Ce que j'aurais aimé savoir en démarrant au privé

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Lorsqu’on sort de l’école, on est préparé à beaucoup de choses en orthophonie, mais une chose à laquelle on est peu préparé, c’est la gestion de la pratique et de la clientèle au privé.

Il est évident que cela serait difficile d’insérer dans le cursus déjà fort rempli des ateliers et cours sur la gestion de la pratique, notamment compte tenu du fait que ce ne sont pas tous les étudiants qui aspirent à travailler au privé et encore moins à démarrer leur pratique dès l’obtention de leur diplôme.

Pour ma part, je faisais partie de cette minorité qui a décidé de se lancer dans le vide, diplôme en poche et de partir ma pratique de zéro.

En bientôt 4 ans, j’ai pu monter une belle liste de « do’s and dont’s » (je cherche encore une traduction appropriée en français) que je vous partage ici en espérant que cela facilitera votre pratique si vous vous lancez dans le magnifique monde du privé.

Ne pas sous-estimer le temps de gestion

On pense souvent à se garder du temps pour la rédaction de nos rapports et la tenue de dossiers, ce qui est très bien. Toutefois, souvent faute de connaissances, on omet de considérer tout le temps que la simple gestion de sa pratique prend.

Par gestion, j’entends ici tout ce qui est de l’ordre de la comptabilité, la tenue de livres, les commandes de matériel, l’entretien des locaux (il faut garder ça propre tsé), la prospection, réseaux sociaux, etc. La liste est longue et vous vous rendrez vite compte qu’en démarrant votre pratique, vous aurez plusieurs chapeaux à porter.

Étant donné que nous sommes formés en orthophonie et non en gestion ou en administration, il arrive souvent qu’on sous-estime l’ampleur de cette tâche. D’autant plus que lorsqu’on commence, on est peu habitué, donc le temps mis sur ces tâches est souvent décuplé.

Pour ma part, depuis le début de ma pratique, je me réserve une journée par semaine où je ne touche pas du tout à mes dossiers clients et où je gère tous ces dossiers administratifs qui viennent avec la pratique au privé.

Voici en rafale une liste de façons d’intégrer le temps de gestion à votre pratique pour ne pas vous sentir débordée ou manquer à une obligation :

  • Prévoir à votre horaire, environ 1 fois par semaine ou aux deux semaines, un moment pour faire votre tenue de livres (noter vos entrées d’argent, consigner vos factures, etc.). Je sais, ce n’est pas la tâche la plus agréable, mais c’est selon moi primordial de connaitre et de comprendre ses chiffres lorsqu’on est travailleur autonome.

  • Créez-vous une « to-do list » d’items spécifiques à la gestion de la clinique. Ainsi, lorsque vous arriverez à ce moment de votre semaine où vous devrez faire cette tâche, vous saurez davantage sur quoi vous concentrer.

  • Déléguez : je sais, ce n’est pas toujours facile à faire au début surtout lorsqu’il y a des frais d’impliqués, mais éventuellement, certaines tâches qui vous pèsent plus et qui vous semblent moins « pertinentes » pourront être déléguées pour vous permettre d’accorder toute votre attention aux tâches de gestion les plus importantes.

  • Lorsque vous vous posez des questions, si elles ne peuvent pas être répondues en-dedans de 2 minutes, notez-les et prévoyez un moment à la fin de votre séance de gestion pour contacter les personnes ressources qui pourront vous éclairer.

 

Élaborer des canevas et des protocoles

Lorsqu’on commence sa pratique, on a souvent peu de clients, ce qui fait en sorte qu’on a plus de temps. C’est exactement à ce moment qu’il convient de monter vos canevas ainsi que vos protocoles pour vous assurer une pratique efficace et adéquate. Si vous ne le faites pas, il sera beaucoup plus difficile de le faire lorsque vous verrez une vingtaine de clients par semaine et vous risquez d’ailleurs de vous y perdre sans protocole.

Évidemment, ces canevas et protocoles seront toujours modifiés en cours de pratique selon les lacunes et les besoins que vous relèverez, mais c’est plus rapide de modifier un document déjà conçu que de partir de zéro, croyez-moi.

Voici en rafale quelques trucs pour préparer vos documents adéquatement :

  • Informez-vous auprès de collègues afin de savoir quels sont leurs documents (formulaires, contrats, etc.). Dans certains cas, elles pourront vous les partager. J’ai d’ailleurs, sur ma boutique en ligne, créé un kit de départ contenant tous les formulaires de base à remplir (une étape de moins à faire pour vous).

  • Listez les documents que vous utilisiez lors de vos stages pour vous rappeler ceux qui seront les plus importants à créer.

  • Listez vos besoins (p.ex. aurez-vous besoin d’utiliser des cas dans le cadre d’une conférence par exemple? Il faudrait alors penser faire signer une autorisation aux parents).

