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5 raisons pourquoi vous voulez Story Play'R

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Tout récemment, une amie m’a fait découvrir une vraie mine d’or de livres numériques! Et depuis, je ne peux plus m’en passer! En plus de l’avoir fait découvrir à plusieurs collègues et amis parents qui eux aussi sont rapidement devenus accros! Il s’agit de Story Play’R.

C’est quoi ce magnifique site dont je suis folle amoureuse? C’est en fait une bibliothèque numérique d’albums jeunesse qui s’adresse plus particulièrement aux enfants âgés entre 3 et 8 ans. Autrement dit, c’est un accès illimité (payant, mais vraiment accessible, je vous en parle plus loin) à des ebooks traitant d’une foule de sujets variés! C’est sûr que vous et votre enfant y trouverez votre compte! Je vous le garantis.

Je vous dirais que l’une des raisons principales pour lesquelles j’ai rapidement accroché à ce site, c’est qu’on utilise le numérique pour développer le goût de la lecture chez les jeunes enfants. Étant moi-même une militante des bienfaits de la lecture et une fan du numérique, ça me rejoignait pas mal disons. Mais ce n’est pas tout! La joie du numérique, c’est que ça permet de faire des choses qu’on ne pourrait faire avec un livre papier (on s’entend que rien ne remplacera jamais un livre papier, mais il faut se faire à l’idée que les technologies sont maintenant omniprésentes dans nos vies… Alors aussi bien en profiter).

Parce que je pourrais vous écrire 3 pages des raisons pour lesquelles je suis rapidement tombée accro à ce site, j’ai décidé de me structurer un peu en vous présentant en cinq points ce qu’il y a de si génial à ce site...

ACCESSIBLE SUR ORDINATEURS, TABLETTES ET TÉLÉPHONES INTELLIGENTS

Que vous soyez sur Apple ou Microsoft, le site et l’application est compatible avec toutes les plateformes. Souvent, je vois des parents avec un téléphone intelligent et les enfants qui ont leur tablette à eux avec leurs propres applications. Et bien, la beauté de la chose c’est que vous pouvez avoir accès à votre compte peu importe le support! Vous êtes dans une salle d’attente et avez oublié la tablette à la maison? Pas grave! Si vous avez l’application sur votre téléphone intelligent, vous avez accès à toutes vos histoires favorites et préenregistrées simplement en vous connectant à votre compte! C’est très pratique je dois dire!

ACCESSIBLE PARTOUT : AVEC WI-FI OU SANS WI-FI AVEC TÉLÉCHARGEMENT

Si vous avez l’application sur votre tablette ou sur votre téléphone intelligent, vous pouvez avoir accès à vos histoires favorites en tout temps, peu importe l’endroit. Même pas besoin de Wi-Fi! Ça c’est GÉ-NI-AL notamment pour les voyages en voiture ou en avion! Vous n’avez qu’à préalablement télécharger vos histoires favorites et hop le tour est joué. Vous y avez donc accès en tout temps, connexion internet ou non. C’est un pas pire dépanneur pour la génération internet. 

ON PEUT CRÉER SA PROPRE BIBLIOTHÈQUE

La première chose que j’ai faite en fouinant sur la plateforme a été d’immédiatement ajouter mes livres favoris à la section « Favoris ». Ainsi, lorsque je veux en réutiliser un que j’ai particulièrement aimé en thérapie avec un enfant, je n’ai qu’à aller dans mes favoris et à le sélectionner. C’est pas mal moins long que de faire le tour de la bibliothèque. Je trouve aussi cela génial pour les jeunes enfants, car c’est facile pour eux de se perdre à travers toutes les options que peut offrir une application comme celle-ci. Ainsi, si vous les dirigez directement sur la page de vos favoris, il pourront facilement sélectionner les histoires qu’ils avaient le plus appréciées. D’ailleurs, les enfants, lorsqu’ils aiment une histoire, n’ont aucun problème à l’écouter en boucle. La section « Favoris » vous évitera bien des maux de tête à toujours devoir interrompre vos activités pour remettre l’histoire de votre enfant au début. Parce qu’il ne faut pas se le cacher, le fait d’avoir accès à des histoires numériques, c’est également pour que l’enfant puisse développer une certaine autonomie dans la lecture et la découverte des livres et c’est tout à fait correct de le laisser parfois explorer les histoires par lui-même.

