doit mettre nos compétences langagières à profit.

Si vous vous y arrêtez un instant, pensez à TOUTES les occasions où vous utilisez le langage et vous constaterez bien vite que ça fait partie de votre quotidien...

  • Poser une question à un commis/vendeur ou encore commander au restaurant.
  • Expliquer une notion à vos collègues de travail. 
  • Résumer un problème que vous avez rencontré au bureau à votre conjoint(e).
  • Envoyer des courriels.
  • Lire des articles pour le travail ou encore tout simplement lire pour vous divertir. 
  • Lire les panneaux de circulation pour trouver un nom de rue.
  • Lire les étapes d'une recette et aussi connaitre le nom des ingrédients.
  • Etc.

Pratiquement toute occasion est sujette à utiliser le langage.

D'ailleurs, l'analphabétisme, la dyslexie et le trouble du langage sont souvent présentés comme des handicaps invisibles. Cela est tout à fait légitime quand on comprend à quel point le langage fait partie intégrante de notre vie « fonctionnelle » en société. 

Et vous? Avez-vous déjà rencontré des situations où vous vous sentiez limités parce que la communication avec vos interlocuteurs n'était pas claire? Comment vous êtes-vous senti dans ce moment?

5 raisons pourquoi vous voulez Story Play'R

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Tout récemment, une amie m’a fait découvrir une vraie mine d’or de livres numériques! Et depuis, je ne peux plus m’en passer! En plus de l’avoir fait découvrir à plusieurs collègues et amis parents qui eux aussi sont rapidement devenus accros! Il s’agit de Story Play’R.

C’est quoi ce magnifique site dont je suis folle amoureuse? C’est en fait une bibliothèque numérique d’albums jeunesse qui s’adresse plus particulièrement aux enfants âgés entre 3 et 8 ans. Autrement dit, c’est un accès illimité (payant, mais vraiment accessible, je vous en parle plus loin) à des ebooks traitant d’une foule de sujets variés! C’est sûr que vous et votre enfant y trouverez votre compte! Je vous le garantis.

Je vous dirais que l’une des raisons principales pour lesquelles j’ai rapidement accroché à ce site, c’est qu’on utilise le numérique pour développer le goût de la lecture chez les jeunes enfants. Étant moi-même une militante des bienfaits de la lecture et une fan du numérique, ça me rejoignait pas mal disons. Mais ce n’est pas tout! La joie du numérique, c’est que ça permet de faire des choses qu’on ne pourrait faire avec un livre papier (on s’entend que rien ne remplacera jamais un livre papier, mais il faut se faire à l’idée que les technologies sont maintenant omniprésentes dans nos vies… Alors aussi bien en profiter).

Parce que je pourrais vous écrire 3 pages des raisons pour lesquelles je suis rapidement tombée accro à ce site, j’ai décidé de me structurer un peu en vous présentant en cinq points ce qu’il y a de si génial à ce site...

ACCESSIBLE SUR ORDINATEURS, TABLETTES ET TÉLÉPHONES INTELLIGENTS

Que vous soyez sur Apple ou Microsoft, le site et l’application est compatible avec toutes les plateformes. Souvent, je vois des parents avec un téléphone intelligent et les enfants qui ont leur tablette à eux avec leurs propres applications. Et bien, la beauté de la chose c’est que vous pouvez avoir accès à votre compte peu importe le support! Vous êtes dans une salle d’attente et avez oublié la tablette à la maison? Pas grave! Si vous avez l’application sur votre téléphone intelligent, vous avez accès à toutes vos histoires favorites et préenregistrées simplement en vous connectant à votre compte! C’est très pratique je dois dire!

ACCESSIBLE PARTOUT : AVEC WI-FI OU SANS WI-FI AVEC TÉLÉCHARGEMENT

Si vous avez l’application sur votre tablette ou sur votre téléphone intelligent, vous pouvez avoir accès à vos histoires favorites en tout temps, peu importe l’endroit. Même pas besoin de Wi-Fi! Ça c’est GÉ-NI-AL notamment pour les voyages en voiture ou en avion! Vous n’avez qu’à préalablement télécharger vos histoires favorites et hop le tour est joué. Vous y avez donc accès en tout temps, connexion internet ou non. C’est un pas pire dépanneur pour la génération internet. 