  • Gardez ça simple! Peu importe la quantité d’informations que vous mettez dans vos documents, d’une manière ou d’une autre, vous les réviserez avec le temps (je ne compte plus le nombre de fois où j’ai repassé sur mes documents). D’ailleurs, il n’y a aucun problème à faire signer de nouveau un document à votre client parce que vous l’avez modifié. Il suffira simplement de lui expliquer pour qu’il le signe de façon éclairée.

Le bouche à oreille reste votre meilleure publicité

Souvent, quand on débute, on a le goût de l’afficher en grande et on se demande si la publicité ne serait pas une bonne option. Hormis les réseaux sociaux qui sont, selon moi, une belle façon de faire connaitre votre entreprise, vos services et votre propre personne, j’ai rarement investi dans la publicité classique. Les seules fois où je l’ai fait, je n’y ai que perdu du temps et de l’argent, cela ne m’ayant absolument rien rapporté.  

La meilleure façon de faire grandir votre clientèle reste via le bouche à oreille. Lorsque vous débuterez votre pratique, parlez-en autour de vous tout simplement. Vous pouvez en parler directement à votre entourage, mais également lister des personnes que vous connaissez (de près ou de loin) et qui côtoient vos potentiels clients. N’hésitez pas non plus à faire part de vos besoins à votre entourage (p.ex. si vous cherchez à collaborer avec une orthopédagogue ou un centre de la petite enfance).

Il est cependant important d’être précis lorsque vous parlez de vos services, car, aussi étonnant que cela puisse vous paraître, encore peu de personnes savent exactement en quoi consiste l’orthophonie. Pour ce faire, je vous suggère de remplir ce document que je vous offre gratuitement afin de mieux préparer votre discours et ainsi d’attirer les clients que vous recherchez, si ce n’est déjà fait.

Est-ce que le saut vers le privé est quelque chose auquel vous avez pensé? Avez-vous fait le saut ou y a-t-il des aspects qui vous font hésiter? J’espère que les éléments mentionnés dans cet article sauront vous éclairer davantage et peut-être même vous avoir donné la petite motivation qui vous manquait pour démarrer votre pratique. Si vous vous questionnez sur le sujet, que vous aimeriez démarrer votre pratique, je vous invite à me contacter pour me faire part de vos besoins. Je peux vous aider à bien démarrer et ainsi à avoir enfin une pratique orthophonique à votre image.

Mes meilleurs trucs pour une bonne gestion de vos courriels

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Je ne sais pas si je m’avance trop en disant cela, mais j’ai parfois l’impression que les courriels sont rendus le principal moyen de communication lorsqu’il est question d’échanger avec quelqu’un notamment sur le plan professionnel.

Pour ma part, je préfère de loin les courriels aux appels téléphoniques, car je peux y répondre quand j’ai le temps et cela me permet de garder une trace écrite si jamais j’ai besoin de retrouver des informations importantes. 

Toutefois, la gestion des courriels peut rapidement prendre une ampleur démesurée dans la gestion de la pratique clinique et couper du temps précieux pour d’autres tâches. Certaines de mes collègues m’ont déjà rapporté procastiner par rapport au classement de leurs courriels et aux réponses à envoyer parce qu’elles étaient tout simplement paralysées devant la charge que cela représentait.

C’est vrai que, si on laisse notre boite de courriels dégénérer, cela peu devenir un vrai casse-tête et affecter l’efficacité de nos services auprès de nos clients.

J’ai donc décidé de vous lister ici mes trucs pour une boite de courriels bien ordonnée et aussi pour vous assurer de faire vos suivis clients rapidement sans que cela ne vous prenne tout votre temps.

Faire des suivis réguliers

En tant que professionnel, il est important d’être disponible pour nos clients. Avec la vitesse des technologies et des communications, les gens s’attendent généralement à recevoir une réponse dans la journée lorsqu’ils communiquent avec vous.

Pour ma part, je vais voir mes courriels à tous les jours à raison de 3 ou 4 fois par jour. Cependant, je ne réponds qu’une ou deux fois par jour selon mon horaire.

Lorsque je vais voir mes courriels, c’est généralement pour les classer afin de garder ma boite de réception épurée et d’avoir une bonne vue d’ensemble de ce que j’aurai à faire (répondre, lire, faire un suivi, classer dans un dossier, etc.).

Ainsi, il se peut qu’un courriel envoyé à 17h une journée ne soit répondu qu’en fin de journée le lendemain. C’est pourquoi, dans ma signature courriel, j’ai ajouté une notice sous ma signature où je dis que je retourne mes courriels dans un délai de 24 heures, et ce, du lundi au vendredi.