DEVENIR LE NARRATEUR DE SON LIVRE PRÉFÉRÉ, PUIS S’ÉCOUTER

Ce que j’aime particulièrement, c’est qu’il est possible de devenir narrateur de l’histoire. Vous aimez un livre, mais n’aimez pas la façon dont l’histoire est racontée? Ou encore vous aimeriez ajouter des extras à l’histoire de votre choix? Alors enregistrez-vous tout simplement. Ainsi, si vous n’avez pas le temps de raconter l’histoire à votre enfant ou que celui-ci veut l’écouter pour la énième fois, mais que ça ne vous le dit pas de relire encore et encore l’histoire de la princesse qui n’aimait pas les petits pois, et bien je vous suggère de l’enregistrer lors d’une de vos lectures. Ainsi, votre enfant y aura toujours accès et vous bien, vous aurez un petit répit pendant qu’il réécoute l’histoire du lapin qui voulait être un lion même s’il la connait par coeur. 

P.S. Si vous ne l'avez pas vue, je vous invite juste ici à me laisser votre courriel et vous recevrez pendant une semaine mes meilleurs trucs pour devenir un raconteur d’histoire hors-pair et stimuler en plus le langage de votre enfant!

DES CENTAINES D’ALBUMS JEUNESSE À LIRE ET À ÉCOUTER DE TOUT GENRE (ABÉCÉDAIRES, COMPTES, COMPTINES, CLASSIQUES, HISTOIRES BILINGUES) POUR 70$ PAR AN ENVIRON.

Le choix, la variété, c’est juste WOW! Je crois que juste avec cette phrase je pourrais vous convaincre. Sincèrement, il y en a vraiment pour tous les goûts! Je capote moi-même à chaque fois que j’y retourne, parce qu’évidemment, des nouveautés sont ajoutées à chaque semaine même! En plus, ce n’est pas si compliqué que ça de trouver des livres, car on a un onglet recherche ou on peut même chercher des livres par catégories. Bref, tout pour nous simplifier la vie. Mais le plus beau de tout ça, c’est que pour plus ou moins 70$ par année, on a accès à DES CENTAINES de livres! Quand on y pense, avec 70$ c’est environ 10 livres papier qu’on peut se procurer (et je suis pas mal généreuse)…


Vous comprendrez donc que StoryPlay’R pour moi c’est genre LA découverte du siècle! Ah et en plus, si vous êtes curieux de l’essayer sans toutefois vouloir payer, vous avez droit à un essai gratuit! Alors comme dirait l’autre, vous n’avez rien à perdre à l’essayer!

P.P.S. Si vous vous sentez perdu à travers tout ce choix d'histoires, je vous offre ici une formation en ligne où je vous présente 7 critères pour mieux choisir ses livres pour enfants. 

Je n'ai pas toujours aimé les bandes dessinées...

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Quand j’étais jeune et que j’avais des périodes de bibliothèque à l’école, nous n’avions le droit d’emprunter qu’une seule BD sur 5 livres. C’était la même chose à la bibliothèque municipale où sur 10 livres, seulement 3 d’entre eux pouvaient être des BD. J’avoue que dans mon cas, ça ne me dérangeait pas vraiment parce que je n’ai jamais vraiment été fan des BD. Par contre, pour mes frères c’était tout le contraire. Nous avions chacun une petite bibliothèque dans notre chambre et la leur était remplie de bandes dessinées. Ils les dévoraient littéralement (Dragon Ball, Garfield, Astérix et Obélix, Spirou, Boule et Bill, Kid Paddle, et j’en passe). À vrai dire, je pense que je leur dois entièrement mes connaissances actuelles des bandes dessinées, car ils m’amenaient, malgré moi, à m’y intéresser un peu. Ils aimaient tellement ça que ça piquait ma curiosité de voir ce qu’il y avait de si intéressant dans ce genre de livre…