ON PEUT CRÉER SA PROPRE BIBLIOTHÈQUE

La première chose que j’ai faite en fouinant sur la plateforme a été d’immédiatement ajouter mes livres favoris à la section « Favoris ». Ainsi, lorsque je veux en réutiliser un que j’ai particulièrement aimé en thérapie avec un enfant, je n’ai qu’à aller dans mes favoris et à le sélectionner. C’est pas mal moins long que de faire le tour de la bibliothèque. Je trouve aussi cela génial pour les jeunes enfants, car c’est facile pour eux de se perdre à travers toutes les options que peut offrir une application comme celle-ci. Ainsi, si vous les dirigez directement sur la page de vos favoris, il pourront facilement sélectionner les histoires qu’ils avaient le plus appréciées. D’ailleurs, les enfants, lorsqu’ils aiment une histoire, n’ont aucun problème à l’écouter en boucle. La section « Favoris » vous évitera bien des maux de tête à toujours devoir interrompre vos activités pour remettre l’histoire de votre enfant au début. Parce qu’il ne faut pas se le cacher, le fait d’avoir accès à des histoires numériques, c’est également pour que l’enfant puisse développer une certaine autonomie dans la lecture et la découverte des livres et c’est tout à fait correct de le laisser parfois explorer les histoires par lui-même.

DEVENIR LE NARRATEUR DE SON LIVRE PRÉFÉRÉ, PUIS S’ÉCOUTER

Ce que j’aime particulièrement, c’est qu’il est possible de devenir narrateur de l’histoire. Vous aimez un livre, mais n’aimez pas la façon dont l’histoire est racontée? Ou encore vous aimeriez ajouter des extras à l’histoire de votre choix? Alors enregistrez-vous tout simplement. Ainsi, si vous n’avez pas le temps de raconter l’histoire à votre enfant ou que celui-ci veut l’écouter pour la énième fois, mais que ça ne vous le dit pas de relire encore et encore l’histoire de la princesse qui n’aimait pas les petits pois, et bien je vous suggère de l’enregistrer lors d’une de vos lectures. Ainsi, votre enfant y aura toujours accès et vous bien, vous aurez un petit répit pendant qu’il réécoute l’histoire du lapin qui voulait être un lion même s’il la connait par coeur. 

P.S. Si vous ne l'avez pas vue, je vous invite juste ici à me laisser votre courriel et vous recevrez pendant une semaine mes meilleurs trucs pour devenir un raconteur d’histoire hors-pair et stimuler en plus le langage de votre enfant!

DES CENTAINES D’ALBUMS JEUNESSE À LIRE ET À ÉCOUTER DE TOUT GENRE (ABÉCÉDAIRES, COMPTES, COMPTINES, CLASSIQUES, HISTOIRES BILINGUES) POUR 70$ PAR AN ENVIRON.

Le choix, la variété, c’est juste WOW! Je crois que juste avec cette phrase je pourrais vous convaincre. Sincèrement, il y en a vraiment pour tous les goûts! Je capote moi-même à chaque fois que j’y retourne, parce qu’évidemment, des nouveautés sont ajoutées à chaque semaine même! En plus, ce n’est pas si compliqué que ça de trouver des livres, car on a un onglet recherche ou on peut même chercher des livres par catégories. Bref, tout pour nous simplifier la vie. Mais le plus beau de tout ça, c’est que pour plus ou moins 70$ par année, on a accès à DES CENTAINES de livres! Quand on y pense, avec 70$ c’est environ 10 livres papier qu’on peut se procurer (et je suis pas mal généreuse)…


Vous comprendrez donc que StoryPlay’R pour moi c’est genre LA découverte du siècle! Ah et en plus, si vous êtes curieux de l’essayer sans toutefois vouloir payer, vous avez droit à un essai gratuit! Alors comme dirait l’autre, vous n’avez rien à perdre à l’essayer!

P.P.S. Si vous vous sentez perdu à travers tout ce choix d'histoires, je vous offre ici une formation en ligne où je vous présente 7 critères pour mieux choisir ses livres pour enfants.