Cela me permet donc de déculpabiliser si je n’ai pas répondu rapidement à un courriel. De plus, lorsque les gens reçoivent mes réponses ou mes courriels, ils savent à quoi s’attendre et ne sont pas portés à me relancer lorsqu’ils n’ont pas eu de réponse dans l’heure qui suit.

Cela me permet également de prendre le temps de bien préparer mes réponses pour ne pas avoir à répondre à la va vite et faire des erreurs, ce qui affecterait ma crédibilité en tant que professionnelle.

Classer ses courriels

Lorsque je fais un tour dans ma boite de réception, je suis 2 règles très importantes :

  1. Si je peux trouver la réponse et y répondre en moins de 2 minutes, je le fais à l’instant. C’est le cas principalement lorsque je confirme réception d’un document par exemple ou encore que je confirme un rendez-vous.

  2. Si je ne peux pas y répondre en moins de 2 minutes, alors je le classe pour y revenir à un moment où j’aurai le temps de traiter le courriel. C’est le cas de la majorité de mes courriels, notamment quand les parents me demandent une question qui demande réflexion ou me demandent d’envoyer des documents que je dois aller récupérer ou encore remplir.

Lorsque j’applique cette règle, je classe mes courriels selon quatre grandes catégories :  

  • À lire : J’y mets tous les courriels où je n’ai pas forcément à répondre, mais que je veux lire. C’est principalement la catégorie où je mets les infolettres auxquelles je suis abonnée et que j’aime lire. D’ailleurs, les infolettres représentent pour moi un excellent moyen de rester informée par rapport à ma profession, et ce, rapidement et facilement. J’en ai déjà parlé dans un autre article si ça vous intéresse. Cette catégorie peut également servir pour classer un article qu’une collègue m’a envoyé et que je veux lire éventuellement.

  • À classer : J’y mets les courriels contenant des pièces jointes ou des informations que je devrai colliger aux dossiers de mes clients. Généralement, cela me prend plus de 2 minutes, car je dois prendre connaissance des informations envoyées pour les traiter et ensuite les mettre au dossier. J’y reviens donc plus tard lorsque je suis dans ma tenue de dossiers.

  • À suivre : Dans cette catégorie, je classe principalement les courriels qui sont en attente. Ça peut être par exemple des informations de confirmation par rapport à une commande de matériel que j’ai passée ou encore par rapport à une formation à laquelle je me suis inscrite. Lorsque le matériel est reçu ou que ma formation est passée, je supprime ces courriels ou les classes dans mes factures.

  • À répondre : Dans cette section, j’y mets tous les courriels auxquels je dois répondre, mais qui me demandent un temps d’élaboration et de rédaction. Ce sont souvent les longs courriels où je dois expliquer une notion à un parent relativement à une question qu’il a eue par rapport à son enfant. J’y mets aussi les courriels de collaborations avec d’autres entreprises où il y a souvent plusieurs détails à discuter et qui demandent réflexion avant de répondre.

Gérer ses courriels

Généralement, je réponds à mes courriels environ 2 fois par jour, soit le matin et le soir ou le midi et le soir selon mon horaire de la journée. Ces plages horaires sont déjà inscrites à mon agenda, ce qui fait en sorte que je m’y conforme religieusement.

Comme je classe régulièrement mes courriels, lorsque vient le temps de faire des suivis et de répondre à des courriels, je n’ai qu’à aller dans ma catégorie « À classer » pour mettre à jour les dossiers concernés et dans ma catégorie « À répondre » pour faire le suivi par rapport à une question.  

Depuis que je travaille de cette façon, le temps que je passe à gérer et à répondre à mes courriels a diminué drastiquement à mon plus grand bonheur. Également, le fait de toujours avoir une boîte de courriels vide (ou presque) fait en sorte que c’est plus facile pour moi de classer mes courriels régulièrement et de conserver cette bonne habitude. Ça fait vraiment un bien fou de voir une boite de réception vide, je vous le jure.

 

Petite mise en garde toutefois! Il ne suffit pas de classer vos courriels dans des catégories. Il est également important de prévoir des blocs de temps à votre horaire pour faire le tri dans ces courriels que vous avez préalablement classés. Autrement, vous n’aurez que transposé votre problème de votre boite de réception à d’autres boites…

Mon opinion d'orthophoniste sur les mots étiquettes

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Ah les fameux mots étiquettes! Quel parent n’a pas été découragé devant cette « nouvelle » façon d’apprendre les mots d’orthographe… Plusieurs enseignants se sont d’ailleurs questionnés sur cette façon d’enseigner les mots de vocabulaire depuis la mise en place de la réforme.

Et même si la réforme date déjà d’il y a quelques années, les débats sur les changements pédagogiques sont encore d’actualité. Les mots étiquettes n’en font pas exception…

Travaillant auprès de la clientèle d’âge scolaire présentant des difficultés notamment sur le plan du langage écrit, j’ai moi-même eu à me questionner quant à l’apprentissage de l’orthographe par mots étiquettes. Le fait de connaitre les principes sous-jacents à l’apprentissage de la lecture et de l’écriture m’aide à mieux comprendre le raisonnement derrière la mise en place des mots étiquettes.