Pour moi, une bande dessinée c’était plate parce que je devais tenir compte à la fois des images et du texte pour faire du sens de toute l’histoire. Alors qu’avec un roman, je me faisais ma propre image à partir de ce que je lisais. Mes frères, au contraire de moi, aimaient cette double lecture et prenaient toujours un moment pour regarder les images et non pas juste lire le texte… Chose que j’arrivais difficilement à faire. J’aimais pouvoir me concentrer à 100% sur le texte et imaginer les scènes décrites dans ma tête. 

LE JOUR OÙ TOUT À CHANGÉ

Ce n’est que quand je suis devenue orthophoniste et que je me suis mise à réellement m’intéresser à la lecture de bandes dessinées que j’ai compris tout leur potentiel dans l’apprentissage de la lecture, mais aussi dans le développement du vocabulaire et des compétences langagières.

En effet, j’ai rapidement constaté que, de manière générale, les garçons du primaire préféraient lire des bandes dessinées à des romans classiques. C’est également le cas pour les garçons qui ont des difficultés sur le plan langagier excepté qu’ils ne sont pas toujours intéressés par la lecture. C’est d’ailleurs souvent tout un défi pour moi de les y intéresser, mais c’est quelque chose que je considère de vraiment important, car la lecture apporte énormément sur le plan du développement langagier (pour un article donnant des trucs pour intéresser votre enfant à la lecture, c'est juste ici). Bref, tout ça pour dire que lorsque je suis devenue orthophoniste, je me suis rendue compte qu’une des façons d’intéresser les jeunes à la lecture passait notamment par les bandes dessinées. Après tout, c’est toujours mieux de lire une bande dessinée que de ne pas lire du tout. Qu’en pensez-vous?

RAISONS POURQUOI J’AIME LES BANDES DESSINÉES

(1) Les textes sont courts… Une des raisons principales pourquoi j’aime tant les bandes dessinées maintenant (et que je les exploite pas mal beaucoup dans ma pratique), c’est parce qu’elle présentent souvent de courts textes accompagnés d’images qui soutiennent la compréhension du lecteur.

(2) Elles ne font pas trop bébé… Pour les enfants qui présentent des difficultés de langage et/ou de lecture, il est très difficile de ne pas se sentir moins bon lorsqu’on constate qu’on doit encore lire des « livres de jeunes » alors que nos amis peuvent lire de petits romans. Les bandes dessinées s’adressant à un large public, autant des jeunes que des adultes peuvent lire une même bande dessinée, ce qui fait que l’enfant ne sent pas qu’il n’est pas à la hauteur.

(3) Elles font travailler les inférences… Comme toute l’information n’est pas contenu dans le texte, le jeune doit faire des liens entre les images et les bulles de dialogue. Autrement, il ne pourra saisir tout le sens de l’histoire racontée.

(4) Elles se lisent rapidement… Pour les enfants qui présentent des difficultés de lecture ou qui n’aiment pas lire, avoir à lire un long texte ou plusieurs pages, c’est assez pour les décourager d’ouvrir un livre.

(5) Il y en a réellement pour tous les goûts et tous les âges… On trouve des BD pour tous les styles de lecteurs (garçons et filles) et pour tous les âges (même pour ceux qui ne savent pas lire! Oui oui!). Alors, il n’y a plus vraiment d’excuses pour ne pas lire!

Ah et parce que ça me tente, je vous donne en bonus une autre raison pourquoi j’aime les bandes dessinées hi hi!