Toutefois, je dois dire que certains aspects me titillent un peu en tant qu’orthophoniste. Je vous partage donc mon opinion sur les mots étiquettes et surtout quelques trucs pour optimiser l’apprentissage des mots de vocabulaire sans avoir à refaire le programme pédagogique du Ministère de l’Éducation.

Pourquoi est-ce qu’on utilise les mots étiquettes?

Selon les explications que j’ai trouvées en faisant mes recherches, les mots étiquettes à apprendre sont choisis de façon à ce que les enfants se familiarisent, au courant de la première année, à l’orthographe d’environ 80% des mots lus dans la littérature jeunesse.

Autrement dit, les mots étiquettes représentent des mots auxquels les jeunes sont fréquemment exposés. Ainsi, en lui permettant de les apprendre, c’est lui donner la chance de lire plus facilement. En effet, quand le temps de lire arrivera, le jeune pourra reconnaitre (plus) facilement ces mots, ce qui augmentera sa vitesse et son aisance en lecture, donc son intérêt pour la lecture.

Toutefois, comme il est important de ne pas deviner les mots et de pouvoir les décoder, les enfants apprennent également à lire par décodage syllabique (lire une syllabe à la fois). Les mots étiquettes sont donc pensés pour pouvoir être décodés et lus par syllabe.

Quand on s’attarde sur les processus d’apprentissage de la lecture chez les jeunes, ces explications font un certain sens. En effet, lorsqu’un enfant apprend à lire, il procède d’abord par décodage. Il lit les mots son par son, syllabe par syllabe et en construisant le mot, il finit par en reconnaitre la forme globale. Chaque essai de décodage réussi d’un nouveau mot permet d’acquérir des connaissances orthographiques spécifiques à ce mot pour en faciliter la reconnaissance par la suite. L’apprentissage de la lecture repose donc sur les sons (la forme orale du mot) pour progressivement laisser place à l’élaboration d’un lexique orthographique (une sorte de dictionnaire de l’orthographe correct des mots). Il s’agit de la théorie d’auto-apprentissage.

Le problème des mots étiquettes

Maintenant que je vous ai résumé comment fonctionne l’apprentissage de la lecture et comment on retient l’orthographe correct d’un mot (en considérant les nombreuses irrégularités de la langue française), vous réaliserez que le problème des mots étiquettes ne réside pas dans le concept en soi, mais dans la façon dont on les utilise.

En effet, trop souvent, les jeunes doivent simplement apprendre par cœur l’orthographe du mot. Il n’y a donc pas d’intégration faite en lien avec la théorie d’auto-apprentissage qui est (actuellement) le principe à la base de l’apprentissage de la lecture et de l’orthographe. Ainsi, c’est comme si chaque nouveau mot devait être appris par cœur plutôt que de réutiliser des concepts d’apprentissage qui permettent un apprentissage et une rétention plus efficace pour les jeunes.

L’autre aspect que j’aime moins par rapport aux mots étiquettes concerne encore une fois la façon dont ils sont présentés. La langue française présentant plusieurs particularités, plusieurs spécialistes de l’éducation ont mentionné qu’il serait plus pertinent de présenter les mots étiquettes suivant des règles orthographiques plutôt que des thèmes. Bon c’est vrai que d’un point de vue sémantique, cela fait du sens de regrouper les mots par catégories et c’est pertinent pour enrichir le vocabulaire.

Il est vrai que c’est amusant d’apprendre des mots comme cœur et amour lorsqu’arrive la Saint-Valentin, mais ces mots (comme bien d’autres) ne présentent pas le même niveau de difficulté en termes d’orthographe.

En présentant les mots par régularités orthographiques, on s’assure de respecter une certaine séquence dans l’apprentissage de l’orthographe et également de regrouper les mots par règles, ce qui peut favoriser la rétention des particularités orthographiques.

Comment utiliser les mots étiquettes ?

Comme on ne peut refaire le programme éducatif au complet pour de simples mots étiquettes, j’ai pensé vous proposer ici quelques façons de modifier l’apprentissage des mots étiquettes. Avec ces trucs, vous respecterez davantage la théorie de l’auto-apprentissage, mais également les règles orthographiques pour favoriser une meilleure intégration de l’orthographe.

1)   Découper les nouveaux mots en syllabes et en sons

Lorsque vous pratiquez les mots à apprendre avec votre enfant, avant de lui demander de vous l’épeler par cœur, prenez un moment pour analyser sa forme phonologique. Autrement dit, demandez à votre enfant de vous découper le mot dicté en syllabes, puis en sons.

À ce moment, l’enfant n’a pas besoin d’avoir accès à la forme écrite du mot pour le faire. Justement, c’est souhaitable qu’il ne puisse pas lire le mot pour qu’il fasse d’abord le lien avec la forme phonologique (sonore).

Ensuite, vous pouvez demander à l’enfant de faire les correspondances entre les sons et les lettres, soit de procéder syllabe par syllabe pour vous dire la forme écrite du mot. Ainsi, si l’enfant commet des erreurs, ce sera plus facile et efficace de les réparer. D’ailleurs, vous pourrez corriger plus aisément si jamais votre enfant fait des erreurs en omettant une syllabe ou un son par exemple.

2)   Expliquer les particularités orthographiques et faire des liens avec des règles enseignées

Lorsque votre enfant apprend un mot présentant des particularités orthographiques (p.ex. un M devant un P ou B), il peut être intéressant de lui rappeler lorsqu’il sépare son mot en sons ou en syllabes.

Vous ne lui donnez pas directement la réponse, mais lui rappelez cette règle et limitez le risque d’erreur. Le fait que votre enfant soit exposé plusieurs fois à la forme correcte du mot (sans erreur) favorise une meilleure rétention.

Éventuellement, vous pourrez lui demander, une fois qu’il a syllabé puis séparé le mot en sons, s’il peut vous mentionner la règle orthographique qui s’applique pour ce mot. Demandez-lui cela AVANT que votre enfant n’épelle ou n’écrive le mot.

3)   Créer un dictionnaire des exceptions

Parce que le français est une magnifique langue dans toute sa complexité, il existe des mots pour lesquels on ne peut vraiment appliquer de règles ou pour lesquels les règles sont peu fréquentes. C’est notamment le cas pour les petits mots fonction qui sont présentés au début de l’apprentissage de la lecture (p.ex. mais, à, et), mais qui doivent être appris par cœur d’une certaine façon. Dans ces moments, je suggère de remplir le dictionnaire des exceptions.

Le principe est fort simple : il suffit de choisir un duo-tang dans lequel on insère des séparateurs avec les lettres de l’alphabet. Quand le jeune doit apprendre un mot dit « irrégulier » (p.ex. toujours, hier) et/ou qu’il a de la difficulté à retenir, on lui demande (après avoir fait les étapes 1 et 2) de l’inscrire dans son dictionnaire des exceptions.

Il peut l’écrire à l’onglet correspondant à la première lettre du mot. Petit conseil : lorsque votre enfant écrit son mot, demandez-lui, une fois le mot écrit correctement, de vous mentionner quelle est la particularité et de la mettre en évidence par exemple en la surlignant ou en l’encerclant en couleur.

Pour savoir comment faire votre dictionnaire des exceptions maison, je vous l’explique juste ici dans cette vidéo.

Et vous les mots étiquettes? Vous aimez ou pas? J’espère que cet article vous aura permis de vous réconcilier un peu avec ceux-ci et surtout de mieux comprendre leur utilité.

5 trucs pour orthophoniste en manque d'inspiration

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Qui ici ne s’est jamais retrouvé à 10 minutes de sa prochaine thérapie avec absolument AUCUNE idée de ce qu’il allait faire, et ce, même si la matériathèque est bondée…

Je crois que c’est un sentiment que toute bonne orthophoniste et même tout professionnel travaillant avec les enfants a vécu au moins une fois dans sa pratique.

La créativité a beau être une force de la plupart des orthophonistes que je côtoie, celle-ci n’est malheureusement pas inépuisable et arrive toujours un moment où la boîte à idées est tout simplement vide.

J’ai donc décidé de vous partager mes cinq trucs pour orthophoniste en manque d’inspiration. Ce sont des ressources que j’utilise personnellement régulièrement quand je cherche des nouvelles idées… Parce qu’on n’a jamais assez de nouvelles idées.

Pinterest : une mine d’or d’idées DIY

Quand j’ai un peu de temps pour développer du matériel ou que je suis à la recherche de nouvelles idées à élaborer, j’aime aller faire un tour sur Pinterest. Ce réseau social regorge d’idées et d’inspiration!

Plusieurs orthophonistes y partagent leurs créations et comment elles travaillent divers objectifs en thérapie. On peut même trouver des documents pdf gratuits à imprimer pour nos propres thérapies. Toutefois, la plupart du temps, ces outils sont anglais. Bien que la majorité du matériel et des explications soit en anglais, il est possible d’adapter ou même de reproduire la plupart des idées que vous y trouverez.

En raison du temps d’adaptation et de création que demandent les idées qu’on y retrouve, cela n’est peut-être pas la plateforme idéale si on manque cruellement d’idées à 10 minutes ou moins de notre prochaine thérapie… mais ça peut faire une bonne base pour vous inspirer à partir du matériel que vous avez déjà.