BONUS ! Parce qu’elles permettent de mieux comprendre les bases du dialogue… Ça ne parait pas, mais gérer et amorcer une conversation, c’est tout un art. Et plusieurs des enfants qui présentent des difficultés langagières éprouvent de la difficulté à faire. La bande dessinée représente un excellent moyen de leur montrer comment un dialogue s’établit et de les aider à en comprendre plus facilement les principes.

Psst! Si vous préférez la vidéo, je vous ai résumé tout ce beau contenu juste en bas de la page sur ma chaîne Youtube. 

ET MES COUPS DE COEUR DANS TOUT ÇA?

Je ne peux tout simplement pas vous faire l’éloge de bandes dessinées sans vous partager mes coups de coeur et ce que j’aime de ces bandes dessinées! Alors voici une liste de mes BD préférées classées par âge, mais on s’entend que, selon moi, elles sont super pour TOUS les âges. 

Pour les 3-6 ans

Petit PoiluPrincesse Lily et Titos et Ilda

Ces bandes dessinées sans texte sont super amusantes, car les enfants s’amusent à lire les images. Ils apprennent donc rapidement les rudiments de la lecture de la bande dessinée et si on veut, on peut même s’amuser à inventer des dialogues entre les personnages. Avec mes plus vieux avec qui je travaille l’écriture et les conversations, on crée les dialogues de personnages. C’est vraiment génial! En plus, les histoires sont toujours bien loufoques donc fous rires garantis!

Les contes de Pouss’ de Bamboo

Ceux qui me connaissent savent à quel point j’aime tout ce qui touche de près ou de loin les contes traditionnels pour deux raisons : 1) TOUT LE MONDE les connait ; 2) Les enfants les adorent et les connaissent souvent par coeur en raison de toutes les adaptations. Et bien, cette série de BD est une autre adaptation des grands classiques, mais ce que j’aime particulièrement, c’est que dans chaque livre, l’histoire est présentée sans texte d’abord, ensuite les enfants peuvent s’amuser à dessiner de nouveau les personnages et finalement, la version est présentée avec texte. Bref, toutes les possibilités s’offrent à vous avec ces options.

Ptit Boule et Bill

On connait tous, de près ou de loin, le duo Boule et Bill. Ces personnages si attachants sauront également conquérir le coeur des plus jeunes avec cette série les mettant en vedette alors que Boule avait 5 ans. Les images sont belles, simples et les textes également. Ça peut constituer une belle option pour les plus vieux ayant des difficultés, mais qui veulent lire les mêmes livres que les autres. 

Pour les 6-9 ans

Les blagues de Toto

La réputation de Toto n’est plus à faire. Ce petit garçon d’âge scolaire est reconnu pour ses prouesses et ses aventures extra-scolaires. J’aime beaucoup le fait que les enfants peuvent s’identifier au personnage et qu’on peut alimenter les discussions et leur réflexion en faisant des liens entre leur vécu et leurs opinions et ce qu’a fait Toto.

Les p’tits Diables

Une autre série que j’adore, car elle est un peu dans le même genre que Toto et permet à l’enfant de discuter et de réfléchir en établissant des liens entre son quotidien et les aventures que vivent les protagonistes.

La BD dont vous êtes le héros

Je n’ai pas encore eu l’occasion de me procurer ces bandes dessinées, mais je sais pertinemment qu’elles risquent de faire tout un tabac ici à la clinique. Souvent, avec ce genre d’histoire, l’enfant doit réfléchir aux options et j’aime utiliser ce genre de texte pour travailler l’élaboration du discours et l’argumentation. Il choisit l’option A, je lui demande pourquoi il la préfère à l’option B ou encore je lui dis que selon moi l’option B est meilleure. Alors, cela laisse place à une belle discussion et réflexion. En plus, avec cette collection, j’ai cru voir qu’il y avait parfois des énigmes à résoudre, ce qui est génial à la fois pour les inférences et le raisonnement logique. 