Mon truc : écrivez directement (en anglais pour plus de résultats) l’objet de votre recherche pour des résultats plus précis (p.ex. speech therapy phonologic awareness).

Profiter de la créativité des orthophonistes anglophones sur Instagram

Ce n’est que depuis que je suis orthophoniste que j’ai compris à quel point les fameux #hashtags peuvent être utiles. Si vous êtes sur Instagram, je vous suggère fortement de faire des recherches de # en lien avec l’orthophonie pour y trouver des comptes super intéressants en lien avec l’orthophonie.

Comme avec Pinterest, la plupart des comptes sont en anglais, mais vous pouvez adapter sans trop de difficulté ce qui est présenté. Ce que j’aime particulièrement avec Instagram, c’est que non seulement on peut avoir des idées d’activités à faire tout dépendant des comptes que vous suivez, mais également on peut y trouver des suggestions de jeux et de livres super intéressants.

Pour ma part, j’utilise Instagram de deux façons :

  1. J’aime voir ce que mes collègues orthophonistes ont partagé lorsque je fais le survol de mon fil d’actualité et de mes stories, et ce, même si je n’ai pas de but précis en tête. Ça peut me donner des idées nouvelles que je pourrai essayer avec un jeune.

  2. Faire une recherche spécifique en utilisant les #. Parfois, je cherche des idées précises alors je vais dans l’onglet recherche pour diriger davantage mes recherches. Si je cherche par exemple de l’inspiration pour des activités d’écriture, je pourrais écrire #writingactivity #lecture #écriture #middleschool

Vous aurez deviné que j’utilise beaucoup de # en anglais. En fait, je trouve que cela élargit davantage mes recherches donc est meilleur pour nourrir mon inspiration.

Voici les principaux # que j’utilise pour mes recherches : speechtherapy, orthophonie, logopédie, teaching, teacher, enseigner, enseignement, éducation, apprentissage, langage, language

Poser des questions précises sur les groupes Facebook d’orthophonistes

De plus en plus de groupes d’orthophonistes sont disponibles sur Facebook. Cela peut être le groupe de la cohorte d’orthophonistes avec qui vous avez étudié ou encore des groupes plus spécifiques.

Pour ma part, je fais partie de divers groupes qui rejoignent davantage ma pratique : un groupe d’orthophonistes en pratique privée, une communauté de pratique pour les orthophonistes au secondaire, le groupe de ma cohorte d’orthophonistes, etc.

Il en existe plusieurs diversifiés selon vos besoins. Encore une fois, plusieurs sont en anglais, mais peuvent tout de même être intéressants.

Ces groupes sont particulièrement utiles lorsque vous manquez d’idées ou d’alternatives pour une situation particulière. Parce qu’entendons-nous, même si on adore nos clients, quand ça fait 40 rencontres qu’on a avec eux, on a souvent l’impression d’avoir fait le tour de notre matériathèque.

Les groupes Facebook sont géniaux, car ils permettent d’aller chercher l’expertise d’autres orthophonistes qui ont peut-être déjà été dans votre situation et d’avoir un œil extérieur, ce qui est toujours enrichissant.

Mon truc : ne vous abonnez pas à TOUS les groupes d’orthophonistes que vous trouvez sur Facebook. Vous risquez d’être submergée par toutes les notifications et ne plus les remarquer. Sélectionnez les groupes qui rejoignent le plus vos champs de pratique et où vous seriez le plus à l’aise de publier quelque chose si vous aviez besoin d’avis extérieur. Une fois ces groupes choisis, je vous suggère d’activer les notifications pour ceux-ci. Cela vous permettra de bénéficier des questionnements et réflexions des autres à l’occasion.

Prévoir des rencontres d’échange avec les orthophonistes de votre entourage

Ce qu’on appelle, dans notre jargon, des communautés de pratique est relativement courant pour les orthophonistes qui travaillent dans le secteur public. Ce n’est pas la même réalité quand on travaille au privé. Plusieurs orthophonistes travaillent seules dans leur clinique, ce qui fait en sorte qu’elles n’ont pas l’occasion d’échanger avec des collègues aussi souvent qu’elles le voudraient.

J’ai la chance de travailler avec une équipe de quatre orthophonistes. Toutefois, nous ne travaillons pas toutes avec la même clientèle, ce qui fait en sorte que, pour des questions plus précises, nous ne pouvons toujours nous entraider aussi efficacement qu’on le souhaiterait.

Il peut donc être intéressant de regarder autour de vous pour trouver des orthophonistes qui travaillent sensiblement auprès de la même clientèle que vous et de planifier des rencontres d’échanges et de discussion. Celles-ci peuvent être en personne ou à distance si vos collègues ne pratiquent pas dans la même ville que vous.