Pour les 9-12 ans

Garfield

On ne peut pas parler de bandes dessinées sans parler de Garfield! Garfield je l’aime tout simplement parce que je l’aime hi hi! Ce que j’aime particulièrement, c’est que Garfield étant un chat, les bulles de dialogue avec John sont en fait des pensées, alors je trouve intéressant d’aborder cet aspect avec les jeunes. 

Les Simpson

Chez nous, les Simpson ont marqué mes frères. Encore aujourd’hui, ils écoutent souvent les épisodes qui jouent à la télévision et qui sont toujours aussi populaires. Les Simpson, je les aime particulièrement parce qu’il y a des épisodes à la télé donc on peut se servir de celles-ci pour mieux appuyer la compréhension des bandes dessinées. C’est d’ailleurs l’une des premières bandes dessinées que je recommande à mes jeunes qui aiment cette famille pour le moins originale.

Kid Paddle

Kid Paddle a été un incontournable pour mes frères. D’ailleurs, plusieurs garçons s’identifient à ce personnage adepte de jeux vidéos dont la grande soeur est pour le moins envahissante. J’aime particulièrement les passages où ça alterne entre la vie de Kid Paddle et du personnage de son jeu vidéo fétiche. Pour certains enfants, faire la distinction entre les deux n’est pas toujours facile alors cette BD représente un bel outil de travail.

Évidemment, vous comprendrez qu’il existe une foule d’autres bandes dessinées qui mériteraient d’être davantage mises de l’avant, mais j'en ferais sûrement un encyclopédie si je me lançais. 

Maintenant que vous avez lu tout ça, dites-vous que la prochaine fois que vous passerez devant une librairie avec votre enfant, une bande dessinée peut être tout aussi riche qu’un roman.

4 principes pour mieux choisir son livre pour enfants

4 principes pour mieux choisir son livre pour enfants

Je travaille beaucoup avec la clientèle d'âge scolaire (est-ce que j'ai besoin de le redire hi hi?). Avec l'expérience, j'ai pu observer que l'apprentissage de la lecture et de l'écriture n'est jamais une tâche facile lorsqu'on a des difficultés sur le plan langagier, et ce, que mes clients aient ou non un retard de l'acquisition de la lecture ou une dyslexie/dysorthographie. En effet, qu'il ait des difficultés spécifiques au langage écrit ou non, l'enfant présentant un retard ou un trouble de langage éprouve forcément plus de difficultés dans l'apprentissage de la lecture. Dans certains cas, cela n'a pas d'impact majeur sur le cursus scolaire, car l'enfant peut compenser autrement, mais dans d'autres cas, cela peut engendrer différentes conséquences et affecter l'estime de l'enfant en plus de son intérêt et de sa motivation à apprendre. Dernièrement, j'ai reçu un message d'une maman dont je suis la fille qui semblait découragée par les difficultés de lecture de sa fille. Elle me demandait des conseils et se demandait ce qu'elle faisait de « pas correct » pour que sa fille ne comprenne pas les mots qu'elle lit et ne se rappelle pas de ce qu'elle a lu... Ça m'a fait réfléchir beaucoup et j'ai décidé d'écrire ce petit billet pour faire le point sur l'apprentissage de la lecture chez les enfants dits « normo-lecteurs* », mais surtout chez les enfants avec des difficultés d'apprentissage et de langage. Voici quelques principes que je vous invite à garder en tête lorsque viendra le temps d'accompagner votre enfant dans ses périodes de lecture ou encore lorsque viendra le temps d'acheter un livre à lui offrir.  