Mon truc : comme il est facile de dévier du sujet quand on est entre passionnées, vous pourriez prévoir un thème à chaque rencontre et faire un ordre du jour pour que tous les points que chacune aimerait aborder soient discutés.

Faire des semaines thématiques

Si, comme moi, votre clientèle est relativement homogène (je ne vois que des jeunes d’âge scolaire ou des clients en troubles orofaciaux myofonctionnels), vous pourriez sélectionner quelques jeux ou un thème pour une semaine et le décliner de plusieurs façons selon les objectifs que vous voulez travailler avec vos clients. Cela vous évitera d’avoir à vous questionner avant chacun de vos rendez-vous.

Pour ma part, j’ai plusieurs clients avec qui je travaille sensiblement les mêmes objectifs. J’aime donc prendre les mêmes jeux et les adapter selon les besoins et le niveau de mes clients. Par exemple, j’ai fait une semaine thématique Pokémon. Avec certains, on travaillait le discours descriptif en élaborant notre propre Pokémon alors qu’avec d’autres, on travaillait les correspondances graphème-phonème en lisant/écrivant le nom de certains Pokémon. Ainsi, je n’avais qu’un seul matériel décliné de plusieurs façons. Cela demande beaucoup moins d’organisation.

Ces trucs ne sont pas infaillibles et même si vous mettez toutes les chances de votre côté, il se peut que le manque d’inspiration survienne malgré tout. Toutefois, vous aurez au moins quelques outils avec cet article pour y remédier rapidement. Si vous avez des trucs que je n’ai pas mentionnés lorsque vous manquez d’inspiration, je serais bien curieuse de les connaitre… Après tout, toute bonne orthophoniste sait pertinemment que des trucs, on n’en a jamais assez.

Comment les cartes mentales peuvent aider à mieux organiser sa pensée

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Dans la vie, j’ai toujours été une personne très séquentielle et linéaire. Je me rappelle, durant mes études, quand je révisais ma matière, je me faisais des listes. C’était pour moi la meilleure façon de retenir l’information. Voilà pourquoi j’ai toujours eu plus de facilité à apprendre en lisant des livres, car l’information y est présentée de la façon dont je la retiens. 

Toutefois, depuis que je suis orthophoniste, j’ai constaté que, pour la plupart de mes clients, c’est tout l’inverse. Leur cerveau ne fonctionne pas du tout comme le mien et pour eux, il n’y a rien de plus difficile à comprendre que de l’information présentée à l’écrit sous forme de liste.

C’est pour cette raison que, depuis quelque temps, je me suis intéressée aux cartes mentales (aussi appelées cartes conceptuelles) pour les intégrer dans ma pratique comme un super outil afin d’aider mes jeunes clients à mieux comprendre ce qu’ils apprennent et à mieux organiser leur pensée pour ensuite la mettre sur papier.  

J’ai donc pensé vous rédiger un billet de blogue dans lequel je vous explique davantage en quoi consistent les cartes mentales et comment on peut les utiliser.

C’est quoi au juste une carte mentale ?

Une carte mentale est en fait une façon de représenter graphiquement des concepts en les organisant autour d’un thème (ou d’une idée) central. Elle permet de préciser les relations entre les différents éléments qui découlent du thème central et de les hiérarchiser.

Si vous faites des recherches sur Internet, vous verrez qu’une carte mentale est aussi appelée carte conceptuelle, schéma de concepts ou réseau sémantique. Bien que les termes varient d’une plateforme à l’autre, le principe de base demeure le même.

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Pourquoi utiliser une carte mentale ?

Il y a autant de façons d’utiliser une carte mentale qu’il y a d’individus et de façons d’organiser l’information. P.ex. vous pourriez utiliser une carte mentale pour organiser la répartition des tâches ménagères dans la maison. Bref, on peut facilement leur trouver une utilité dans tous les contextes.

Toutefois, la plupart du temps, quand je présente à mes jeunes clients la carte mentale, c’est pour l’utiliser dans des contextes précis :

Illustrer des liens entre les connaissances qu’ils acquièrent sur une matière à l’étude et des connaissances antérieures (donc qu’ils ont déjà) afin que l’information fasse plus de sens et soit plus facilement comprise et retenue. C’est d’ailleurs le principe même des inférences (souvent difficiles chez les jeunes ayant des difficultés langagières) qui consistent à faire des liens entre l’information lue/entendue et les connaissances qu’on possède déjà pour arriver à la bonne réponse.

Organiser les informations à l’étude : je ne vous apprends rien en vous disant que, lorsqu’on étudie, le premier réflexe qu’on a est de relire les notes du cours ou encore les chapitres à l’étude dans le manuel scolaire. Toutefois, cette information est souvent répétée différemment d’un endroit à l’autre et présentée de façon linéaire. Pour les jeunes présentant des difficultés de langage, cela représente un double défi, car ils doivent regrouper les informations qui vont ensemble et apprendre en suivant une structure linéaire qui ne leur convient pas forcément. La compréhension et l’intégration de la matière est donc difficile. En utilisant la carte conceptuelle, on reprend toutes ces informations et on essaie de les organiser d’une façon qui fait du sens tout en ajoutant un aspect visuel qui est souvent très important pour compenser les difficultés langagières.

Planifier/organiser la structure d’un texte/travail à produire : souvent, à l’école, lorsqu’on doit faire un travail ou rédiger un texte, on doit suivre un plan bien précis. Ce plan est généralement présenté sous forme linéaire. Autrement dit, on doit inscrire les idées une à la suite de l’autre. C’est souvent très difficile pour un jeune ayant des difficultés langagières d’élaborer son discours sous cette forme. D’ailleurs, LA phrase que j’entends le plus souvent quand on suit ce genre de plan est « Mais je ne sais pas quoi écrire/dire… ». Quand on procède avec une carte mentale, on peut commencer où on veut et on ajoute ce qu’il manque par la suite. Ainsi, c’est souvent plus facile pour les jeunes d’amorcer leur texte, car on sort de la structure pour partir de leur raisonnement.

Valider la compréhension d’un jeune par rapport à un sujet : quand je laisse mes jeunes clients faire eux-mêmes leur carte mentale, ça m’ouvre la porte sur tout un pan de leur raisonnement. Je peux « voir » comment ils ont compris et intégré une information et les différents liens qu’ils font. Ainsi, si cela est erroné, je peux rapidement, et visuellement, les corriger et en discuter avec eux.

Les différents types de cartes mentales

Comme je l’ai dit plus haut, une carte mentale peut être illustrée de différentes façons. Toutefois, il existe aussi différents médiums pour la faire. On peut toujours la faire avec les bons vieux papier et crayons ou encore sur un mur ou une affiche avec des post-it. Sinon, il existe plusieurs logiciels payants et gratuits sur Internet. Il suffit de déterminer avec quel médium on est le plus à l’aise. Le but est de se simplifier la vie et non de la compliquer. 

Chaque médium comporte ses avantages et ses inconvénients. Par exemple, avec une carte dessinée à la main, vous pouvez laisser libre cours à votre créativité et inventer des symboles que vous comprenez. C’est souvent aussi plus facile de voir le résultat dans son ensemble sur papier. Par contre, il est plus difficile de la modifier et on est limité par l’espace que nous offre la feuille.

À l’inverse, les cartes mentales faites à partir de logiciels permettent plus de souplesse si on veut manipuler l’information au fur et à mesure qu’on la développe. On peut davantage déplacer les liens, ce qui permet de réfléchir à leur organisation et de voir ce qui fonctionne le mieux. Cependant, les logiciels étant des logiciels, on est souvent limités par leurs fonctionnalités qui peuvent ne pas nous convenir.

À cet effet, vous trouverez ici une liste des différents logiciels en ligne (payants comme gratuits) pour faire des cartes mentales. Je vous suggère de les explorer afin de voir lequel vous convient le mieux. Personnellement, j’aime beaucoup MindMeister  (qui offre une version gratuite et payante).

L’avantage des cartes mentales pour les jeunes avec difficultés langagières

Il n’est pas rare de voir un jeune présentant des difficultés langagières ou d’apprentissage avoir de la difficulté à élaborer et à organiser ses idées. Plusieurs de ces jeunes ont d’ailleurs un mode de pensée plus « nuagique », i.e. qu’ils voient le sujet dans son ensemble et qu’il est difficile pour eux de le décortiquer et de voir quelle étape vient en premier.

Leur demander de « commencer par le commencement » est souvent un très gros défi pour eux. La carte mentale est un outil qui leur permet justement d’avoir une vision détaillée et globale du sujet traité. Quand je leur explique, j’aime leur dire que c’est un peu comme si on prenait une photo de ce qu’ils voient dans leur tête et qu’on la mettait sur le papier pour que moi je puisse comprendre et mieux les aider.

 Les cartes mentales étant propres à chacune, elles permettent aussi aux jeunes d’avoir un certain pouvoir sur leurs apprentissages. En effet, quand nous travaillons ce concept, après que j’aie expliqué ce que c’est aux jeunes, je les laisse explorer le médium et organiser l’information comme eux la perçoivent. Ça leur permet de retrouver une certaine autonomie. Ils sont fiers de pouvoir ensuite m’expliquer ce qu’ils ont fait. C’est une excellente façon aussi pour moi de pouvoir leur compréhension et de les questionner.

 

Bref, j’adore travailler avec les cartes mentales, car elles m’ouvrent, de façon visuelle, sur la compréhension qu’un jeune se fait d’un problème, d’une situation ou d’un travail à faire.