 

PRINCIPE 1 : PLUS ON LIT, MEILLEUR LECTEUR ON DEVIENT 

Plusieurs études montrent qu'un individu qui est meilleur en lecture sera davantage porté à lire. Hors, ces mêmes études (et d'autres) font état du fait que, plus on lit et plus on s'améliore en lecture. Ainsi, vous comprendrez donc qu'une personne qui, à la base, a de bonnes habiletés en lecture a plus de chance d'aimer lire et donc de lire beaucoup et donc de devenir encore meilleur en lecture (autrement dit : bon lecteur = aime lire = lit beaucoup = encore meilleur lecteur). Inversement, une personne qui présente, dès le début de l'apprentissage de la lecture, des difficultés risque de trouver que la lecture est une activité peu palpitante et quand on n'aime pas quelque chose, ben on ne le fait pas vraiment. Par conséquent, les chances qu'un enfant avec des difficultés de lecture devienne un meilleur lecteur sont plus faibles (autrement dit : lecteur faible = n'aime pas vraiment lire = lit peu = ne s'améliore pas vraiment en lecture). C'est souvent le cas des enfants qui présentent des difficultés langagières et/ou un trouble d'apprentissage. Ces enfants sont d'emblée plus faibles sur le plan des habiletés de lecture donc lire est plus difficile pour eux. Et parce que c'est difficile pour eux de lire, cela leur demande beaucoup plus d'énergie et de concentration pour lire le même texte qu'un enfant de leur classe n'ayant pas de difficulté. Conséquemment, la lecture devient une tâche très difficile et fatigante donc peu intéressante pour ces enfants. Après tout, je ne connais pas grand monde qui aime faire quelque chose dans lequel il n'est pas ou ne se sent pas compétent. Le « problème », c'est que pour qu'ils puissent devenir de meilleurs lecteurs, ils doivent être beaucoup plus exposés à la lecture que ne doit l'être un enfant dit normo-lecteur. Je suis consciente qu'en tant que parent dont l'enfant n'aime pas lire, ce n'est pas toujours évident de l'amener à lire sans affronter une crise ou avoir à « se battre ». C'est donc un peu un cycle sans fin... 

 

PRINCIPE 2 : L'ÂGE INDIQUÉ SUR UN LIVRE = PAS LE MEILLEUR TRUC POUR ORIENTER SON CHOIX

Souvent, lorsqu'on veut acheter un livre pour un enfant, on se fie surtout à l'âge indiqué sur le livre. Il est vrai que la plupart des livres et albums jeunesse sont classés par âge. Ce classement est très intéressant pour un enfant normo-lecteur, car ça permet de lui offrir des livres de son niveau. Toutefois, pour un enfant qui éprouve des difficultés en lecture, c'en est tout autre. Il ne faut pas se fier à l'âge indiqué sur un livre de lecture, mais plutôt adapter notre choix au niveau de lecture de l'enfant. Si mon enfant a 10 ans, mais qu'il a le niveau de lecture d'un enfant de 7 ans, alors je ne lui achèterai pas un livre écrit pour un enfant de 10 ans. Des plans pour ne pas du tout lui faire aimer la lecture, car le niveau de lecture sera trop élevé pour ses capacités. En fait, peu importe le type de lecteur qu'est votre enfant, le but premier lorsqu'on choisit un livre pour un enfant est l'intérêt et le plaisir de lire. Après tout, ce qu'on veut, c'est qu'il lise tout simplement (voir principe 1 ci-dessus). Ainsi, vous devriez prioriser le style de livre que votre enfant aime. Souvent, en tant qu'adulte, on pense que si on achète à un enfant de 8 ans un livre écrit pour un enfant de 5 ans, celui-ci pensera qu'on l'infantilise et ne le lira pas parce qu'il le trouve trop bébé. Au contraire!!! De nos jours, on a la chance d'avoir une foule de livres de tous les types, abordant plein de thèmes variés, et ce, peu importe l'âge auquel ils sont destinés. Votre enfant préférera de loin avoir un livre écrit pour un enfant plus jeune, mais qu'il peut lire et comprendre et qui correspond à ses intérêts, qu'avoir un livre écrit pour un enfant de son âge qu'il peine à finir parce que celui-ci est trop long et difficile à comprendre.

 

PRINCIPE 3 : C'EST PAS PARCE QU'ON SAIT LIRE QU'ON DOIT LIRE SEUL TOUT LE TEMPS

Je me rappelle, quand j'étais jeune, tous les soirs j'avais droit à mon 30 minutes de lecture avant le dodo. C'était un petit privilège qui me permettait de me coucher « un peu plus tard ». Mes frères aussi avaient droit à ce même privilège. Par contre, à partir de sa deuxième année, mon petit frère ne le voyait plus du tout comme un privilège. Même s'il n'avait pas de difficultés en lecture, il n'aimait pas vraiment lire le soir avant de se coucher. En fait, il n'aimait pas lire seul dans sa chambre. Ce qu'il aimait, c'était de lire en compagnie de ma mère ou de mon père. 

On pense souvent que la lecture est une activité qui se pratique en solitaire. Ma mère me disait toujours : « Quand on aime lire, on n'est jamais seul ». C'est vrai dans un sens, mais pour un enfant qui n'aime pas vraiment lire ou qui éprouve de la difficulté à lire, se retrouver seul pour lire peut tirer davantage de la corvée que du privilège. Souvent, quand on est jeune (par jeune j'entends l'âge préscolaire), la période de lecture pré-dodo se fait avec le parent qui nous raconte une histoire et avec qui on peut interagir. Mais on dirait qu'à partir du moment où on sait lire, le parent délaisse cette activité avec son enfant pour le laisser faire sa lecture du soir seul. Pourquoi ne pas revoir le moment de lecture? J'ai dit plus tôt que plus on lit, meilleur lecteur on devient... Ce n'est pas faux, mais le fait de réfléchir sur ce qu'on lit joue pour beaucoup. L'enfant, normo-lecteur ou non, est en apprentissage de la lecture. Il a donc encore besoin d'un modèle adulte et compétent en lecture pour l'aider à s'améliorer. S'installer le soir pour partager le moment de lecture avec son enfant, même si celui-ci sait lire a beaucoup de bon. Souvent, l'enfant aime faire la lecture à son parent. C'est une belle façon pour lui de prendre confiance en ses capacités de lecteur. C'est aussi une belle façon de réfléchir à ce qu'on lit, d'amener l'enfant à développer des stratégies pour l'aider à devenir plus compétent en lecture.

 

PRINCIPE 4 : C'EST PAS JUSTE LES ROMANS QUI SONT BONS POUR LA LECTURE

 Je me rappelle des périodes de bibliothèque à l'école lorsque j'étais au primaire. Sur 5 romans, on n'avait le droit de prendre seulement une bande dessinée et on ne pouvait consulter les magazines que sur place. Dans mon cas, ça ne me dérangeait pas vraiment, mais je n'ai jamais compris cette règle farfelue. Comme je l'ai dit dans le principe 2, le but premier de la lecture devrait être l'intérêt et la motivation. S'il existe une panoplie d'ouvrages différents sur le marché, ce n'est pas pour rien. Selon moi, chaque type de document de lecture présente ses avantages. N'hésitez pas à varier les types de lecture que fait votre enfant pour l'exposer à différents types de textes, ce qui sera super pour le développement de ses habiletés de lecture, mais également pour l'aider à trouver ce qui l'intéresse en lecture (particulièrement si votre enfant n'aime pas lire). Je conseille régulièrement à mes parents clients les sites Bayard Jeunesse et Scholastic, car ils présentent une panoplie de romans, albums, encyclopédies bandes dessinées et magazines variés. Votre enfant trouvera assurément quelque chose qui suscitera son intérêt. J'aime aussi particulièrement le livre de Julie Provencher, une enseignante qui a fait une maîtrise sur l'accompagnement parental en lecture auprès d'enfants de 5 ans, dans lequel elle propose divers trucs de lecture simples et ludiques pour susciter l'intérêt de la lecture chez les petits et les plus grands. 

Sur ce, je souhaite à tous, petits et grands, bonne lecture!

*Normo-lecteur = terme utilisé en jargon orthophonique pour désigner un enfant qui ne présente pas de difficultés en lecture et en écriture et qui suit le développement attendu selon son âge et son cheminement scolaire.